L’esprit de la chevalerie : Des atouts pour l’homme moderne PDF

Cette page est en semi-protection longue. Si ce bandeau n’est plus pertinent, l’esprit de la chevalerie : Des atouts pour l’homme moderne PDF-le. Hommage à Arthur, enluminure du XIVe siècle.


Le chevalier incarne le dépassement de soi et une spiritualité qui repose sur l’excellence. Mais pouvons-nous aujourd’hui encore vivre cette voie héroïque ? La chevalerie n’est-elle pas une institution dépassée, sexiste, violente, exclusivement aristocratique ? Fabrice Midal montre que, au contraire, les vertus et aspirations caractérisant l’idéal chevaleresque pourraient s’avérer précieuses
pour notre société. Il nous explique comment cette notion de chevalerie a été vécue et pensée par les Celtes, les Grecs, les troubadours du Moyen Age. Puis, il confronte ce vaste héritage aux défis de notre temps démocratie, mondialisation de l’économie, déracinement, difficultés d’un engagement dans la cité…, et rappelle comment divers grands témoins du XXe siècle (Saint-Exupéry, Simone Weil, René Char…) y ont trouvé des ressources fécondes. Enfin, il donne des clés pour permettre à chacun de tendre, à chaque instant de sa vie, vers cet idéal. Fabrice Midal trace ainsi les contours d’une chevalerie des temps modernes fondée sur l’authenticité, le courage, le souci de l’excellence et l’engagement, pour le bien de tous.

Toutefois, antérieurement à cette œuvre, certains contes et poèmes gallois ou bretons, ainsi que des chroniques ou annales reprenant des traditions orales, font déjà apparaître Arthur comme un grand guerrier défendant la Bretagne des hommes et d’ennemis surnaturels ou comme une figure magique du folklore, parfois associée à Annwvyn, l’autre-Monde celtique. Bien que les thèmes, les événements et les personnages de la légende du roi Arthur varient considérablement de texte en texte, et qu’il n’existe pas de version unique, les événements contés dans l’Historia regum Britanniae ont servi de base pour la plupart des histoires postérieures. Geoffroy de Monmouth dépeint Arthur comme un roi ayant établi un empire rassemblant toute l’île de Bretagne, ainsi que l’Irlande, l’Islande, la Norvège, le Danemark et une bonne partie de la Gaule. Le prénom Arthur était en rapport étymologique avec le nom celtique de l’ours, « artos » signifiant à la fois « ours » et « guerrier ». On rapproche son nom avec celui de la déesse ourse Artio.

Le nom lui-même revêt un symbole de force, de stabilité et de protection, caractères bien présents dans sa légende : c’était un homme réputé fort, posé, et, en tant que roi, garant de la sécurité de ses sujets. Ainsi dans l’Historia Regum Britanniae, Arthur rêve à un combat entre un ours et un dragon. Mais Arthur est le dragon, et non l’ours. La transcription latine basée sur cette racine celtique donnerait le nom Artorius, ce qui appuierait l’hypothèse romaine identifiant le roi Arthur au personnage de Lucius Artorius Castus. Pays de Galles, ou de l’ouest de l’Angleterre, mais l’emplacement exact de sa cour, connue sous le nom de Camelot, reste un mystère. Arthur dans le personnage de Lucius Artorius Castus. La parenté de nom est en effet assez troublante.

Léon Fleuriot, le légendaire Arthur est inspiré du personnage réel de Riothamus, qui aurait porté le titre de  roi des Bretons  entre 454 et 470. Pour ces deux chercheurs, le nom d’Arthur est la  celticisation  d’Artorius. Mais ce dernier, personnage assez mineur dans l’Histoire de Bretagne, ne peut plus être considéré comme le modèle du roi Arthur. Colin Nouailher, Le Roi Arthur, d’après Jacob Cornelisz van Oostsanen, v. Ainsi, il apparaît que certains auteurs médiévaux ont voulu réécrire l’histoire transformant en victoire la défaite essuyée par les Bretons lors de la bataille de Déols. On peut également évoquer l’hypothèse du décalage chronologique.

Dans ce cas, la bataille de Camlann contre l’usurpateur Mordred aurait eu lieu vers 490, alors qu’Arthur revenait de son expédition en Gaule, où il serait allé prêter main-forte aux troupes gallo-romaines confrontées à l’invasion franque. Le nom de Jules César apparaît dans la légende arthurienne. Lancelot et Guenièvre sur la tombe d’Arthur, par Dante Gabriel Rossetti, British Museum, 1855. Le patronyme  Arthur  pouvait être courant à l’époque celtique et aurait pu ainsi désigner plusieurs chefs.