L’histoire de la vigne & du vin PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? L’histoire de la cuisine française reflète l’évolution de la société française, et particulièrement celle de son élite. Devise gourmande à la gloire de la cuisine française. La cuisine française, comme celle d’autres pays européens, prend l’histoire de la vigne & du vin PDF ses sources dans la culture alimentaire romaine.


Affirmation qui demande cependant une certaine prudence. La cuisine romaine a sans doute prédominé dans les couches les plus romanisées de la population, probablement plus pauvrement dans la population dans son ensemble. Ce sont surtout les classes dirigeantes qui ont adopté les modes de vie romains, la romanisation n’étant pas aussi poussée qu’elle puisse concerner le peuple dans son ensemble. Leurs recettes diffèrent peu de celles publiées en Angleterre, Italie, Danemark ou Espagne. On ne peut donc parler de spécificité française durant cette époque. Les plats sont posés d’avance, retirés tous ensemble et remplacés par une autre série, chaque série constituant un service.

Les convives se servent de ce qui est disposé à portée de bras. On mange avec couteau, cuillère et doigts. L’assiette, d’abord en métal, puis en céramique, n’apparait à la cour qu’en 1538. Depuis le Moyen Âge, manger en public constitue la marque du pouvoir. On dresse donc une table dans la salle la plus adéquate, en fonction du nombre de personnes attendues. Grand Couvert est le repas public quotidien du roi Louis XIV, qui se déroule vers 22 heures, et auquel assistent sa famille et les courtisans.

La majorité des courtisans et les curieux restent debout. Celle-ci, que l’on mange en Angleterre, en Principauté de Liège, en Allemagne, etc. Frontispice de L’Art du cuisinier, de Beauvilliers. Révolution, les chefs, laissés sans travail par l’émigration de leurs maîtres, ouvrent des restaurants où ils servent ces bouillons. Boulanger est le premier à se lancer, suivi par Antoine Beauvilliers.

Progressivement, les restaurants trouvent leur consécration et une nouvelle corporation prend naissance : celle des critiques gastronomiques. Une littérature gourmande va se développer, avec notamment la Physiologie du goût, du gastronome Brillat-Savarin et l’œuvre d’Alexandre Balthazar Laurent Grimod de La Reynière. Apparaît également le service à la russe  : les plats en petit nombre sont présentés au fur et à mesure à la sortie de la cuisine. La cuisine française de cette époque propose des mets raffinés et nombreux, servis à la française ou à la russe, selon le nombre de convives.