La bonne âme du Setchouan PDF

Il monte généralement ses propres textes. Renonçant à devenir enseignant comme le souhaitait son père, il s’installe à Paris pour devenir comédien. 19 la bonne âme du Setchouan PDF, il est engagé par la compagnie Théâtre de la Mascara dans l’Aisne. En 2003, le jour de ses quarante ans, il propose à Saadia Bentaïeb, Agnès Berthon, Pierre-Yves Chapalain, Lionel Codino, Philippe Lehembre, Ruth Olaïzola et Marie Piemontese de monter avec eux une pièce par an pendant 40 ans.


1997, Pommerat est accompagné et soutenu par le théâtre de Brétigny et par le Théâtre Paris-Villette. 2001, la compagnie Louis Brouillard présente ses spectacles en tournée. Au monde et Le Petit Chaperon rouge en 2004 marquent un tournant dans la reconnaissance du travail de Joël Pommerat, du côté du public comme de la critique. De 2005 à 2008, il est en résidence à l’Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie. Peter Brook, il est en résidence au Théâtre des Bouffes du Nord de 2007 à 2010.

Depuis septembre 2010, il est artiste associé à l’Odéon-Théâtre de l’Europe. En 2014, sur l’invitation de Philippe Quesne et Nathalie Vimeux, il rejoint l’association d’artistes du Théâtre Nanterre-Amandiers. DRAC Île-de-France et de la région Île-de-France. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ?

Les pièces de Joël Pommerat sont profondément ancrées dans le monde contemporain. Leurs personnages représentent un condensé de la société, depuis les cercles du pouvoir économique et politique en passant par l’aristocratie ou les ordres religieux jusqu’à différentes composantes de la classe moyenne, des cadres aux travailleurs indépendants ou précaires. C’est aussi un lieu où l’on peut recomposer la réalité dans ses multiples aspects, concrets et imaginaires. Les spectacles de Joël Pommerat sont à la fois intimes et spectaculaires.

Ils sont riches en images et en sensations pour les spectateurs. Avec son scénographe et éclairagiste Eric Soyer, Joël Pommerat crée des espaces sculptés par la lumière qui mettent en valeur la présence des acteurs. La musique et le son sont omniprésents. Les atmosphères ainsi créées oscillent entre rêve et réalité, proximité et étrangeté. Joël Pommerat d’instaurer un rapport particulier entre la scène et la salle. Le regard et l’imagination du spectateur sont particulièrement stimulés par la pénombre des éclairages et l’enchaînement des scènes selon un jeu d’apparition et de disparition dans un noir profond.

Le playback est un autre procédé scénique récurrent utilisé pour introduire du trouble dans la réception. Joël Pommerat met en scène des personnages ordinaires confrontés à la réalisation de soi et à la création artistique comme mode possible d’existence. L’alternance entre passé et présent, entre rêve et réalité et le trouble des personnages face au monde qui les entoure laissent sentir l’étrangeté du réel. Joël Pommerat a souhaité lier intime et politique.

Dans les deux premières pièces, il s’intéresse au monde des puissants, à l’intrication des relations familiales et du pouvoir, aux écarts de perception et d’interprétation d’une même réalité. Dans la deuxième partie du spectacle, le Présentateur qui les accueille entreprend une  cure de désembellissement  pour reconquérir la femme qu’il aime, la retrouver telle qu’elle est et non telle qu’il l’imagine. Ma chambre froide, de la même manière, suspend le jugement en mettant en scène Estelle, une femme de ménage qui se dédouble en un frère violent pour forcer ses collègues à répéter une pièce de théâtre en l’honneur du patron qui leur a cédé ses entreprises : Estelle est-elle une bonne personne ou aime-t-elle le mal ? Les employés devenus patrons, dépassés par la gestion de leurs nouveaux biens, sont-ils victimes des circonstances économiques ou le pouvoir les a-t-il corrompus ?