La boutique aux miracles : Traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard (La cosmopolite) PDF

Un des plus grands auteurs brésiliens, Jorge Amado est né à Itabuna au sud de l’État de Bahia dans une fazenda. Fils de João Amado de Faria et de D. Eulália Leal, Jorge Amado arrive en 1931 à Rio de La boutique aux miracles : Traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard (La cosmopolite) PDF pour y étudier le droit.


À Salvador, où la boutique aux miracles fait offi ce d’université populaire, le maître Pedro Archanjo dispense des cours. Autodidacte, il écrit aussi des livres qui incommodent l’élite locale. Vingt ans après sa mort, en 1968, il devient l’objet de vénération des universitaires quand un éminent ethnologue américain, prix Nobel de surcroît, débarque au Brésil se targuant d’être spécialiste de son oeuvre. On assiste alors au grand cirque médiatique qui célèbre la mémoire de ce héros en même temps qu’on le vide de son engagement politique.
Avec sa sensualité et sa verve habituelles, Jorge Amado rend hommage à la culture bahianaise tout en pointant du doigt les contradictions politiques de son pays.

Il commence comme militant communiste de 1941 à 1942, mais il doit s’exiler en Argentine et en Uruguay. Quand il revient au Brésil, il se sépare de sa première femme Matilde Garcia Rosa. En 1947, il a un fils, João Jorge. La même année, le parti communiste est déclaré illégal : ses membres sont arrêtés et persécutés. Amado choisit l’exil avec sa petite famille et se réfugie en France.

Il demeure à Paris jusqu’en 1950, période durant laquelle, sa femme, Zélia Gattai obtient un diplôme de littérature en Sorbonne. Brésil, en 1955, Amado abandonne l’activité politique et quitte le Parti communiste brésilien. C’est l’auteur le plus adapté à la télévision brésilienne, et au cinéma, avec Tieta d’Agreste, Dona Flor et ses deux maris, et Gabriela, girofle et cannelle. En 1984, il a été nommé commandeur de la Légion d’honneur par le président de la République française Mitterrand. Il est lauréat du prix Lénine pour la paix en 1951 et du Goncourt brésilien, le prix Camões en 1994, ainsi que de nombreux autres prix.

Publié en français sous le titre Le Pays du carnaval, traduit par Alice Raillard, Éditions Gallimard, Paris, coll. Du monde entier , 1990, 172 p. Publié en français sous le titre Cacao, traduit par Jean Orecchioni, Paris, Nagel, coll. Les Grands romans étrangers , 1955, puis sous le titre Cacao, nouvelle traduction par Jean Orecchioni, Paris, Stock, coll. Publié en français sous le titre Suor, traduit. Alice Raillard, Paris, Temps Actuels, 1983, 160 p.

Jubiabá, 1935 ou Bahia de todos os Santos, nouvelle version 1945. Publié en français sous le titre Bahia de tous les saints, traduit par Michel Berveiller et Pierre Hourcade, Paris, Gallimard, 1938, 269 p. Publié en français sous le titre Mar Morto, traduit par Noël-A. Les Grands romans étrangers , 1949, 290 p. Publié en français sous le titre Capitaines des Sables, traduit par Vanina, Paris, Gallimard, coll.