La cure psychanalytique classique PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? La cure psychanalytique est la cure psychanalytique classique PDF processus thérapeutique en même temps qu’une méthode de connaissance de soi pour la personne désirant faire une psychanalyse personnelle. La psychanalyse repose sur l’hypothèse de base du déterminisme psychique inconscient et pulsionnel.


C’est un véritable manuel pratique de psychanalyse que constituent les quatre textes réunis dans ce volume… ce qui en fait, curieusement, une rareté. Ce qu’il est convenu d’appeler la  » technique  » psychanalytique – c’est-à-dire la question du  » comment  » en psychanalyse – n’est en effet pratiquement jamais traitée de façon extensive. La question du cadre, du transfert, du paiement, de l’interprétation, celle des  » résistances  » à la psychanalyse, l’apparition de l’angoisse du patient en séance, la notion  » de distance « , les points d’appui et d’achoppement de la cure psychanalytique sont considérés dans leurs rapports au processus qui se déroule chez le patient en analyse. Des illustrations cliniques émaillent ces chapitres ; on verra qu’il s’agit de patients présentant des difficultés importantes dont l’amélioration par la psychanalyse illustre la valeur thérapeutique de la méthode psychanalytique.

Au début de ces pratiques psychothérapeutiques, Freud était assis en face du patient, puis au fur et à mesure qu’il a commencé à conceptualiser la psychanalyse, il s’est assis de manière à ne plus être vu par le patient, demandant à celui-ci de s’étendre sur le divan, afin d’éviter que des attitudes inconscientes de l’analyste soient contrôlées pour ne pas influencer le patient. Les indications de la psychanalyse ont été et sont l’objet de nombreux débats théoriques. La cure est organisée en séances selon un protocole, avec une durée et une fréquence définies et fixé à l’avance, assorties aux honoraires et au mode de paiement, ces éléments constituent le cadre. Le travail de la cure est défini par des règles fondamentales. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.

La règle de l’association libre signifie pour le patient qu’il peut et doit dire à l’analyste tout ce qui lui vient à l’esprit pendant la séance, mots, idées, sentiments, images, ressentis corporels tels qu’ils viennent. Cette association libre vise d’abord à reconstruire les schémas inconscients et se fonde premièrement sur l’analyse de rêves. L’engagement du psychanalyste repose sur le principe intangible de  la neutralité et la bienveillance . La règle d’abstinence comporte deux versants : dans la cure et hors de la cure. La règle de l’association concerne l’analysant, celle de l’attention flottante renvoie à l’analyste.

Elle consiste dans le fait de ne pas diriger l’attention vers un mot ou phrase du discours du patient car tout ce qu’il dit doit être perçu avec la même importance, son discours n’a pas d’importance à priori. Ce n’est que dans le déroulement de l’entretien que le discours prendra cette valeur d’importance. En dehors de ces règles, le cadre de temps et d’espace ainsi que les paiements sont définis. Le lieu et la durée des séances sont des variables fixes.

Elles ont lieu au cabinet de l’analyste. Le paiement doit se faire en liquide pour des raisons symboliques et thérapeutiques : l’aspect concret de l’argent liquide lui permet d’être intimement relié à de nombreux motifs inconscients que la cure vise à rendre conscients afin qu’ils puissent y être élaborés. Selon les habitudes, la séance doit soit être payée lors de la dernière du mois soit, essentiellement pour les lacaniens,  sur le champ  dans l’idée que l’analysant est libre de venir ou de ne pas revenir. Selon Freud, les honoraires doivent être suffisamment élevés pour que le patient accorde une valeur subjective à sa cure.

Le patient s’allonge sur un divan, il ne voit pas son analyste. Le cas d’une femme de plus de 45 ans, qui souffrait d’angoisse après s’être séparée de son mari, et un jeune médecin qu’elle consulta lui dit que la cause de son angoisse était le besoin sexuel, et il lui a proposé une thérapie somatique. Le patient est parfois appelé  analysant  et le thérapeute  analyste . Le mot  analysant , introduit par Jacques Lacan, souligne le rôle central et actif du patient. La cure psychanalytique s’avère complexe puisqu’elle réunit des objectifs divers, que son cours peut varier, qu’elle passe par plusieurs étapes et repose sur diverses méthodes. Il faut passer en revue ces différents aspects.

L’objectif premier sera de retrouver les associations inconscientes de l’analysant dans un mouvement régressif induit par le cadre de la cure. Le refoulement doit être levé, le passé sera reconstruit et mis en relation avec le présent. Freud s’appuie en partie sur le modèle de la  régression . Pour lui, la levée du refoulement fait cesser la régression. Ainsi, l’analyse rend l’individu capable d’accéder à une sexualité psychique plus élaborée. L’analysant deviendra capable de  choix amoureux  et de  choix professionnels  débouchant sur une satisfaction réelle, dans le long terme, là où le symptôme ne propose qu’une satisfaction immédiate et détournée.