La Gauche expliquée à mes filles PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Une réorganisation et une clarification du contenu paraissent nécessaires. En la Gauche expliquée à mes filles PDF : Quelles sources sont attendues ?


La gauche, c’est d’abord une attitude face à la société, fondée sur une certaine conception de l’homme.

Sont de gauche ceux qui ne se résignent pas à l’injustice, la déraison, la barbarie du monde. Ceux qui voient dans la mauvaise organisation de la société, et non dans la nature des choses, la responsabilité du désordre existant. Ceux qui entendent changer le monde par l’action collective, et donner vie à leurs valeurs : liberté, égalité, solidarité, droits de l’homme, démocratie, justice sociale, laïcité, défense de la nature.

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique qui, depuis la France de 1789, s’est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d’assemblée. Les notions de droite et de gauche étant détaillées séparément, cet article vise à en effectuer un positionnement relatif et objectif. L’origine historique de ce clivage se trouve dans la position géographique des différents partis politiques dans l’assemblée nationale d’août-septembre 1789. Après la Révolution, ce clivage s’est institué dans la culture politique des systèmes d’assemblée, même si d’autres groupes antagonistes émergèrent, tels les  montagnards  proches des tribunes du peuple, et la  plaine . Le clivage entre droite et gauche s’accentue pendant la période de la Restauration. D’un côté, à droite, les ultras royalistes, contre-révolutionnaires et supporteurs de la cause royale, de l’autre, à gauche, les libéraux, principaux héritiers de la Révolution Française et de l’Empire, défenseurs des libertés individuelles et du libre échange et partisans d’une Monarchie Constitutionnelle équilibrée. Au milieu, entre les deux extrêmes, le centre ou les Constitutionnels et les Indépendants.

De même, les républicains défendent aujourd’hui la souveraineté des États fédérés, alors qu’ils étaient les plus grands partisans du fédéralisme deux cents ans plus tôt. La cohérence des choix collectifs se retrouve assez largement, même si, on considère parfois l’opposition systématique des valeurs de droite et de gauche comme un peu caricaturales. Portugal, Parti social-démocrate et Parti socialiste. Suisse, Union démocratique du centre et Parti socialiste. On ne dispose pour le moment que d’hypothèses. Il s’agit d’un inconvénient qui n’est pas inhérent à la démocratie, comme Condorcet l’indique, mais au contraire à ces systèmes de vote.

Les centre droit et centre gauche ont pu parfois faire alliance : les extrêmes seraient poussés à ne pas chercher un accord pacifique avec l’adversaire, bien qu’il n’existe aucun réel archétype de ces derniers, qu’ils soient de gauche ou de droite. Par la nature relative de cet axe, créé par l’évolution des sociétés et donc des regards portés sur celles-ci, sa signification change au cours du temps. L’électorat démocratique lui-même peut choisir de rééquilibrer par une alternance. Rappelons d’ailleurs, qu’en 1914, la notion d’impôt sur le revenu était considérée comme de gauche et celle d’impôt sur le capital comme d’extrême-gauche.

En 2004, la contestation de ces deux impôts est devenue plus que marginale sur le principe, les conflits portant davantage sur les taux à adopter. Le progressisme a pour but l’égalité sociale et économique des citoyens et leur émancipation des règles traditionnelles, en favorisant la transformation de la société. C’est ainsi qu’au cours de l’histoire de la France, les libéraux se sont décalés vers la droite. Au moment de la révolution, les libéraux étaient à gauche de l’échiquier et ont participé aux transformations de la société française de l’ancien régime en participant à la rédaction des constitutions et des lois. Cependant, avec l’évolution de la société, les inégalités n’étaient plus dues à des privilèges de rang, mais à une propriété économique favorisée par le libéralisme économique. Dans l’ensemble, on peut noter un basculement des partis de la gauche vers la droite au fur à mesure des conquêtes sociales.