La grande forme après 40, 60, 80 ans PDF

La rue de l’Ellipse en mars 2007. Accueillant pour partie une population fragilisée et précarisée, classée zone urbaine sensible, la Grande Borne est hélas célèbre pour sa situation sécuritaire dégradée et l’extrême gravité des actes criminels imputables à certains de ses résidents. Il n’en demeure pas moins que, hors situations exceptionnelles, les faits la grande forme après 40, 60, 80 ans PDF criminalité y sont sporadiques et localisés. Grande Borne se voulait une réponse humanisée et poétique au problème du logement social de masse en même temps que la cité de l’enfant.


Par une de ces journées, le passant sera alors surpris d’y trouver une Grande Borne mélancolique et apaisée, bien éloignée des clichés auxquels elle est trop souvent réduite. Grande Borne s’inscrit, modestement, dans la longue histoire des utopies construites. Patios et du Ravin, situés au sud de la RD 310. Les quartiers et secteurs de la Grande Borne. Tous les immeubles sont exclusivement constitués de logements collectifs, sauf sur les secteurs des Places Hautes et du Damier, où les rez-de-chaussées peuvent avoir une vocation commerciale, et sur le secteur des Patios, où l’habitat est de type individuel. La Plaine Centrale, au fond le Labyrinthe, avril 2007.

L’ensemble des secteurs de la Grande Borne est organisé autour d’un vaste espace herbeux, peu qualifié, d’une trentaine d’hectares. Cet espace qui se diffuse jusqu’à l’intérieur des secteurs qui lui sont contigus est communément appelé la plaine centrale en raison de sa localisation au cœur du quartier. Les aménagements de la Plaine Centrale demeurent encore aujourd’hui réduits, préservant cette respiration majeure au cœur de la cité. En plus des cheminements, organisés ou spontanés, qui la sillonnent, la Plaine est aujourd’hui peuplée de quelques lampadaires et d’un petit terrain dédié aux sports collectifs. Trois quartiers sont composés de bâtiments courbes dont les façades étaient à l’origine revêtues de pâte de verre colorée : le Labyrinthe, le Méridien et les Radars. L’ondulation des façades, tour à tour proches et lointaines, crée des perspectives mouvantes dont on ne voit pas la fin.

Ce quartier comprend également les secteurs de la Serpente, des Heures, du Dédale, du Minotaure et des Petits Pas. Le Serpent de Mer, secteur des Radars, septembre 2007. La Montagne s’organise autour d’une longue colline issue des remblais de terrassement des bâtiments et dont l’un des pitons porte une redoute crénelée. Trois autres quartiers sont composés de bâtiments droits recouverts de carreaux de grès cérame fortement colorés.

C’est le quartier de la cité consacré au commerce et construit sur dalle, le niveau bas accueillant des parkings. Il est formé d’une enfilade de places en apparence closes, de proportions et d’orientations variées, réunies entre elles par d’étroits passages. Enfin, un dernier quartier, situé plus à l’écart, au sud de la RD 310, se déploie jusqu’à la limite de Grigny avec Fleury-Mérogis. Ces logements sont cette fois-ci des maisons individuelles en forme de L. Une maternelle ainsi que des ateliers d’artistes jonchent une place centrale au cœur de ce quartier. La place de l’Équinoxe, secteur des Patios, septembre 2007. L’arbre au premier plan est un cèdre.