La mise en valeur du patrimoine antique en Normandie PDF

Chez les producteurs, l’adjectif cidricole fait référence aussi bien à la boisson fermentée à base la mise en valeur du patrimoine antique en Normandie PDF pomme qu’à base de poire. Le cidre se fabrique partout où l’on trouve des pommiers qui donnent des pommes à cidre.


Au cours de la dernière décennie, trois sites antiques monumentaux de Haute-Normandie ont été l’objet d’une attention privilégiée visant une mise en valeur ambitieuse. La table-ronde des 25 et 26 novembre 2004 a ainsi été suscitée par la reprise des recherches sur le sanctuaire du Bois l’Abbé à Eu, le théâtre de Lillebonne en Seine-Maritime et le développement récent du jardin archéologique du Vieil-Évreux dans l’Eure. Elle a permis pour la première fois en Haute-Normandie d’appréhender simultanément des actions diversement engagées sur ces sites et de profiter également des éclairages d’autres expériences françaises. Après avoir dressé un tableau des richesses du patrimoine antique de Normandie, les exposés et les discussions des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des élus, du milieu professionnel privé et des chercheurs, cernent les questions de la conservation, de la valorisation et de l’animation autour des vestiges monumentaux gallo-romains. Dans un second temps, la réflexion s’élargit à des expériences locales et extra-régionales : Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), Saint-Romain-en-Gal (Rhône), Bliesbrück-Reinheim (Moselle), etc. La table-ronde était organisée par la ville d’Eu, Le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction Régionale des Affaires culturelles de Haute-Normandie, avec la collaboration de la Direction régionale des Affaires culturelles de Basse-Normandie et le Conseil général du Calvados.

On distingue le  cidre de table  et le  cidre bouché , de qualité supérieure. Il n’y a pas de documents sur les débuts de la culture du pommier à cidre chez les Basques, mais elle est sans doute très ancienne. Guillaume Dursus améliora la technique, notamment en important de nouvelles variétés de pommes en vallée d’Auge. Il tient depuis lors une place importante dans cette région. Le cidre est mentionné à Laval en 1434. Il en était différemment dans le Bas-Maine, où à cette époque le vin était nommé Monsieur, et le cidre Gilles du Pommain, breuvage de maczons.

La fabrication du cidre commence par le choix des pommes. On dénombre trois types de pommes à cidre. Une des particularités de la récolte des fruits à cidre est qu’elle se fait au sol, d’où l’intérêt d’un enherbement maîtrisé du verger. La grande majorité des fruits est aujourd’hui récoltée mécaniquement. Les fruits ainsi collectés peuvent être détériorés, ce qui favorise une altération rapide. Ce problème est surmonté dès lors que la transformation se fait rapidement après récolte.

Traditionnellement, la production du cidre est effectuée sans ajout de levures. La fermentation du moût est réalisée par la flore levurienne naturellement présente dans les pommes. La population moyenne de cette flore est de l’ordre de 5. Pichia, Torulopsis, Hansenula et Kloeckera apiculata. En production traditionnelle, lorsqu’aucune levure n’est ajoutée et qu’il n’y a pas d’addition de SO2, durant la première partie de la fermentation les levures non-Saccharomyces se multiplient rapidement en produisent du CO2 et de l’éthanol. Pommes gelées pour la fabrication du cidre de glace. Il s’agit du cidre que l’on trouve traditionnellement au Pays basque et dans les Asturies.