La Muette PDF

Hortense a dit :  Je m’la Muette PDF fous ! Mais n’te promène donc pas toute nue ! Portici est le nom d’un port de pêche dans les faubourgs de Naples. La Muette de Portici eut un rôle majeur dans l’émergence du grand opéra.


«J’ai quinze ans, je m’appelle Fatemeh mais je n’aime pas mon prénom. Je vais être pendue bientôt…» L’amour fusionnel d’une adolescente pour sa tante muette, l’amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage dans l’Iran des mollahs. Chahdortt Djavann fait un récit court, incisif et dénué de tout artifice. Écrite dans un cahier, par une adolescente de quinze ans en prison. La muette est une histoire qu’on n’oublie pas.

L’œuvre fut jouée 505 fois à Paris jusqu’en 1882, et 285 fois à Berlin avant 1898. C’est à la suite d’une représentation en août 1830 à Bruxelles de La Muette de Portici qu’éclatèrent des troubles qui allaient quelques semaines plus tard conduire à la Révolution belge de 1830. Estampe de Pellerin pour Le théâtre en images no 143. Le livret est largement fondé sur un événement historique, le soulèvement de Masaniello, pêcheur napolitain, contre le gouvernement espagnol de Naples en 1647. Elvire doit épouser Alphonse, fils du vice-roi espagnol. Alors que Masaniello prend le contrôle de la révolte, Alphonse et Elvire se réfugient dans une maison de pêcheur. Ils prennent le risque de subir la fureur de Pietro, l’un des rebelles, en lui demandant de les protéger.

Mais Pietro voit dans Masaniello un traître et un tyran potentiel. Il fait le serment de l’abattre. Il empoisonne Masaniello qui, mourant, s’arrange pour sauver Elvire. Alphonse marche contre les rebelles à la tête de l’armée espagnole et récupère Elvire. Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 25 août 1830, eut lieu une représentation à l’occasion des 59 ans du roi Guillaume. Mieux vaut mourir que rester misérable !

Pour un esclave est-il quelque danger ? Tombe le joug qui nous accable Et sous nos coups périsse l’étranger ! Va dire aux étrangers que tu nommes tes maîtres Que nous foulons aux pieds leur pouvoir inhumain N’insulte plus, toi qui nous braves, À des maux trop longtemps soufferts. Tu crois parler à des esclaves, Et nous avons brisé nos fers.

Non, plus d’oppresseurs, plus d’esclaves, Combattons pour briser nos fers. Les personnages se lèvent en tirant leurs armes et désarment les soldats. Et que notre vaillance Mette un terme à nos maux ! Lors de la représentation, les spectateurs se levèrent, répétant :  Aux armes, aux armes ! Ce cri courut comme une traînée de poudre dans la foule qui sortit du théâtre en hurlant :  Au National ! Se répandant dans les rues, elle se dirigea vers les bureaux du journal pro-orangiste de Libri Bagnano, rédacteur principal du National, qui soutenait les prétentions du Roi Guillaume contre les libéraux et les catholiques belges coalisés. L’Opéra, Éditions du Seuil, 1983, 634 p.