La Philosophie au secours du management PDF

Selon Claude Zilberberg , le paradigme de la responsabilité est à construire. Cependant la la Philosophie au secours du management PDF est sans cesse évoquée dans nombre de débats contemporains.


Apprend-on à manager ? Existe-t-il des techniques ou des savoirs qu’il faut connaître pour gérer des équipes ? En quoi la philosophie peut-elle nous y aider ? Ce livre part d’une idée simple : pour devenir un bon manager, il faut avoir fait le deuil d’une certaine forme d’ego. Ce passage du « je » au « nous » collectif de l’entreprise est ambitieux car il s’oppose à la nature profonde de l’homme. Il suppose de faire un chemin initiatique qui passe par l’incontournable « connais‐toi toi‐même » de la philosophie. Patrick Errard aborde ici toutes les thématiques du management en les éclairant à la lumière des grands philosophes – la place de chacun dans l’entreprise, les questions du pouvoir et de la reconnaissance, le courage managérial, la valeur du travail, etc. Au terme de ce parcours, le manager aura mieux cerné ses motivations propres et développé ses « savoir-être » : autant d’atouts pour se lancer dans cette aventure humaine qu’est le management. Patrick Errard est président du syndicat de l’industrie pharmaceutique en France (Leem) et directeur général de la filiale française de la société Astellas. Il est médecin gastro-entérologue et a exercé la médecine en tant que praticien hospitalier avant de rejoindre le secteur de l’industrie pharmaceutique. 

La responsabilité renvoie à la figure du « vis-à-vis ». Liberté et responsabilité sont très impliquées et la responsabilité serait la condition de la vraie liberté et comme l’a dit Victor Hugo, « Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité ». S’appuyant sur les fondements de la responsabilité éthique, cet article propose une réflexion centrée sur les divers aspects de la responsabilité éthique professionnelle, sans sous-estimer les implications économiques, sociales, voire environnementales, qui influencent le rapport des droits et des devoirs des travailleurs sociaux. RESPONSABILITE ETHIQUE : RAPPEL DES FONDAMENTAUX Résumons brièvement qu’étymologiquement, le terme « responsabilité » provient du verbe latin respondere qui signifie obligation de « répondre », se porter « garant ». Ce mot trouve aussi son origine dans la racine latine sportio qui recouvre l’idée de se porter caution, d’être garant d’événements qui vont se produire, de se référer à un mécanisme projectif, tourné vers l’avenir. Sous le premier aspect, être responsable, c’est apporter son concours à une autre personne, ce qui suppose fraternité et solidarité, une relation éthique. Le « je veux » précède « je dois ».

Mais la responsabilité se situe surtout par rapport aux autres. C’est les assumer avec leurs demandes. Sous le second aspect, être responsable, c’est être redevable de ses actes devant la loi, dans une relation juridique. Dans « l’Éthique à Nicomaque  », Aristote pose le principe de la responsabilité, il affirme que l’homme doit répondre de ses actes dès lors qu’il en a pris l’initiative et qu’il est même responsable de son irresponsabilité. Les travailleurs sociaux peuvent-ils s’accorder – en dépit de leurs identités professionnelles différentes et de leurs emplois très variés – sur cette question majeure de la responsabilité éthique ? La réponse devrait être positive puisque le travail social postule le principe de la primauté et de la valeur de la personne, de sa singularité En ce sens, ils rejoignent P.

RESPONSABILITE ETHIQUE ENVERS LES USAGERS : UN ENGAGEMENT Pour le professionnel, à cette responsabilité personnelle s’ajoute celle de la fonction. La responsabilité éthique personnelle se conjugue en effet avec la responsabilité éthique professionnelle. Le pouvoir concerne la capacité de modification appliquée à « l’espace-temps » humain. Au commencement est la relation », selon la formule de Bachelard, et la relation est en écho à celle de réciprocité des personnes, celle de responsabilité exercée unilatéralement de l’un sur l’autre. Cette responsabilité est chaque jour en oeuvre en même temps qu’elle est anticipative et se conjugue avec « le futur antérieur ».

Car l’étendue de la responsabilité suppose une grande lucidité qui voit bien au-delà de l’immédiateté, pour anticiper des conséquences lointaines dans le temps et l’espace. Or, bien souvent, face aux situations difficiles, on observe que les notions de responsabilité, de culpabilité, de défense, sont confondues les unes avec les autres. UNE RESPONSABILITE ETHIQUE PARTAGEE La responsabilité du travailleur social s’exerce avec d’autres, dans un métier qui a ses attendus et sa propre culture, et dans des institutions qui ont leur cadre de références. Au sein de l’institution employeur, l’exercice de la responsabilité est le fait de tenir son poste de manière optimale, et la responsabilité éthique partagée est à la fois dans l’institution envers la personne, et de l’institution envers la société. Au sein de l’obligation institutionnelle pour le travailleur social – qui comprend de mener des actions répondant aux problèmes des personnes, de s’acquitter des tâches nécessaires et de répondre de leur exécution à l’autorité compétente, suivant des critères établis -, la responsabilité éthique est une charge à assumer, qui prend garde à la réalisation des personnes vis-à-vis desquelles on est moralement engagé, tout en prenant en compte leur histoire, la mémoire du passé et le projet.