La première face vu la haine ethnique au Congo PDF

Tutsis, objet de la guerre civile rwandaise de 1990-1993. Ceux qui parmi les Hutus se sont montrés solidaires des Tutsis ont été tués comme traîtres à la cause hutu. D’une durée de cent jours, ce fut le génocide le plus rapide de l’histoire et celui de plus grande ampleur quant au nombre de morts par jour. La discrimination rwandaise entre Hutus et Tutsis, qualifiée d’ethniste par la première face vu la haine ethnique au Congo PDF spécialistes, qui a atteint un point culminant en 1994, s’est construite dans un processus historique complexe entre la réalité de la population du Rwanda et la façon dont les colonisateurs d’une part, et les divers Rwandais d’autre part, l’ont perçue et expliquée.


Dès 1960, tout Congolais accédant à la magistrature suprême symbolise une puissance tribale, son dialecte, le nom commun de sa famille et la partie géographique régionale dont il est issu. Il est la tribu la plus favorisée sur tous les plans sociaux et économiques. Ce qui devient une injure pour les autres tribus, qui ne pourra être effacée que par le sang congolais. C est pourquoi la société congolaise vit dans une sphère sociopolitique parasitée, où l expression de la cohésion sociale est menacée par la haine ethnique. Dès lors, l auteur retrace en détail ce phénomène (haine ethnique), reconstruit sa scène initiale, montre l obstacle et le danger que représente le concept tribal. Et il met en évidence une théorie mathématique de la réfutation du concept tribal sous la formule 1+1 = 1, afin de transformer les structures sociales actuelles. Ainsi, si vous souhaitez en apprendre davantage sur la haine ethnique et ses dérives, ce livre est certainement pour vous. D après Elie César BANDZADIO.

L’attentat du 6 avril 1994 est souvent qualifié de  déclencheur du génocide . Il précède le déchaînement de violences extrêmes constatées à partir de la nuit du 6 avril 1994 au Rwanda. L’analyse de la période qui précède cet attentat est l’objet de nombreuses polémiques. Pour les rescapés Tutsi, le génocide a commencé dès la première république Hutu, à partir de l’exil de nombre d’entre eux dans les pays voisins puis des nombreux massacres des Tutsi de l’intérieur entre 1959 et le 6 avril 1994.

Entre ces deux regards on trouve tout un éventail d’analyses, parfois influencées par la volonté d’échapper aux procédures judiciaires qui concernent des actes juridiquement imprescriptibles, soit comme auteur, soit comme complice. Les éléments qui induisent la qualification de génocide impliquent un projet génocidaire, la désignation d’un groupe à exterminer, une  entente en vue de commettre le génocide , et donc la mise en exergue de situations, de faits, de déroulements chronologiques, d’interférences et de discours qui se sont produits pendant une période pré-génocidaire et qui paraissent avoir participé à sa conception. Articles détaillés : Ethnisme au Rwanda et Causes du génocide au Rwanda. Ces clans étaient tous composés de Hutu, de Tutsi et de Twa, sur chacun desquels régnait un  petit  Mwami qui pouvait être Hutu ou Tutsi, mais plus fréquemment Tutsi. Le Mwami du Rwanda, engendré par une dynastie royale Tutsi issue d’un des clans dominants, régnait sur cet ensemble clanique. Rwanda où régnait une monarchie dominée par des agriculteurs hutu, plus ou moins soumise à la dynastie royale d’éleveurs tutsis du reste du Rwanda. Hutus et la petite composante des artisans twas furent cantonnés à des activités subalternes.

En 1931, un document d’identité ethnique est mise en place par l’administration belge, indiquant le groupe auquel appartient le citoyen : tutsi, hutu ou twa. Le séminaire de formation des prêtres s’ouvre dès lors aux Hutus comme aux Tutsis. L’identité ethnique, qui se matérialisera par une carte d’identité ethnique, et la prétendue origine extérieure des Tutsis jouent un rôle essentiel à partir de 1959 pour discriminer les Tutsis et justifier leur élimination du pays. Ce contexte explique l’animosité entre Hutus et Tutsis. Les Hutus créent leur propre parti politique en 1959 : le Parmehutu, pour la promotion du peuple hutu. Au cours des années 1960 plusieurs tentatives peu organisées de retour armé des exilés sont repoussées par le Rwanda et toujours ponctuées par des massacres de Tutsis restés au pays. Le premier massacre important des Tutsis au Rwanda a lieu en décembre 1963.