La psychanalyse comme éthique : Suivi de Du grain à moudre PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La psychanalyse comme éthique : Suivi de Du grain à moudre PDF capital social est généralement considéré comme une forme de capital qui profite aux divers groupes sociaux qui en possèdent, et qui peut manquer à d’autres.


A l’époque – révolue – où on les sollicitait de tout interpréter, les psychanalystes ont sans doute eu le tort de trop répondre à la demande, de se présenter comme détenteurs du savoir que l’on attendait d’eux. Il convient aujourd’hui de rompre avec cet usage et de suivre le fil des questions auxquelles conduit la pratique psychanalytique elle-même, et qui concernent au premier chef, nous dit Roland Chemama, l’éthique.

Il ne s’agit pas, bien sûr, de réduire l’éthique à une déontologie nécessaire au praticien, ni même de prétendre proposer des valeurs idéologiques au sujet contemporain dont on connaît le désarroi. L’auteur analyse de quelle façon la psychanalyse, qui a démontré les déterminations inconscientes du sujet humain, le met cependant, pour finir, devant ses responsabilités. En le détournant de répéter seulement ce qui circule dans la culture, elle l’appelle à s’engager dans une véritable énonciation. On le voit, l’enjeu est éthique : le sujet doit «y aller», analyser rêves, lapsus, formations de l’inconscient et non se cacher derrière les faux-fuyants du discours commun.

De la différenciation homme-femme à la critique du point de vue utilitariste, Roland Chemama reprend les questions cliniques, ordinairement abordées par les psychanalystes, à partir du choix éthique qui demeure celui du sujet.

Roland Chemama est psychanalyste à Paris et membre de l’Association lacanienne internationale. Il est actuellement président de la Fondation européenne pour la psychanalyse. Il a dirigé avec Bernard Vandermersch le Dictionnaire de la psychanalyse (Larousse).

Le capital social a été utilisé pour expliquer la performance accentuée de différents groupes, la croissance des entreprises, les hautes performances managériales, la qualité des chaînes d’approvisionnement, la valeur créée grâce à des alliances stratégiques, et l’évolution des communautés. Je ne me réfère pas aux biens fonciers, à la propriété individuelle ou à l’argent liquide, mais plutôt à ce qui fait que ces substances tangibles deviennent essentielles pour la vie de tous les jours, à savoir la bienveillance, l’amitié, la sympathie mutuelle, et les relations sociales au sein d’un groupe d’individus, d’une famille, qui forment une unité sociale. En 1900, John Dewey utilise le terme dans sa monographie intitulée  l’École et la Société  mais n’apporte aucune définition du concept. Jane Jacobs a également utilisé le terme au début des années 1960.

Elle ne définit pas explicitement le terme de capital social, mais il se réfère à la valeur des réseaux. Dans son article  An Exchange Theory of Interest Groups  publié dans le Midwest Journal of Political Science, le politologue Robert Salisbury mentionne le capital social comme une composante critique pour la formation des groupes d’intérêt. Cependant, la notion sur laquelle repose le capital social a une histoire plus longue. Aristote à Edmund Burke en passant par Thomas d’Aquin.