La tolérance et la vertu de l’usage politique de l’analogie PDF

Ce mémoire a été refusé en Mai la tolérance et la vertu de l’usage politique de l’analogie PDF. Un second mémoire a été présenté en Septembre 2008. Il a été soutenu et validé.


Y a-t-il des locomotives dans l’histoire ?
« Un effet de la Terreur, écrivait en 1797 Adrien Lezay, fut de détruire les anciennes habitudes, et de donner aux nouvelles coutumes autant de force que l’habitude eût pu le faire. Dix-huit mois de Terreur suffirent pour enlever au peuple des usages de plusieurs siècles, et pour lui en donner que plusieurs siècles auraient eu peine à établir. Sa violence en fit un peuple neuf. »
« Rien de plus évidemment faux, répliquait Benjamin Constant ; les ennemis de la république s’emparent habilement de la réaction que la Terreur a causée. C’est de la mémoire de Robespierre que l’on se sert pour insulter aux mânes de Condorcet. La Terreur a préparé le peuple à subir un joug quelconque ; elle l’a rendu indifférent, peut-être impropre à la liberté. »
Est-il possible de contraindre à la « vertu », comme le croyaient Platon et Saint-Just ? En revanche, la « tolérance » est-elle justifiée en soi, ou bien serait-elle une forme subtile d’acceptation de l’ordre établi ? Voilà le dilemme indiscret que ce livre un peu à contre-courant voudrait esquisser.

Il s’agit de penser notre temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation. En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue. C’est une période qui vient après la modernité.

Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité. La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture. Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe.