La Vie de saint Benoît d’Aniane PDF

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La Vie de saint Benoît d’Aniane / par saint Ardon, son disciple ; traduite sur le texte même du cartulaire d’Aniane, par Fernand Baumes
Date de l’édition originale : 1910
Sujet de l’ouvrage : Benoît d’Aniane (saint ; 0750?-0821) — Biographies
Collection : Science et religion, études pour le temps présent ; 562

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Vers 529, Benoît a fondé une communauté de moines sur le mont Cassin en Italie. Au cours des siècles qui suivent, cette règle est progressivement adoptée par un nombre croissant de monastères en Occident. Encore aujourd’hui, plusieurs milliers de moines et moniales à travers le monde s’inspirent de la règle de saint Benoît. Benoît de Nursie délaisse vers l’an 500 le confort de la vie d’étudiant à Rome pour la recherche de Dieu dans la solitude : il s’établit d’abord à Subiaco. En écrivant sa règle, Benoît n’a pas cherché à créer une œuvre originale. Les vigiles sont suivies d’un temps de lecture. Le travail doit être organisé de telle sorte qu’il n’oblige pas les frères à sortir de la clôture du monastère :  Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l’on y trouve tout le nécessaire : de l’eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu’on puisse pratiquer les divers métiers à l’intérieur de la clôture.

Du temps est aussi réservé à la lecture, étude de l’Écriture et des Pères de l’Église, qui est considérée comme une nourriture spirituelle : c’est la lectio divina. La règle décrit non seulement les divers offices et le travail, mais aussi les modalités des repas, de l’habillement, de l’accueil, du choix des responsables, des voyages à l’extérieur, etc. Mais Benoît n’est pas tatillon, et affirme souvent que c’est à l’abbé, en fonction de la communauté, des contraintes du lieu et du temps, de régler les détails. La règle s’applique surtout à l’aspect spirituel de la vie monastique. Benoît, en Romain, met en place une vie communautaire solidement structurée, sous l’autorité d’un père spirituel, l’abbé. 547, Benoît laisse à la postérité une communauté : le monastère du Mont-Cassin, et sa règle. Mais le monastère est détruit par les Lombards et abandonné par ses moines en 589.

Benoît de Nursie occupe une place primordiale en tant que patriarche des moines d’Occident. La règle de saint Benoît se diffuse dès lors dans toute la partie chrétienne de l’Europe occidentale. Grégoire le Grand envoie un bénédictin ré-évangéliser l’Angleterre : c’est le futur Augustin de Cantorbéry. Benoît va prendre une importance décisive. En effet, l’empereur Louis le Pieux décide, avec le conseil de l’abbé bénédictin Benoît d’Aniane, de l’imposer à tous les monastères de l’Empire, c’est-à-dire pratiquement à tous les monastères d’Europe occidentale.

Au cours des siècles suivants, de nombreuses fondations et réformes, qui sont autant de retours à la règle de Benoît, témoignent de la pertinence de ce style de vie et de la vitalité des fils spirituels de Benoît. En 910, la Bourgogne voit surgir une des plus célèbres abbayes bénédictines, qui va donner naissance à l’ordre du même nom : Cluny sera l’un des grands symboles et phare de la vie bénédictine. L’ordre cistercien naissant verra la fondation de plusieurs centaines de monastères de moines et de moniales dans toute l’Europe. La règle de Saint Benoît, traduction et notes d’Augustin Savaton, Abbaye Saint-Paul de Wisques et S. Wizernes et Lille, 1950, 179 p.