La ville en Amérique espagnole coloniale. 1er colloque , 4-5 juin 1982 PDF

Maroc, située dans le nord du pays, dans le Rif occidental, aussi appelé pays Jbala. Mhannech dans les montagnes de la chaîne calcaire du Rif au nord et au sud. C’est surtout la prise de Ceuta par les Portugais en 1415, alors principale ville du nord du Maroc, qui va déterminer le rôle de Tétouan en tant que base stratégique la ville en Amérique espagnole coloniale. 1er colloque , 4-5 juin 1982 PDF les campagnes militaires contre les occupants et également pour servir de port principal vers la mer Méditerranée.


1437 par Don Duarte de Meneses, fils de Don Pedro de Meneses, premier capitaine général de Ceuta. 80 Morisques venus de Grenade avaient commencé à reconstruire des établissements dans la partie dénommée Al Balad, mais étaient harcelés en permanence par la tribu des Beni Hozmar qui revendiquait la propriété du site. Ben Rachid, lui succède comme gouverneur de la cité et exerce un véritable pouvoir sur cette partie du Nord marocain qui se soustrait aux Wattassides. De nombreux consulats y sont établis, attestant d’une activité diplomatique considérable. Par la suite, la ville connaîtra un grand déclin, dont les causes sont d’ordre principalement politique.

L’activité commerciale portuaire ainsi que les consulats sont finalement transférés à Tanger, port capable d’accueillir des navires de tonnage plus important. La ville est visitée en juin 1883 par l’explorateur français Charles de Foucauld qui séjourna dans le mellah. Il mentionne la bonne santé économique du quartier juif ‘le plus propre et le mieux construit que j’ai vu au Maroc ». Tandis que certains quartiers excentrés tombent en ruine.

Tétouan réintègre le Royaume du Maroc indépendant en avril 1956. Israël, ainsi que les familles espagnoles qui étaient restées après l’indépendance. Chaque style comporte des variantes plus ou moins importantes en relation avec l’évolution des styles et des matériaux utilisés. Tétouan est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle occupe aux yeux des spécialistes la première place de toutes les médinas du Maroc. Les maisons de la Médina sont généralement très bien conservées par les descendants des propriétaires.

Certaines ont bénéficié d’un programme de réhabilitation financé par la Junte d’Andalousie. La décoration est riche, utilisant les mosaïques de Fès, le bois peint, etc. Ces maisons, ainsi que les bâtiments publics, ont longtemps été desservis en eau potable à travers un réseau de canalisations depuis les sources de la ville. Ali Al Mandari en personne, qui a construit la ville le long d’une ligne de sources prenant naissance au pied du Jbel Dersa. Bien que très détérioré par les canalisations modernes, certaines maisons gardent encore des fontaines de cette eau limpide. Planète Upsilon Andromedae d : « Majriti », astronome andalou.

De nombreux astrolabes fabriqués à Titawin sont actuellement conservés dans différents musées du monde. Titawin est devenu ainsi, à la suite de la compétition organisée en 2015, la première cité de l’histoire a avoir donné son nom à une étoile du ciel. Il comporte essentiellement des immeubles de cinq étages avec des commerces au rez-de-chaussée. Certains bâtiments ont été réhabilités dans le cadre du programme de réhabilitation des bâtiments de Tétouan.

Au cours de la période post-coloniale, la ville a connu un important exode rural, et une expansion des constructions à la périphérie de la ville. 2 carré, avec commerce au rez-de-chaussée sans décoration. Longtemps liée au commerce international à travers le port de Martil, l’économie actuelle de Tétouan repose essentiellement sur le petit commerce et le tourisme balnéaire à clientèle surtout marocaine et espagnole. Les unités industrielles, qui se trouvent au quartier industriel de Martil, sont peu nombreuses et modestes. Cependant, plusieurs briqueteries sont installées dans la plaine de Martil sur la route de Oued Laou. L’infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide. Depuis peu, Tetouan connaît une forte croissance, due à un renforcement de l’infrastructure de la province ainsi que d’un regain d’importance aux yeux de l’État.