La voie de la confiance et de l’amour PDF

Palo Alto sous l’impulsion du Professeur Paul Watzlawick. Nous partirons du postulat que lorsqu’une communication entre deux personnes est établie, il n’y a plus ni commencement ni fin, mais un modèle circulaire d’échanges, dont ni l’un ni l’autre des interlocuteurs n’a la prééminence. La communication sera considérée alors comme système d’interactions en marche, et, à l’extrême, certains ont pu dire que : « On ne communique pas, mais on prend la voie de la confiance et de l’amour PDF à une communication. Partant des modèles mathématiques de la théorie des groupes et des types logiques pour expliquer les différents types de changements et leurs implications dans le comportement humain, les auteurs en ont déduit cinq axiomes de base qui gouvernent toute communication.


Pour un monde fragile et blessé comme le nôtre, Thérèse de Lisieux proclamée Docteur de l Église en 1997 par Jean-Paul II a proposé une « petite voie toute nouvelle » accessible à chaque chrétien qui ressent un appel à vivre la profondeur de l Évangile. Le père Jacques Philippe explique ici en quoi consiste cette « voie de la confiance et de l amour », découverte, vécue, puis enseignée par la jeune religieuse morte à vingt-quatre ans aux novices dont elle avait la charge au carmel de Lisieux. Elle pressentait que Dieu voulait aussi révéler ce chemin à une légion de « petites âmes », de personnes fragiles et faibles, pour les conduire jusqu aux plus hauts sommets de l amour. En reprenant de nombreux exemples dans la vie de la sainte, l auteur montre comment certaines intuitions que Thérèse a reçues restent extrêmement précieuses pour nous aujourd hui, en particulier dans les moments de difficultés et d épreuves, et dévoile comment la confiance thérésienne peut être vécue avec fécondité dans tous les domaines de notre vie. Jacques Philippe est membre de la Communauté des Béatitudes depuis 1976. Il y a exercé différentes responsabilités. Prêtre depuis 1985, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité, et prêche des retraites en France et à l’étranger. http://www.frjacquesphilippe.com/ Du même auteur aux Éditions des Béatitudes La voie de la confiance et de l’amour Appelés à la vie A l’école de l’Esprit Saint Du temps pour Dieu Recherche la paix et poursuis-la La liberté intérieure

I – Les cinq axiomes de la communication 1- « On ne peut pas ne pas communiquer. Démonstration : si l’on prend comme exemple de communication le comportement humain, alors on peut dire que le comportement n’a pas de contraire, ce qui revient à dire qu’on ne peut pas ne pas avoir de comportement. Si le comportement existe, alors il a valeur de message, et tout message a valeur de communication. Donc, on ne peut pas ne pas communiquer. 2- « Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est une méta-communication. Tout message transmet une information mais induit également un comportement. Toute interaction suppose un engagement et définit par suite une relation.

L’information, c’est le contenu de la communication : elle a valeur d’indice. La relation, c’est la manière dont on doit entendre le contenu : elle a valeur d’ordre. Une relation saine est spontanée et donne priorité aux messages, donc au contenu. Une relation perturbée ou malade est une relation qui pose problème et parasite le contenu qui passe en arrière plan et finit par perdre toute importance. 3- « La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires. De l’extérieur, une interaction peut être considérée comme un échange ininterrompu d’échanges de messages, mais, de l’intérieur, chacun ponctue ces messages à sa façon. Le problème en jeu est donc un problème de dépendance, de prééminence ou d’initiative.

Il existe foule de conventions culturelles admises qui structurent notre vie sociale, avec de telles ponctuations. Dans la vie de tous les jours, on parle de leader, de suiveur, mais qui commence, et que deviendrait l’un sans l’autre? Madame à ne voir que la beuverie de Monsieur : elle crie. Ils ne ponctuent pas leurs échanges de la même façon. Ils ont surtout des difficultés à parler de leur relation, à méta-communiquer. Leurs communications s’organisent en dents de scie.

4- « Les êtres humains usent simultanément de deux modes de communication : digitale et analogique. Le langage digital possède une syntaxe logique très complexe et très commode mais manque d’une sémantique appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède bien la sémantique mais non la syntaxe appropriée à la définition non équivoque de la relation. La communication digitale est de nature symbolique. Ces symboles sont les mots que l’on emploie pour désigner les choses, mots qui relèvent d’une convention sémantique propre à une langue donnée. La communication digitale possède une syntaxe logique souple, précise et pratique, qui se prête facilement à l’abstraction. Par contre, toute communication non verbale est une communication de nature analogique.

C’est une communication primitive et animale, riche de sens et directement compréhensible même entre espèces différentes. L’expression de nos sentiments, qui est la base de nos relations interpersonnelles, est un exemple de communication analogique. Il est, de plus, difficile de mentir dans le domaine analogique. La communication analogique définit la relation. Elle est très intuitive et signifiante mais manque de souplesse, et peut s’avérer ambiguë par manque de discriminant. Par exemple, les larmes peuvent exprimer la joie ou la peine, tout dépendra du contexte. Elle manque aussi d’indices et de fonctions logiques, comme les fonctions  » ou bien ou bien », « si alors », et plus encore, elle ne sait pas exprimer la négation.

On ne peut nier une émotion ou un sentiment, on ne peut que le vivre. 5- « Tout échange de communication est symétrique ou complémentaire, selon qu’il se fonde sur l’égalité ou la différence. Une relation symétrique est une relation d’égalité qui minimise la différence. Une relation complémentaire, au contraire, maximise la différence, avec deux positions, l’une est dite haute, l’autre basse. Chacun toutefois se comporte d’une manière qui présuppose et en même temps justifie le comportement de l’autre.

Exemples de relations complémentaires : les couples mère-enfant, médecin-patient, professeur- élève. Symétrie et complémentarité sont les concepts de base de l’analyse transactionnelle et renvoient naturellement à l’antagonisme et à la complémentarité de l’approche complexe. II – Du normal au pathologique Toute interaction tend à définir la relation entre deux individus X et Y comme complémentaire ou symétrique. Y peut confirmer le définition que X donne de lui-même. La communication a le pouvoir de confirmer un être dans son identité.

C’est là un facteur extrêmement important et signifiant de maturation et de stabilité psychique. L’homme a besoin de communiquer avec ses semblables pour parvenir à la conscience de lui-même, et, la plupart de nos relations n’ont d’autre but que d’éprouver toute la richesse de nos sentiments et de nos capacités relationnelles. Y peut vouloir éviter l’engagement avec X et se montrer confus, incohérent, ou donner le change en parlant pour ne rien dire. D’une manière générale, les hommes politiques et les technocrates savent manier avec dextérité ce type de communication qu’on a appelé langue de bois, pour éviter de se laisser enfermer dans des questions pièges ou embarrassantes auxquelles ils ne manquent pas d’être journellement confrontés. Ce type de communication est bien connu des enseignants avec certains élèves qui ont tendance à l’utiliser habituellement comme moyen d’excuse, et dont d’ailleurs ni les uns ni les autres ne sont dupes. Elle dénote une volonté plus ou moins consciente de masquer la vérité, une difficulté réelle ou une impossibilité à exprimer une saine et véritable communication.