Le communisme dans les Alpes Maritimes : 1920-1939 PDF

Louise Jeannette Piccino, employée dans un tissage de velours. Il travaille en usine dès l’âge le communisme dans les Alpes Maritimes : 1920-1939 PDF 13 ans lorsque son père est appelé sous les drapeaux en 1914. Apprenti métallurgiste, il suit en même temps des cours du soir et devient ouvrier ajusteur-outilleur dans la région lyonnaise. En 1917, il s’inscrit aux Jeunesses socialistes et adhère au Parti socialiste en 1918.


En 1929 — et jusqu’à sa mort en 1951 — il est membre du comité central, puis membre du bureau de la Fédération de la jeunesse. Il est négociateur de la convention de la métallurgie parisienne, rapporteur sur la loi des conventions collectives à la Chambre. Ayant transité par 14 prisons, il finit par être transféré en mars 1941 au bagne de Maison Carrée dans la banlieue d’Alger. Libéré le 5 février 1943, trois mois après le débarquement allié en Afrique du Nord, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d’Alger. Il meurt d’un cancer du poumon à 50 ans. Son influence s’exerce aussi sur les projets concernant les comités d’entreprise, le statut des délégués du personnel, les conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail, le régime des prestations familiales.

En vingt-huit mois, il accomplit ainsi une œuvre considérable. Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Plaque de la place Ambroise-Croizat dans le 14e arrondissement de Paris. Le lycée de Moûtiers dans la vallée de la Tarentaise, ville proche de son lieu de naissance, porte son nom. L’hôtel de ville de Guyancourt, dans les Yvelines, est situé rue Ambroise-Croizat. Un film sur la Sécurité sociale et qui rend un hommage particulier à Ambroise Croizat : La Sociale, documentaire réalisé par Gilles Perret, sortie nationale en salles le 9 novembre 2016.

Le lycée professionnel de Tarnos dans les Landes porte le nom d’Ambroise Croizat. Brest un rond-point porte son nom à côté du CHU de la Cavale Blanche. Fontenay sous Bois un foyer porte son nom accueillant un club de retraités. En 2015 la Poste française a émis un timbre-poste commémoratif de la création de la Sécurité sociale, illustré des effigies d’Ambroise Croizat et de Pierre Laroque. Michel Étiévent, Ambroise Croizat, ou l’invention sociale : suivi de lettres de prisons, 1939-1941, Gap, La Ravoire, 1999, 184 p. Michel Étiévent, Marcel Paul, Ambroise Croizat : chemins croisés d’innovation sociale, Éd. Pierre Gastineau,  Ambroise Croizat , dans  Double mètre  : vie et mort d’un syndicaliste : Alfred Lemaire, 1901-1945, Publibook, Paris, 2005, p.