Le management des firmes multinationales PDF

Expression de la société civile ou d’intérêts privés ? Le management des firmes multinationales PDF mot anglais lobby signifie au sens premier  antichambre ,  vestibule  ou  couloir .


Les firmes multinationales jouent un rôle moteur dans le processus de mondialisation et contribuent de manière significative à la création de richesses dans les économies nationales. Aujourd’hui, on dénombre près de 82 000 firmes multinationales qui possèdent quelque 810 000 filiales dans divers pays. Dans un environnement en mutation accélérée, les firmes multinationales doivent trouver de nouveaux modes de management afin d’améliorer leur compétitivité globale. Voici une vision innovante et actualisée des pratiques managériales adoptées par les firmes multinationales. L’analyse proposée met en relief la diversité des réponses qu’elles apportent aux défis liés à la globalisation des marchés. Les auteurs s’intéressent à la complexité de l’organisation interne des firmes multinationales, notamment à la gestion des relations siège-filiales, mais aussi à la performance des partenariats et réseaux qu’elles forment avec des acteurs d’autres pays. Dans cet ouvrage, les membres de l’axe « Management international » du centre de recherche Magellan, IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 présentent les résultats de leurs investigations menées sur le management des firmes multinationales. Les développements sont illustrés par des données chiffrées, des exemples d’entreprises et des études de cas comme Accor, Alcatel-Lucent, Crédit Agricole, Danone, EADS, GL Events, Google, Pernod Ricard, Renault, SEB et Société Générale.

Historiquement, plusieurs grandes décisions sont le fruit du lobbying. En 1902, par exemple, celle du choix de Panama pour relier l’océan atlantique et l’océan pacifique. Le site de Panama, en difficulté, éclaboussé par la faillite et par le scandale encore récents, se trouve alors en compétition avec celui du Nicaragua. Le vote du 19 juin 1902 dégage cinq voix d’avance en faveur du Panama, à l’issue du parcours juridique du projet. Le mot lobby est employé en Europe pour désigner les groupes d’intérêts eux-mêmes. En Europe, le législateur hésite encore à fixer des règles de transparence obligatoires.

Ce classement, issu de la recherche anglo-saxonne, s’est imposé face à une recherche européenne très peu fournie en matière de groupes d’intérêt. Il fait l’objet d’un débat en Europe quand il s’agit d’associations qui défendent des causes qu’elles présentent comme relevant de l’intérêt général. Le but d’un lobby est de convertir des responsables politiques à la cause de leur client. Pour cela, la méthode principale est théoriquement l’argumentation persuasive : prouver au politicien qu’il est important pour le bien commun d’infléchir sa politique dans le sens voulu par le groupe de pression. Nicolas Hulot :  Il y a un moment, il faut qu’on arrête d’être naïfs. Derrière ces firmes – et je vais parler avec prudence parce que croyez moi, on se sent tous menacés par ces firmes là – ils ont des moyens de pression que l’on subit les uns et les autres.

Les organisations faisant partie de la société civile ont un socle de constitution démocratique. Celles issues des États, des entreprises et des groupes religieux peuvent avoir un fonctionnement démocratique, même si leur naissance obéit à une volonté d’influence plus qu’à une expression démocratique. La tradition tocquevillienne et libérale souligne l’importance de la société civile et de la prise en compte de ses revendications par l’État. Robert Dahl, David Truman et Arthur Bentley. Ainsi Jürgen Habermas estime que les sociétés civiles sont un niveau d’interaction médian entre les autorités ou pouvoirs publics et les citoyens. Le lobbyisme est cependant loin d’être du seul apanage de la société civile.

1990 un enjeu majeur pour nombre de territoires de l’Union européenne. Dans une grande partie du monde occidental, ce terme a une connotation essentiellement péjorative, les lobbys étant perçus comme défendant des intérêts particuliers ou corporatistes aux dépens de l’intérêt général, même si l’influence d’un lobby ne s’opère pas nécessairement contre la volonté des décideurs politiques ou de l’intérêt général. Le lobby aura tendance à relayer les informations ou études allant dans le sens des intérêts de ses mandants. 1993-1994,  il faut se garder d’imaginer le  lobbyiste  sous les traits caricaturaux du dispensateur de pots-de-vin, confiné au rôle de maillon d’une chaîne de prébendes . Le lobbying –  le vrai  – se distingue à la fois de sa caricature et des pratiques douteuses.

Les déviances marginales ne sauraient entacher l’ensemble d’une profession. Ah je n’ai pas de morale. Je respecte la loi, c’est clair. Mais au delà de ça, la ruralité est ma passion donc je suis très machiavélique. Il n’y a pas beaucoup de gens qui l’assument, mais moi je l’assume complètement. Je défends des gouvernements étrangers qui sont des alliés de la France mais qui ont parfois des comportements très douteux avec les droits de l’Homme.

La tradition rousseauiste considère le lobbyisme comme étant l’expression d’intérêts purement particuliers et menaçant l’intérêt général, que seul l’État peut arbitrer. Le manque de vigilance et de compétence des services des États et des collectivités territoriales sur ces sujets et face aux opérations des lobbies, fragilise le contrôle de cohérence des actions menées par les différents acteurs économiques, et peut menacer la démocratie. Une autre analyse consiste à considérer les lobbyistes comme des parties prenantes nécessaires au processus complexe de décision politique, qui permettent de faire remonter aux responsables publics des informations essentielles. C’est la thèse défendue notamment dans l’ouvrage Lobbying, les coulisses de l’influence en démocratie de Marie-Laure Daridan et Aristide Luneau.

Néanmoins, l’expérience montre la nécessité, pour une démocratie représentative, de réguler l’activité de lobbyisme. Cette régulation ne peut être réellement effective que si certaines bases législatives existent. Pour comprendre le lobbyisme aux États-Unis, il faut se replacer dans le contexte de la fondation de la démocratie américaine. On peut, en conséquence, parler pour les États-Unis d’une quasi institutionnalisation des lobbies qui permet d’identifier précisément les différentes  factions  intervenant lors d’un débat. Différents acteurs se regroupent alors pour constituer un lobby.

Des tentatives de régulation s’attachent à limiter les dérives financières, accusées d’alimenter une forme de corruption. Actuellement, ce qui pose le plus problème est le dévoiement des think tanks dits d’intérêt public, et normalement consacrés à la réflexion politique, en groupes d’intérêts. Le Lobbying Disclosure Act de 1995 a ainsi établi plusieurs règles de transparence, et tente de réguler cette pratique. Le nombre d’agences de lobbyistes répertoriées à Washington, D. 2000, passant de 16 000 à 34 000 environ en 2005. Environ la moitié des anciens élus quittant le Congrès deviennent lobbyistes.