Le Marquis et le régent – Une conspiration bretonne à l’aube des Lumières PDF

Danio, Jeanne de Coatgourc’han, Gilles Gautrel et Gilesse Penguilly. Elle est un auteur de le Marquis et le régent – Une conspiration bretonne à l’aube des Lumières PDF de grand talent. Elle est aussi une catholique fervente.


Nantes, place du Bouffay, 26 mars 1720 : quatre gentilshommes bretons –MM. de Pontcallec, deMontlouis, du Couëdic et LeMoyne de Talhouët– sont convaincus par un tribunal d’exception du crime de lèse-majesté et félonie. Ils périssent le soir même sur l’échafaud, décapités à coups de doloire, la hache des tonneliers. Les condamnés, si l’on en croit les juges, ont tenté de soulever la Bretagne avec le concours de l’Espagne, afin de renverser l’autorité du régent Philippe d’Orléans, oncle du jeune Louis XV. Étrange procès, et étrange châtiment, dans le contexte de l’ « aimable Régence » (1715-1723), réputée pour son ouverture, sa modération et son libéralisme. Étrange affaire, aussi, toute de chevauchées nocturnes, de déclarations séditieuses, de déguisements improbables et de plans chimériques. Au terme d’une enquête approfondie au sein des archives judiciaires (à Paris) et locales (à Nantes, à Rennes, à Vannes), Joël Cornette a reconstitué la conjuration de Pontcallec et fait revivre l’homme auquel son nom est attaché. Il restitue le cadre des événements : l’affrontement entre une monarchie autoritaire, décidée à fabriquer des sujets obéissants, et une Bretagne insoumise, attachée au maintien de ses privilèges et de ses libertés. Il en dégage le sens : une réponse, anachronique et utopique, au malaise qui présida, des siècles durant, aux rapports entre le pouvoir et la société, entre le centre de l’Etat royal et ses périphéries. Il redonne son véritable visage à Chrisogone-Clément de Guer, marquis de Pontcallec, chef d’un nom ancien et illustre, gentilhomme irascible, seigneur ruiné et jaloux de ses droits. Il s’attache enfin à la « seconde vie » de Pontcallec, héros de romans, de complaintes et de l’histoire militante, devenu un symbole d’insoumission et un martyr des libertés bretonnes. De cette survie du marquis décapité témoignent les nombreuses versions du chant consacré à sa mort, auquel une postface d’Eva Guillorel et un CD réalisé par l’association Dastum redonnent ici toute son actualité.

Dès 1922, elle publie une Histoire de notre Bretagne illustrée par Jeanne Malivel. On lui doit aussi une Histoire de ma Bretagne et de nombreux autres textes historiques. Elle publie son œuvre sous divers pseudonymes : J. En août 1943, son château accueille le Kadervenn de Neven Henaff. Lainé, avait groupé une trentaine d’opiniâtres. Le néo-païen Pol Le Reste y côtoyait les très catholiques Marc Le Berre, Olier Chevillotte, Jeanne du Guerny ainsi que le protestant Marcel Guieysse. Parti National Breton début 1944, car le PNB des frères Delaporte souhaitait marquer ses distances envers les Allemands et ceux qui collaboraient avec eux.

Courant 1944, Christian Le Mintier de La Motte-Basse, capitaine de vaisseau, est mis en congé d’armistice. Il vient s’installer au château de la Motte-Basse au Gouray, propriété de son frère Godefroy Le Mintier de La Motte-Basse. Les troupes allemandes font face à l’organisation de maquis dans le secteur du Gouray. Petites Rosaies à La Malhoure le 21 juin 1944 pour le Nid Rouge au Gouray. Menacés de nouveau par un ratissage allemand, ils se replient à La Boulaye, dans la forêt du Boquen, au Gouray. Fin juin 1944, le groupe de maquisards et de S. Fauquet s’installe à son tour au Nid Rouge au Gouray.

Ils sont également attaqués par les Allemands et doivent décrocher. SAS hébergés de temps en temps depuis juin 1944 chez Julia Gouin, épouse Baratoux. Dénoncé, le maquis de Boquen doit évacué le 9 juillet 1944, tout d’abord près du château de La Rohée au Gouray. Les 8 et 9 juillet, cinq personnes sont arrêtées au Gouray par les Allemands, notamment Julia Gouin, épouse Baratoux, torturée ensuite à l’école primaire d’Uzel. Une trentaine de maquisards arrivent au château, vers 22 heures, le 11 juillet 1944. Ils sont emmenés et enfermés au presbytère du Gouray. Le lendemain 12 juillet vers 10 heures, deux hommes armés viennent au domicile de Jeanne Coroller, au château de La Saudraie, à Penguily, pour lui réquisitionner son automobile, ce qu’elle accepte.

Ils lui apprennent sans doute que Christian Le Mintier de La Motte-Basse et sa famille ont été capturés et que l’automobile doit servir à les transporter. Mais considérée comme étant collaboratrice du PNB, elle est aussi emprisonnée avec son fils. Michel Carrier et deux parachutistes S. Michel Carrier est membre du maquis F.