Le musée des impressionnistes : Au plus près des oeuvres PDF

Il lègue sa collection de peintures impressionnistes et de dessins à l’État. Gustave Caillebotte est né le 19 août 1848 à Paris. Deux autres enfants naissent : René, en 1851, et Martial en 1853. Martial Caillebotte établi à Paris au le musée des impressionnistes : Au plus près des oeuvres PDF des années 1830 fit fortune dans la vente de draps aux armées de Napoléon III.


L’impressionnisme est aujourd’hui l’un des styles artistiques les mieux connus et les plus aimés du grand public. Son succès est dû en grande partie au charme indiscutable d’œuvres qui séduisent le spectateur au premier regard. Mais c’est justement dans cet attrait et dans l’apparente  » facilité  » d’en jouir que réside le risque de réduire la portée historique de ce mouvement, fondamental pour le développement de l’art moderne. Son rôle, en effet, a été révolutionnaire par la nouveauté du langage pictural, des thèmes traités, de la composition, des états d’âme et de la vision du réel en tant que perception subjective de l’instant présent. Les textes qui lui ont été consacrés sont innombrables ; aussi ce volume cherche-t-il à proposer au lecteur quelque chose d’autre : des photographies de grande dimension et de haute qualité le conduisent au cœur des œuvres, en lui permettant d’admirer des détails que, sans cela, il ne parviendrait que malaisément à remarquer, mais aussi d’effleurer la surface de la peinture pour découvrir de près le mouvement du pinceau d’un Claude Monet, la qualité changeante des couleurs d’un Auguste Renoir, l’élégance de la palette d’un Edouard Manet, l’épaisseur tangible des fruits d’un Paul Cézanne… Ce voyage fascinant dans l’impressionnisme et alentour commence par l’illustration de certaines œuvres des précurseurs directs du mouvement, artistes peut-être moins connus du grand public mais d’une modernité extraordinaire, tels Eugène Boudin, Johan Jongkind, Frédéric Bazille, Henri Fantin-Latour. Il se poursuit avec Edouard Manet, le grand  » peintre de la vie moderne « , et avec Edgar Degas, qui nous fait connaître le  » beau monde  » parisien sous le regard curieux, ironique et détaché d’un des artistes les plus intéressants du XIXe siècle. Le panorama réserve ensuite un vaste espace aux grands maîtres de l’impressionnisme proprement dit, avec les chefs-d’œuvre de Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Berthe Morisot et Camille Pissarro, vus à la loupe pour faire observer la qualité du signe graphique, la luminosité de la palette, l’usage de gammes chromatiques nouvelles et surprenantes. Ces images d’autant plus spectaculaires qu’elles sont reproduites en détail et dans un format insolite, grâce à des pages dépliantes, se complètent de brèves légendes explicatives et d’essais introductifs qui guideront le lecteur dans une redécouverte enthousiasmante de l’aventure impressionniste, depuis ses origines jusqu’à la crise du mouvement et à l’héritage précieux qu’il a laissé aux nouvelles générations d’artistes.

La boutique nommée Le Lit militaire était située au 152 de la rue du Faubourg-Saint-Denis. En 1857, Gustave Caillebotte entre au lycée Louis-le-Grand de Vanves. Il obtient en avril 1869 le  diplôme de bachelier en droit . Il est démobilisé le 7 mars 1871. Ce dernier l’avait introduit auprès d’Edgar Degas.

En mars 1873, Caillebotte est reçu quarante-sixième au concours des beaux-arts, mais il n’y restera qu’un an. La mort de son père, le 25 décembre 1874, laisse deux millions de francs en héritage à partager entre sa veuve, en troisièmes noces, et ses quatre enfants. Cet héritage considérable permet à Gustave Caillebotte de vivre à l’abri de toute contingence matérielle et de se consacrer pleinement à ses nombreuses passions notamment pour la peinture. Gustave Caillebotte se lie aux artistes impressionnistes, exposant à leurs côtés. Il achète certaines de leurs toiles, finance et organise des expositions. En 1875, son tableau Les Raboteurs de parquet est refusé au Salon, le sujet heurtant par son extrême quotidien — c’est aujourd’hui l’une de ses œuvres les plus célèbres présentées au musée d’Orsay.

Ainsi, ce serait cet échec face au jury du Salon qui l’aurait poussé à exposer aux côtés des impressionnistes. 1876, il montre six toiles à l’exposition impressionniste chez Durand-Ruel, dont Les Raboteurs de parquet. Albert Courtier, notaire à Meaux, le 3 novembre 1876. 1878, la mère de Gustave Caillebotte meurt. La propriété familiale d’Yerres est vendue en juin 1879.

1886, Caillebotte peint de moins en moins. Il s’adonne à ses passions que sont le bateau et le jardinage notamment à partir de 1887, date à laquelle son frère Martial se marie avec Marie Minoret. Monet et à des visites réciproques de leurs jardins. Caillebotte est le témoin de mariage civil et religieux de Monet avec Alice Raingo en juillet 1892.

Le 21 février 1894, le peintre, frappé par une congestion cérébrale, meurt, après avoir pris froid alors qu’il travaillait dans son jardin à un paysage. Le peintre est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, non loin de Delacroix, dans la chapelle funéraire familiale. La perte de Caillebotte affecta beaucoup les impressionnistes qui perdirent à la fois un protecteur et un compagnon. La maison et le parc qu’il possédait à Yerres, en bordure de la rivière homonyme, sont aujourd’hui propriété communale, et le parc est ouvert au public. C’est là qu’il a peint entre autres certaines scènes de périssoires. Le talent de Caillebotte fut longtemps méconnu — sauf aux États-Unis —, au profit de son rôle de  mécène éclairé . Le peintre fut redécouvert dans les années 1970 à l’initiative des collectionneurs américains et reconnu par le grand public francophone à partir des années 1990.

Les rétrospectives de ses œuvres sont désormais fréquentes. Certains de ses tableaux se trouvent maintenant au musée d’Orsay, à Paris. Une exposition de ses œuvres a lieu peu après sa mort en juin 1894 chez Durand-Ruel et un hommage a lieu au Salon d’automne de 1921 avec plusieurs de ses toiles. De grands collectionneurs américains commencent à montrer au public américain les toiles de Caillebotte leur appartenant au sein de leurs collection, et il est de plus en plus connu aux États-Unis. Musée Jacquemart-André puis au musée national des beaux-arts du Québec entre mars 2011 et janvier 2012.