Le procès de jeanne d’Arc PDF

Jeanne des Armoises Chateau de Jaulny. Jeanne le procès de jeanne d’Arc PDF Armoises, est une femme qui se fit passer pour Jeanne d’Arc après le supplice de celle-ci.


Son cas n’est pas isolé à l’époque, un certain nombre de  fausses Jeanne d’Arc  apparaissant dans les années qui suivent la mort de la Pucelle sur le bûcher de Rouen. En 1645 le Père Jérôme Vignier, un oratorien découvre dans les archives d’une branche de la famille des Armoises une chronique du doyen de la collégiale Saint-Thièbault et le contrat de mariage entre « Jehanne la Pucelle » et Robert des Armoises, à Metz. Il en fait faire un extrait certifié conforme devant notaire. Isabeau de Bavière et le père Louis d’Orléans. D’après la chronique du doyen de la collégiale Saint-Thièbault, Jeanne se serait fait connaître le 20 mai 1436 dans la région de Metz affirmant être Jeanne d’Arc échappée au bûcher. Claude-Jeanne  aurait fondé son imposture sur une vague ressemblance avec l’héroïne du siège d’Orléans.

Les frères de Jeanne d’Arc et quelques membres de l’aristocratie messine auraient feint ou l’auraient reconnue pour leur sœur. Plusieurs personnages naïfs ou douteux auraient pu être dupés ou vouloir devenir les complices de l’aventurière pour tirer quelque subside de l’escroquerie. Il apparaît comme un exemple du chevalier mercenaire, personnage courant à l’époque. Luxembourg pour échapper au procès pour félonie que lui intentait son suzerain René Ier d’Anjou, duc de Bar. Pucelle, la ville d’Orléans interrompt les services funèbres à la mémoire de Jeanne d’Arc durant trois ans.

Pendant ces quatre ans, elle se serait entretenue par courrier avec le roi Charles VII de France qui, pour les tenants des origines royales de Jeanne d’Arc, est son demi-frère dont la légitimité de la naissance a également été contestée. Jeanne des Armoises obtient finalement une audience du souverain qui est le beau-frère du duc de Bar René Ier d’Anjou et dont la maîtresse Agnès Sorel a été suivante de l’épouse dudit René, la duchesse Isabelle Ire de Lorraine. D’après une relation tardive du chambellan de Boisy, le roi lui aurait demandé quel était le secret qu’il partageait avec elle. L’ héroïne  se rétracta, disant ne pas connaître le roi, et demanda grâce. Elle admit publiquement son imposture et se retira avec son mari en son château de Jaulny, où elle termina ses jours.

Jeanne des Armoises ou Jeanne du Lys, a été enterrée en l’église de Pulligny, à proximité du château de Richardménil, également possession de la famille des Armoises. La ville d’Orléans qui a reconnu Jeanne d’Arc dans Jeanne des Armoises, a, depuis 1440, versé une rente à Isabelle Rommée, la mère de Jeanne, une rente dénommée sur les registres au nom d' »Isabeau mère de Jehanne la Pucelle », puis à partir de juillet 1446 au nom d' »Isabeau mère de feue Jeanne la pucelle », jusqu’en 1447. Pierre Marot,  La genèse d’un roman : Pierre Caze inventeur de la « bâtardise » de Jeanne d’Arc , in Jeanne d’Arc, une époque, un rayonnement, Paris, Éditions du CNRS, 1982, p. Colette Beaune,  Une nouvelle affaire Jeanne d’Arc , sur Libération.

Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc, dite la Pucelle : publiés pour la première fois d’après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu’on a pu réunir et accompagnés de notes et d’éclaircissements, t. Lettres, actes et autres pièces détachées. Témoignages extraits des livres de comptes. Documents relatifs à l’Institution et aux premières célébrations de la fête du 8 mai, jour anniversaire de la délivrance d’Orléans. Documents sur la fausse Jeanne d’Arc qui parut de 1436 à 1440. Supplément aux pièces et extraits concernant la Pucelle.