Le Rempart : Attaque terroriste contre la côte d’ivoire PDF

Ils échouent dans leur le Rempart : Attaque terroriste contre la côte d’ivoire PDF de prendre Abidjan mais parviennent à occuper les deux autres villes, respectivement dans le centre et le Nord du pays. CEDEAO, les Casques blancs, eux aussi sous mandat de l’ONU.


Le 24 décembre 1999, 39 ans après l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance et 6 ans après la disparition de Félix Houphouët-Boigny, son successeur, Henri Konan Bédié, est renversé par un coup d’Etat perpétré par l’armée ivoirienne. Près de 33 mois plus tard, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire bascule d’une paix relative à un chaos sanglant. De façon simultanée à Abidjan, les domiciles des ministres de la Défense et de l’Intérieur ainsi que des responsables de l’armée et de la gendarmerie, le camp d’Agban et l’école de gendarmerie de Cocody sont pilonnés par des rebelles puissamment armés. Le pays est coupé en deux zones. Les corps habillés sont massacrés. Pour les populations civiles, un cauchemar commence. Et puis, il y a eu les réunions de Marcoussis et de Kléber. Ceux qui avaient plongé le pays dans la violence ont été écoutés avec déférence. Peu de voix se sont fait entendre pour condamner la prise d’otages des populations civiles, les actes barbares, les massacres perpétrés par les bandes armées des « Force nouvelles » et, surtout, le chantage constitutionnel. Gomé Gnohité Hilaire comble ici un vide d’informations sur ces jours noirs. Il réunit dans ces pages discours, interviews, textes officiels et listes de victimes. Il laisse la parole aux différentes parties tout en expliquant sa colère devant les souffrances du peuple ivoirien et le respect dont semblent jouir ceux qui ont plongé la Côte d’Ivoire dans le désespoir et le mépris que l’on porte à ceux qui ont choisi la voie légitime de la paix et du progrès. Gomé Gnohité Hilaire réalise ici un précieux travail de documentation et de mémoire. Il l’enrichit de ses réflexions personnelles et de propositions constructives. Ce livre s’adresse à tous ceux qui aiment sincèrement la Côte d’Ivoire, aux techniciens, aux universitaires, aux historiens et, de façon générale, à tous ceux qui se sentent concernés par sa reconstruction harmonieuse pour que plus jamais ne recommence ce cauchemar.

Côte d’Ivoire est un pays très bien intégré dans le commerce mondial. Ce commerce extérieur a permis au pays de se développer et aux citoyens d’avoir un bon niveau de vie. Ce  paradis  économique et social, dans une Afrique pauvre, attire de nombreux immigrants des pays voisins. C’est ainsi que, notamment, les Burkinabès et Guinéens furent nombreux à s’établir dans la zone forestière au sud du pays.

Vers la fin du règne d’Houphouët-Boigny, dans les années 1990, la Côte d’Ivoire connut des soubresauts liés à la transition du régime de parti unique à un régime multipartisan. Le 26 août 1995, Henri Konan Bédié, alors président depuis la mort d’Houphouët-Boigny, réintroduit le concept d’ivoirité. Ce rejet d’Alassane Ouattara s’appuyait sur le rejet ancien du dioula, l’homme du Nord pour les Ivoiriens de la côte et du centre. L’apparition du concept d’ivoirité s’explique essentiellement par la crise économique que connaît la Côte d’Ivoire depuis le milieu des années 1980.

En effet, cette réaction xénophobe est apparue lorsque l’économie de ce pays a cessé de créer massivement des emplois. Le 24 décembre 1999, à la suite d’une mutinerie qui se transforme en coup d’État, Henri Konan Bédié est renversé par l’armée. Le général Robert Guéï est placé au pouvoir jusqu’à la tenue de nouvelles élections, l’ivoirité reste utilisée dans la politique du pays pour limiter la vie sociale des  Ivoiriens d’origine douteuse . Alassane Ouatara qui déclare pourtant pouvoir être candidat que la conjonction retenue soit et ou ou. Une vaste  campagne d’identification , destinée à définir la véritable citoyenneté des Ivoiriens, est entamée. Côte d’Ivoire assiste à une défaite électorale du parti au pouvoir.