Le Suicide : Un siècle après Durkheim PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le suicide est un acte traditionnellement condamné par les doctrines religieuses. En effet, si le fait de se suicider est d’abord un acte contre le Suicide : Un siècle après Durkheim PDF-même, dans certaines conceptions religieuses la destinée de l’homme appartient à Dieu et le suicide constitue alors une rupture dans la relation de l’homme avec la souveraineté de son Dieu. Dans d’autres cas, l’acte est plus simplement considéré comme une action négative.


Le suicide (1897) est sans nul doute l’ouvrage d’Emile Durkheim le plus lu et le plus commenté. On n’a pas manqué de le célébrer comme l’acte fondateur de la sociologie scientifique et d’une méthodologie qui marie avec bonheur analyse empirique des données statistiques et construction théorique.
A maints égards, le projet du livre et les thèses qui y sont défendues sont paradoxaux : alors que le suicide est un acte individuel, solitaire, une énigme ont beaucoup cherchent à trouver la solution dans la psychologie des suicidés, Durkheim démontre notamment qu’il est possible et de surcroît fructueux d’expliquer les variations des taux de suicide par des mécanismes sociaux.
Les contributions ici rassemblées témoignent de l’actualité des réflexions de Durkheim et administrent la preuve que ce grand livre demeure un modèle pédagogique, un sujet de méditation et une source d’inspiration inégalée.

Bouddha loue le comportement de moines qui ont volontairement mis fin à leurs jours. En revanche l’acte d’assistance au suicide est assimilé au meurtre d’un point de vue religieux. Il entraîne pour cette personne des retombées très négatives sur son karma et dans la vie religieuse. Malgré ce point de vue, une ancienne pratique asiatique semblable au seppuku japonais s’est maintenue et les Bouddhistes qui peuvent commettre un acte d’ honorable  suicide en cas d’oppression. Chez les hindous et les jaïns, se suicider est considéré comme un acte aussi grave que tuer autrui. Cependant, dans certaines circonstances, il est considéré comme acceptable d’en finir avec la vie en jeûnant.

Un cas historique et célèbre est celui de Chandragupta Maurya qui renonça au trône, se rendit dans le Karnataka, se fit moine jaina à Shravana-Belgola et mit fin à ses jours en commettant le suicide rituel par inanition. Le suicide est gravement contraire à la justice, à l’espérance et à la charité. Dans le protestantisme, se suicider est aussi grave par rapport à Dieu que n’importe quel autre péché. En effet, celui qui désobéit à un commandement de la loi désobéit à toute la loi. Mais plus profondément, le péché est rupture de la communion entre Dieu et l’être humain. Cette rupture est graciée, réparée, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ, et cette grâce se vit dans la repentance et dans la foi.