Les évêques dans le royaume de France au XIVe siècle PDF

Charles de Valois, frère du roi. Paris, BnF, département des manuscrits, ms. L’intrigue se développe dans un contexte de rivalité pour la succession au trône de France de 1314 à 1356 sous les règnes de Philippe le Bel à Jean le Bon : cette rivalité débouche par les liens dynastiques sur une longue guerre entre la France et l’Angleterre. L’les évêques dans le royaume de France au XIVe siècle PDF littéraire comprend au total 7 volumes, six publiés de 1955 à 1960 et le dernier en 1977.


Par quelles voies assurer la supériorité sociale du clergé dans la France du XIVe siècle ? Depuis l’appui au roi contre les prétentions théocratiques du pape, en 1302, jusqu’à la soustraction d’obédience à Benoît XIII, en 1398, les évêques, abandonnant celle d’un pouvoir féodal localisée font le choix d’une intense insertion dans la société politique du royaume. A côté de l’argent et parfois du sang versés, ils offrent à la monarchie nationale les cadres humains, institutionnels et théoriques nécessaires à son édification quelque peu chaotique. Ils ne relâchent cependant rien de l’effort d’encadrement juridictionnel et sacramentel des fidèles, développé par leurs prédécesseurs. De la tension entre le diocèse et le royaume, dans la situation paradoxale d’une papauté d’Avignon largement sous influence française, naissent un rétrécissement des horizons et un approfondissement des présences qui constituent les fondements du gallicanisme. Mettant en avant certaines figures, mais cherchant surtout à prendre en compte un maximum d’individus dans une prosopographie quantifiée, ce livre voudrait mieux saisir le rôle de l’Eglise dans la construction de l’Etat royal.

Elle a donné lieu à deux adaptations télévisées en 1972 et en 2005. Les évènements relatés interviennent à un moment où la royauté s’efforce de construire un État qui émerge et s’affirme au détriment de l’ordre féodal, les grands seigneurs gardant bien souvent pour objectif de consolider et accroître leur situation personnelle. Les Rois maudits est également l’occasion de montrer l’articulation entre les différentes branches de la maison prolifique issue de Hugues Capet. Philippe le Bel, réputé glacial et majestueux, règne d’une main de fer sur la France. Sous son règne,  la France est grande et les Français malheureux . Isabelle de France, mariée à Édouard II, roi d’Angleterre. Ainsi tout semble aller pour le mieux, puisque la descendance est apparemment largement assurée, et que de plus un rapprochement entre la France et l’Angleterre est assuré grâce au mariage d’Isabelle.

Cependant, de la découverte de l’adultère des belles-filles du roi jusqu’à la revendication du trône de France par Edouard III d’Angleterre, en passant par les intrigues des membres de la famille royale, bien des péripéties vont finir par aboutir à déclencher la guerre de Cent Ans. Parallèlement à cela, un conflit agite l’Artois. En effet, un fait inhabituel est survenu dans la famille du comte : Philippe d’Artois est mort du vivant de son père, le comte Robert II. Druon bâtit sa trame sur l’histoire réelle, sur les légendes promues réalités historiques et sur les personnalités de l’époque, de 1314 jusqu’aux débuts de la guerre de Cent Ans. Maurice Druon n’a jamais caché que sa série  Les Rois maudits  avait été le résultat d’un travail d’atelier. Les six premiers volumes sont publiés entre 1955 et 1960 par Del Duca.

Ils font l’objet d’une nouvelle édition, corrigée sur la forme, en 1965 et 1966. C’est avec le tome 6 que s’arrête l’histoire proprement dite des Rois maudits. Une nouvelle adaptation, réalisée par Josée Dayan et scénarisée par Anne-Marie Catois, est diffusée en France sur France 2 en 2005 et au Canada sur Radio-Canada en 2006. Les puissants seigneurs qui détiennent le pouvoir, qu’ils soient rois, ducs, comtes, barons, papes ou évêques, sont souvent décrits comme égocentriques, avides d’honneurs et d’argent, voire cruels. Les seigneurs de l’époque mènent grand train de vie, dépensent leurs revenus et s’endettent sans compter auprès d’hommes d’affaires, tel le banquier lombard Tolomei. L’auteur montre l’absence d’intérêt et même le mépris des puissants pour un peuple affligé par les impôts, la guerre, les pillages et les viols. Robert d’Artois est décrit comme une force de la nature animée par les passions humaines, le portrait masculin de sa tante Mahaut.