Les galères de l’orfèvre, Marseille 1703 PDF

Les galères de l’orfèvre, Marseille 1703 PDF d’une deuxième vague, environ 300 000 d’entre eux quittent la France à la suite des dragonnades et de la révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685. Il remplace celui de  luthérien , utilisé jusqu’alors. Tours, le roi Huguet était un terme générique pour désigner les fantômes qui viennent hanter les vivants, au lieu de faire leur temps au purgatoire.


En 1702, des milliers de forçats croupissaient dans les galères de Marseille. Dans ce monde clos où régnaient la violence, le meurtre, la torture, le chantage et la débauche, des complots s’ourdissaient, des trafics de toutes sortes s’organisaient et on ne savait pas qui des prisonniers ou de la chiourme étaient les pires prédateurs. Pour découvrir pourquoi d’anciens galériens s’acharnent à assassiner sauvagement des jeunes femmes du monde, Guillaume de Lautaret se fait accuser d’un crime imaginaire et condamner aux galères. Deux personnes seulement connaissent son innocence. Un conseiller du roi qui meurt subitement et le directeur des galères, qui tombe follement amoureux de Delphine d’Orbelet. Ainsi plongé dans la gueule du loup, son protecteur disparu, sa fiancée seule et menacée, Guillaume a-t-il creusé sa propre tombe ? Son intelligence alliée à l’énergie et à l’imagination de Delphine suffiront-elles à les sauver?… Un grand polar historique où l’on retrouve la verve, le talent romanesque, l’érudition infaillible de Jean-Christophe Duchon-Doris et le couple de héros des « Nuits blanches du Chat botté » et de « L’embouchure du Mississipy ».

Comme les protestants sortaient la nuit, on commença à les appeler huguenots. Genève Eidgnots, utilisé aussi par les partisans des Guises. Je n’aime point ces noms qui sont finis en os, Gots, cagots, austrogots, visgots et huguenots, Ils me sont odieux comme peste, et je pense Qu’ils sont prodigieux à l’empire de France. Les protestants français restent très attachés à la croix huguenote. Ressemblant de très près à la décoration française de l’Ordre du Saint-Esprit, elle est apparue dans des conditions mystérieuses, sans doute à Nîmes. Durant les guerres de Religion, les partisans d’un camp ou de l’autre se reconnaissaient à l’étendard du régiment de leur parti. La coutume militaire était de les cravater d’une écharpe distinctive.

L’enseigne  nette  resta celle de Coligny. L’expression prêtée à Henri IV  Ralliez-vous à mon panache blanc ! Les catholiques gallicans et réformistes, dits  évangéliques , comme Jacques Lefèvre d’Étaples, furent parmi les prédécesseurs des huguenots. Les vaudois furent d’autres prédécesseurs des huguenots, avec lesquels ils ont décidé de fusionner en 1532 lors du synode de Chanforan, dans les Alpes italiennes.

Article détaillé : Persécution des huguenots sous Louis XV. Puis l’influence de l’Église catholique a été telle que l’État, dirigé par Louis XIV, a officialisé la persécution par la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. Dès lors, la répression fut d’autant plus sévère. La France a perdu nombre de ses meilleurs ouvriers et industriels.

La publication des  articles organiques  par Napoléon Bonaparte en 1801 confirme la liberté de religion : le catholicisme ne sera plus religion d’État mais est reconnue comme celle  de la majorité des Français . Vassili Polenov, Arrestation d’une femme huguenote, 1875, peinture. Avant même la révocation de l’édit de Nantes, des huguenots fuient le royaume à cause des pressions et des brimades de plus en plus violentes exercées par le pouvoir royal. Guerre de Louis XIV, elles dégénèrent en tortures, viols, violences et dépouillement des protestants de leurs biens. En 1685, la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV supprima définitivement leur liberté de culte. Leur survie était en cause s’ils ne se convertissaient pas au catholicisme.

Des estimations plus prudentes évoquent le chiffre de 200 000 personnes après la révocation mais la persécution avait commencé dès Louis XIII avec la prise de la Rochelle puis de Privas avec des pertes importantes en vies humaines. La révocation interdit sévèrement toute émigration des huguenots et punit toute aide à l’émigration, obligeant à une extrême discrétion et à la francisation des noms. Les nombreux entrepreneurs huguenots qui ont dû prendre la fuite ont perdu leurs biens mais emporté avec eux le plus précieux, leur savoir-faire, car la plupart d’entre eux étaient à l’origine des artisans, qui ont ensuite pris des risques pour se reconstituer un patrimoine. Fuir était puni par la pendaison ou les galères, pour les hommes, la prison à vie pour les femmes, comme dans la Tour de Constance à Aigues-Mortes. Les paysans étaient nombreux à fuir, car leur abjuration était jugée suspecte et n’empêchait pas les persécutions.

Des poches de rébellion se développèrent et l’image du roi fut ternie à l’étranger où il faisait figure de tyran, coupable d’avoir violé les consciences et tué de fidèles sujets. La vague d’exil des protestants persécutés dès 1680 amène le ministre des Finances de Louis XIV Colbert à rédiger un mémoire pour prendre leur défense. Colbert meurt en 1683, deux ans avant leur aggravation, lors de la révocation de l’édit de Nantes. De nombreux huguenots ont fui pour échapper aux galères du Roi vers  l’Arche du Refuge , c’est-dire les Provinces-Unies des Pays-Bas et l’Angleterre, ainsi qu’en Suisse et en Prusse. 30 000 protestants flamands d’Anvers pour Amsterdam.