Les Gaulois contre les Romains : La Guerre de 1000 ans PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Il les Gaulois contre les Romains : La Guerre de 1000 ans PDF principalement connu pour avoir vaincu les Romains à la bataille de l’Allia, puis attaqué Rome et pris une grande partie de la ville, la tenant pendant plusieurs mois, vers 387 av. Il viendrait de la racine gauloise Brenn, signifiant  chef de guerre .


Sur le conflit qui oppose les Gaulois aux Romains, on ne connaît généralement que l’épisode de la conquête des Gaules racontée par César et qui se déroula pendant huit ans au milieu du 1er siècle av. J.-C. Or, c’est dès 390 av. J.-C. que le Gaulois Brennus et ses troupes occupèrent durablement Rome et prononcèrent l’humiliant  » Vae victis « ,  » Malheur aux vaincus « . La prise de Rome fut la cause d’un traumatisme irréductible, sans cesse rappelé par tous les historiens de Rome, notamment par le plus grand d’entre eux, Cicéron. A partir de cet événement majeur, se succédèrent les péripéties d’une lutte inexpiable au cours de laquelle les Gaulois, rêvant toujours de réoccuper Rome, s’allièrent par les armes et la diplomatie à tous les adversaires des Romains Carthaginois avec Hannibal, Grecs avec le roi Persée, Germains ou Barbares lors des grands invasions des IIe et IIIe siècles de notre ère. L’auteur démontre également que la prétendue romanisation de la Gaule, thème sans cesse rabâché par les historiens, fut un leurre ou tout au moins une légende : en réalité, il y eut sans cesse des révoltes gauloises contre l’Empire romain. Pendant dix siècles, liberté et indépendance furent les mots d’ordre constants des chefs gaulois. Si les Gaulois furent toujours vaincus parce qu’ils opposaient leur masse aux tactiques éprouvées des légionnaires romains, ils ne renoncèrent jamais à harceler par tous les moyens possibles l’occupant romain, jusqu’à la chute de Rome au Ve siècle de notre ère.

En effet, en cas de guerre, les druides se réunissaient pour désigner celui qui mènerait les tribus au combat : le Brennos. Son nom pourrait également signifier corbeau. En effet, il était très fréquent pour les Celtes de donner aux personnes des noms d’animaux, que ce soit pour souligner une ressemblance physique ou a fortiori un trait de caractère commun à l’animal. Or, le dieu celtique Brennan, dieu de la guerre, était souvent représenté sous la forme d’un corbeau appelé  le corbeau béni . En 391, ils envahirent l’Étrurie et assiégèrent Clusium. Les Clusiens ont fait appel à Rome. Quintus Fabius Ambustus et ses deux frères ont été envoyés pour négocier avec les Sénons.

Ils auraient violé leur serment de neutralité en participant à des hostilités en dehors de Clusium. Il est possible que toute l’histoire des événements de Clusium soit une fiction, Clusium n’ayant aucune raison de faire appel à Rome pour obtenir de l’aide, et les Sénons n’avaient pas besoin de provocation réelle pour mettre à sac Rome. Alternativement, il a été théorisé que Brennos travaillait de concert avec Denys de Syracuse, qui cherchait à contrôler toute la Sicile. Rome avait de fortes alliances avec Messana, une petite ville de la Sicile, que Denys voulait contrôler. On connaît très peu de choses sur les origines de Brennos. Romagne et des Marches, en Italie. Articles connexes : Siège de Clusium et Bataille de l’Allia.

Après avoir pris et saccagé Clusium, il décide de marcher sur Rome à la tête de ses troupes. Lorsque le Sénat Romain est informé de ces événements, il lance un appel aux armes à tous les citoyens romains, afin de constituer une armée qui arrêterait les gaulois. Brennos, chef des Gaulois, et Marco Furio Camillo, après le sac de Rome. Affolés et dispersés, les survivants de l’armée romaine préférèrent pour la plupart se réfugier dans les villes voisines de Caere et Véies, laissant la défense de la Ville aux quelques citoyens romains restés à Rome. Ces derniers décident de se retrancher dans la partie de la ville la plus facilement défendable : le Capitole. Le Brenn et sa part de butin, de Paul Jamin, 1893.

En proie à la famine, les assiégés finissent par négocier leur reddition contre rançon. La tradition rapporte que celle-ci est de 1000 livres d’or. Lors de la pesée de la rançon, les historiens rapporteront également que les Gaulois utilisent à cette occasion des poids truqués, des pierres en plomb alourdissant alors le tribut des romains. Camille, nommé dictateur interviendra ensuite, en contestant la légalité de la rançon. Cette position provoque un combat avec les gaulois, qui seront battus. Plutarque, s’écartant quant à lui de l’historien romain, conteste la première victoire romaine, mais il atteste également un combat sur le chemin de Gabies.

Dans sa version, les Romains sont également victorieux, quoique de manière moins complète. Pour Strabon et Polybe, les gaulois quittèrent Rome avec la rançon, et seront défaits en Étrurie par l’armée de Caeré, qui restituera la rançon aux romains, cette ville obtenant en retour certains droits de citoyenneté romaine. Cette dernière version est la plus probable, car Rome, lors de la conquête de l’Étrurie, épargnera Caeré et son territoire. Brennos et ses guerriers survivants parviendront cependant à se replier dans le nord de l’Italie, où le chef gaulois s’éteindra.

The Oxford classical dictionary, Oxford University Press, 1999, 3e éd. Georges Duby, Histoire de la France : Naissance d’une nation, des origines à 1348, vol. André Piganiol, La Conquête romaine, Presses universitaires de France, 1967, p. Laurent Avezou,  Gaulois, l’histoire d’un mythe, Métarécit de l’histoire nationaliste française , conférence à la cité des Sciences et de l’Industrie, 31 janvier 2012. Catégories : Personnalité du IVe siècle av.