Les Grecs ou la pensée du mouvement PDF

C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la les Grecs ou la pensée du mouvement PDF et la modération. On en trouve deux exemples bien connus : les deux discours de Démosthène, Contre Midias et le Contre Conon.


Jean-Claude Joannidès propose une approche de la pensée grecque à travers l’analyse symbolique des épisodes de la mythologie et de leur structure. Il développe le thème d’un matérialisme fondateur de l’identité grecque, qui nous invite à repenser la création du monde et la constitution de la conscience en son sein. L’auteur construit ainsi une nouvelle vision de la spiritualité, référée non plus à un mystère extérieur à la matière, mais au développement optimal de la psyché humaine.

C’est la tentation de démesure ou de folie imprudente des hommes, tentés de rivaliser avec les dieux. Cela vaut en général de terribles punitions de la part de ces derniers. Dans la mythologie grecque, Hybris est une divinité allégorique personnifiant l’hybris. La religion grecque antique ignore la notion de péché tel que le conçoit le christianisme. Il n’en reste pas moins que l’hybris constitue la faute fondamentale dans cette civilisation. Les anciens concevaient en effet le destin en termes de partition.

Or, l’homme qui commet l’hybris est coupable de vouloir plus que la part qui lui est attribuée par la partition destinale. La démesure désigne le fait de désirer plus que ce que la juste mesure du destin nous a attribué. Le châtiment de l’hybris, par les dieux, est la némésis, qui fait se rétracter l’individu à l’intérieur des limites qu’il a franchies. Si l’hybris est donc le mouvement fautif de dépassement de la limite, la némésis désigne le mouvement inverse de la rétractation vengeresse. La mythologie regorge de récits mettant en scène un personnage puni pour son hybris envers les dieux : Tantale, Minos, Atrée, etc.

En effet, l’outrage c’est le fait de maltraiter et d’affliger à propos de circonstances qui causent de la honte à celui qui en est l’objet, et cela dans le but non pas de se procurer autre chose que ce résultat, mais d’y trouver une jouissance. Ceux qui usent de représailles ne font pas acte d’outrage, mais acte de vengeance. La cause du plaisir qu’éprouvent ceux qui outragent, c’est qu’ils croient se donner un avantage de plus sur ceux auxquels ils font du tort. Voilà pour quoi les jeunes gens et les gens riches sont portés à l’insolence. Ils pensent que leurs insultes leur procurent une supériorité.

L’homme doit rester conscient de sa place dans l’univers, c’est-à-dire à la fois de son rang social dans une société hiérarchisée et de sa mortalité face aux dieux immortels. Jean-Pierre Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs, Paris, La Découverte, 2008, chap. Synonyme aussi de part, sort, lot ou portion. Voir, dans l’article Moïra, la partition du monde opérée par les trois grands Cronides, qui détermine le destin de chacun.