Les héros mythologiques PDF

Le buste de Zeus découvert à Otricoli, en Italie. La mythologie grecque, c’est-à-dire l’ensemble organisé des mythes provenant de la Grèce antique, se développe au cours d’une très longue période allant de la civilisation mycénienne jusqu’à la domination romaine. Des textes comme la Théogonie d’Hésiode et les épopées d’Homère ne sont donc pas des textes sacrés : ce sont des œuvres littéraires proposant une vision parmi d’autres de la création du monde et des généalogies divines, mais elles ne se proposent pas les héros mythologiques PDF dicter ce qu’il faudrait obligatoirement croire. L’absence de dogme ou de canon religieux n’est bien sûr pas synonyme d’absence de croyance.


Quel événement est à l’origine de la guerre de Troie? Comment s’appelait la femme de Zeus ? Combien de travaux Héraclès dut-il accomplir ? Quelle était la quête de Jason ? De Achille à Zeus, en passant par Dionysos, Europe ou Prométhée, redécouvrez les fabuleuses histoires de la mythologie à travers les portraits d’une cinquantaine de héros.

Toutes les divinités ayant reçu un culte en Grèce antique n’ont pas fait l’objet de récits mythiques. Les premiers vers de l’Iliade d’Homère. Lorsque l’historien Hérodote évoque les origines de la religion grecque dans son Enquête, c’est vers eux qu’il se tourne :  Quelle est l’origine de chacun de ces dieux ? Voilà ce que les Grecs ignoraient hier encore, pour ainsi dire. Les poètes comme Homère et Hésiode ont donc nettement influencé la représentation que les Grecs se faisaient de leurs dieux et des origines du monde, même s’ils ne remplissaient pas une charge à proprement parler religieuse. Dans l’Iliade, le précepteur d’Achille est un humain, Phénix, et non le centaure Chiron comme dans d’autres versions. Intérieur d’une coupe attique à figures rouges, vers 480 av.

Les textes sont loin d’être les seuls vecteurs de la mythologie grecque : celle-ci est également très présente dans les arts figurés tels que la céramique et la sculpture. Ainsi, les arts figurés disposent eux aussi d’une grande liberté d’innovation ou de réinvention des mythes, et mettent en place leurs propres codes et conventions pour les représenter. Cécrops, le premier roi légendaire d’Athènes, puis le déluge de Deucalion, la guerre de Troie, etc. Les atthidographes, auteurs d’histoires de l’Attique, prennent davantage de distance et rationalisent parfois les éléments merveilleux des récits.

L’attitude des historiens demeure tout aussi prudente jusqu’à l’époque romaine. Diodore de Sicile fait une plus grande place au légendaire et s’attache plutôt à rapporter les différentes traditions sans prétendre les rationaliser. De manière générale, les historiens grecs conservent une attitude prudente en face des mythes, qu’il s’agisse d’y croire ou de ne pas y croire. Paul Veyne, qui s’intéresse au problème complexe de la croyance dans Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?

Cécrops, le roi-serpent autochtone, fondateur mythique d’Athènes et ancêtre de la tribu attique des Cécropides. C’est dans ce contexte que s’inscrivent par exemple le mythe d’Er au livre X de La République et les différents récits du Banquet, dont le mythe de l’androgynie placé dans la bouche d’Aristophane. Mais nous connaissons aussi l’existence d’autres cosmogonies. Océan et Téthys seraient les deux divinités originelles.

On attribuait aussi une cosmogonie à Musée, un autre poète mythique souvent associé à Orphée. Tout comme les Grecs possédaient plusieurs cosmogonies, ils connaissaient plusieurs anthropogonies. Les poèmes mythologiques les mieux conservés restent relativement vagues sur ce sujet. Il existait par ailleurs une tradition sur l’origine de l’humanité nommée mythe de l’autochtonie, selon lequel les premiers hommes étaient directement sortis de la terre. Dans la Théogonie, Pandore est créée par Zeus pour châtier les hommes après la ruse de Prométhée qui leur a donné le feu.

Les divinités et héros de la mythologie grecque évoluent dans le monde réel tel que se le représentaient les Grecs, mais aussi dans plusieurs lieux situés hors du monde ou aux limites du monde, qu’il s’agisse des résidences des divinités ou bien de l’au-delà. Les Enfers sont le principal au-delà en Grèce ancienne. Hadès, qui y réside et y règne sur les morts en compagnie de son épouse Perséphone. Styx, que l’âme du mort doit franchir avant de se mêler aux autres ombres, mais l’Odyssée et Hésiode ne parlent pas de cette condition. Plusieurs personnages assurent le rôle de passeur entre le monde des vivants et celui des morts.