Les lettres béotiennes PDF

La Grande Grèce aux environs de 280 les lettres béotiennes PDF. C’est peut-être du contact avec des colons d’origine dorienne que provient le mot  Grec  en Occident. Cependant, ils ont porté de nombreux noms tout au long de l’histoire.


Quand de vieux provinciaux, un peu frustes et ne connaissant pas le dessous des cartes, se réunissent pour échanger leur point de vue sur les sujets les plus variés, ils ont tôt fait de se mettre à parler tous ensemble. Et finissent par ne plus s’entendre. C’est pourquoi l’un d’entre eux, le plus béotien de tous, a pris la résolution de jeter sur le papier les réflexions qui lui étaient venues dans ces moments- là, en s’efforçant de rendre l’humour décalé dont ses copains teintaient leurs propos, pour cacher l’angoisse qui s’emparait d’eux devant la lente agonie de leur pays et de sa civilisation. Tel est l’objet de ces lettres béotiennes : quand on voit les choses d’en bas, on se demande si on a encore des élites, des chefs d’Etat, si tous les pouvoirs ne sont pas entre les mains des tricheurs et des voleurs, si les minorités n’ont pas trop de pouvoir, et si on ne ferait pas mieux d’instaurer la démocratie…

Antiquité, les Grecs se considéraient comme  Romaioi , c’est-à-dire  Romains , tandis qu’ Hellènes  continuait à désigner les polythéistes, en tant que  païens, non-chrétiens . L’avènement d’une nouvelle période historique était ainsi accompagné d’un nouveau nom : soit entièrement nouveau, ou repris d’un ancien nom oublié, soit puisé dans la tradition ou emprunté de l’étranger. Chaque nom fut significatif en son temps, et sont parfois utilisés de façon interchangeable. Dans la plupart des langues européennes et dans les langues qui ont emprunté un des mots suivants, le nom de la Grèce possède la racine gr.

La racine de ces mots est le latin Graecus qui désignait les Grecs chez les Romains. En Asie mineure, la racine commune est Iun. Cette racine vient probablement du terme Ionien, désignant les habitants de la côte ouest de l’Anatolie. Argiens  vient du nom de la première capitale des Achéens, Argos. Danaens  est le nom de la première tribu à avoir dominé le Péloponnèse et la région d’Argos, et signifie  descendants de Danaos . Quant à  Achéens , c’est le nom de la tribu qui, avec les Éoliens, dominèrent en premier le territoire grec et lui donnèrent pour capitale Mycènes.

Diverses étymologies ont été proposées concernant le mot Hellène, mais aucune ne fait l’unanimité. Homère décrit Achille priant Zeus Dodonien :  Zeus ! La conscience d’une unité panhellénique était encouragée par les festivals religieux, tout spécialement aux mystères d’Éleusis dans lesquels les initiés devaient parler grec et peut-être encore plus lors des divers Jeux panhelléniques au cours desquels les participants étaient reconnus par affiliation tribale. Seul les Grecs mâles étaient autorisés à participer.

Bien après la migration vers le sud des quatre groupes tribaux reconnus par les Grecs, le développement de généalogies mythologiques affecta la manière dont les tribus du nord furent perçues. Au cours des siècles suivants, Hellène eut un sens plus large, signifiant peuple civilisé en général, contrastant ainsi avec Barbare, représentant les non-civilisés. Le sens du terme finit par s’élargir pour désigner le style de vie entier des étrangers et finalement signifier illettré ou non civilisé en général. L’éducation grecque était considérée comme noble. La discrimination entre Hellènes et Barbares dura jusqu’au IVe siècle avant notre ère. La différenciation prétendue raciale diminua sous l’influence des stoïciens qui faisaient la différence entre nature et convention et enseignèrent que tous les hommes étaient égaux devant Dieu et cela par nature et ne pouvaient donc pas être inégaux entre eux. Les conquêtes d’Alexandre le Grand consolidèrent l’influence des Grecs à l’est en exportant la culture grecque en Asie et en transformant l’éducation et la société dans la région.