LES PEINTRES A ETRETAT 1786-1940 PDF

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Guy de Maupassant y organise des fêtes qui font date. Strates de silex qui expliquent la présence de galets sur la plage. Encoches de sapement creusées par la mer au pied des falaises. Plus à l’est, on trouve à Fécamp des falaises calcaires qui comptent parmi les plus hautes de ce type avec 105 m au cap Fagnet et 120 m en haut de la côte de la Vierge, contre seulement 75 m au maximum côté aval et 84 au maximum côté amont à Étretat.

L’existence de trois arches successives : la porte d’Amont, la porte d’Aval et la Manneporte ne serait pas liée à l’origine à l’érosion marine, mais à l’action d’une rivière souterraine parallèle à la plage qui aurait creusé son lit dans la falaise avant le recul non uniforme de celle-ci, matérialisé par trois caps. L’érosion sur ces caps fragilisés par le conduit interne de la rivière serait à l’origine des trois arches à leur tour érodées plus ou moins complètement. Aussi, même s’il fut employé par les habitants des campagnes, Estretal n’a pas beaucoup plus de raisons qu’Estretot d’être l’ orthographe originelle  du toponyme. Il apparaît dans le radical du mot gallo-roman TALUTU qui a certes donné talus, mot français, mais apparemment aucun autre dérivé.

Le latin classique talus en revanche signifie  osselet du paturon de certains animaux, qui servait à jouer aux osselets  et ne convient pas ici. L’abbé fait cependant remarquer avec une sagesse toute scientifique  les rapprochements sont la meilleure voie, la seule peut-être où doive marcher l’étymologie, si elle veut jamais s’élever jusqu’au rang de science  et  hâtons-nous de sortir du royaume des conjectures et des tâtonnements, pour nous placer sur le terrain de l’histoire et des réalités . Ils notent le caractère insolite de la finale -at, dans une région de langue d’oïl comme la Normandie. François de Beaurepaire hésite sur la nature des deux éléments contenus dans ce nom de lieu. Remarque : l’adjectif qui signifie  grand  en vieux norrois est stórr et non pas stur, d’où islandais stór et norvégien stor  grand .

Ernest Nègre reprend l’analyse de Fr. René Lepelley se contente de l’explication de Fr. Jean Renaud est le seul à donner une version radicalement différente de l’étymologie du lieu. On ne conserve cependant aucune trace de ces évolutions phonétiques complexes dans les formes anciennes. L’hypothèse de François de Beaurepaire, par l’anthroponyme vieux danois Thor ou vieux norrois Þórr, peut convenir dans la mesure où ce nom de personne a parfois évolué en Tur- lorsqu’il est associé à un autre mot norrois. Dans Estrutat, il a d’abord subi une métathèse de Stur- en Stru-, d’où Estru- au lieu d’Estur.

Ernest Nègre est la plus forte, elle est en outre phonétiquement plus simple. Acte de possession de Harfleur, Montivilliers, Etretat, Fécamp et Lorris au comte de Gueldre en 1293 par le roi Philippe IV le Bel – BNF Paris. D’après des découvertes archéologiques, l’occupation humaine du site remonterait à l’Antiquité. Cependant, on ignore tout des détails de la vie et du rôle tenu historiquement par le village, et même son nom ancien. Dame Olive, une sainte femme fort riche, qui avait coutume de se baigner ou de laver son linge dans la fontaine au pied d’un rocher.

Cochet a encore exhumé quatre nouvelles sépultures avec dix-huit vases. Dans le jardin du presbytère, un autre cimetière recouvrait des ruines d’époque romaine. Il date des Mérovingiens et regroupait, entre autres, des tombes de militaires, comme habituellement dans la région, qui ont livré : une spatha, des agrafes en bronze, des plaques de ceinturon, un scramasaxe. Fécamp, fournit des bateaux au roi de France Philipe de Valois. Cap d’Antifer dont l’aiguille est l’amer.

En effet en 1665 sous Louis XIV, la plage est placée sa protection directe et devient une capitainerie avec une garnison. La dernière autorité militaire en fut Monsieur de Grandval Jacques-Nicolas-Joseph-Adam qui fit construire en 1786 le Château du Grandval où il est mort en 1811. En 1669, une grande marée ne laisse que des ruines, selon l’abbé Biot dans Remarques sur le Havre de Grâce, ce qui est également indiqué sur la carte de Cassini. Eugène Lepoittevin – Baignade à Étretat – Musée de Caen- Le plongeoir et la baignade. Peu à peu, l’activité traditionnelle de la pêche va être supplantée par le tourisme.

C’est de cette époque que datent les deux plus anciens bâtiments d’Étretat. Sources d’eau douce de la rivière souterraine se déversant dans la Manche à Étretat visible à marée basse, avec falaise d’amont au fond. Marie-Antoinette, et les bourriches d’huîtres sont livrées en une nuit à Versailles pour y être consommées fraîches au matin. Aujourd’hui, les restes des parcs à huîtres sont bien visibles au bas de la falaise d’aval. Pendant la première moitié du siècle, il y a entre vingt-cinq et trente bateaux de pêche sur le perrey.