Les problèmes humains dans les groupes PDF

Le terme  race  a une étymologie incertaine qui en complique la signification et rend son usage actuel délicat. Race  n’a toutefois pas d’antécédent latin direct. Il est supposé qu’un traitement en bas latin de ratio, voire de generatio, aurait donné en italien razza, rassa, d’abord francisé en  rasse . Tandis que de nombreux auteurs préfèrent le rattacher les problèmes humains dans les groupes PDF latin radix signifiant racines.


Entre 1853 et 1855, Arthur de Gobineau publia l’Essai sur l’inégalité des races humaines où il évoque la race aryenne pour évoquer la communauté de culture indo-européenne. Depuis l’achèvement du séquençage du génome humain en 2004, un certain nombre d’analyses génétiques basées sur des polymorphismes génétiques permettraient de distinguer une répartition par  groupe géographique  de certains polymorphismes pertinents du génome humain et à fréquence allélique suffisante. La segmentation en races humaines a été très répandue à l’époque de la flambée des nationalismes qui a donné lieu à des interprétations racistes se qualifiant de science. Aujourd’hui le terme continue d’alimenter les débats autour de la biologie, bien que les scientifiques lui préfèrent la notion de population, désignant un groupe humain quel qu’il soit. Le terme  race  est parfois utilisé dans le langage courant pour désigner des groupes  ethniques , géographiques ou culturels. Groupement naturel d’êtres humains, actuels ou fossiles, qui présentent un ensemble de caractères physiques communs héréditaires, indépendamment de leurs langues et nationalités. Le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française propose également plusieurs définitions.

Subdivision de l’espèce, à caractères héréditaires, et dont les individus constituent une population définie par certaines limites de nature géographique, écologique, physiologique, biologique, morphologique, etc. En ethnologie, il propose la définition suivante :  Regroupement d’êtres humains, qui se distingueraient par des traits physiques communs héréditaires, généralement la couleur de leur peau, sans aucun égard à leur langue, à leur culture ou à leur pays d’origine. On tente alors un  découpage  de l’espèce humaine en races distinctes et selon une hiérarchie. Les atrocités commises lors de la Deuxième Guerre mondiale ont forcé à une prise de conscience sur cette notion de  race , non fondée scientifiquement, et qui a servi d’assise au racisme et à ses pratiques. Elle a donc progressivement été abandonnée au profit de l’idée d’un être humain universel. Utilisé pour signifier la différence entre les groupes humains, le mot  race  s’attache à des caractères apparents, le plus souvent immédiatement visibles. Les plus frappantes de ces différences sont chez l’homme la couleur de la peau, la forme générale du visage avec ses traits distinctifs, le type de chevelure .

Ces variations sensibles, sitôt reconnues, sont interprétées par le système de valeurs propre à chaque culture. Le mot  race  ne doit pas être utilisé pour dire qu’il y a une diversité humaine. Le mot  race  n’a pas de base scientifique. Il a été utilisé pour exagérer les effets de différences apparentes, c’est-à-dire physiques. Toutefois, la notion de groupe ethnique ne reflète pas de composante biologique comme le fait la notion de race et constitue ainsi un substitut imparfait pour cette notion. Les motifs de distinction illicites visés par la Convention ne se limitent pas, comme on pourrait le croire à première vue, à des signes distinctifs physiques.

Grec et un Barbare n’est pas son origine mais sa connaissance de la langue et de la culture grecques. Des interprétations médiévales de l’Ancien Testament divisaient les hommes en fils de Cham, fils de Sem et fils de Japhet. Un autre débat intervient après la découverte des Amériques, en particulier lors de la controverse de Valladolid : où faut-il placer, dans les théories existantes, les indigènes du Nouveau Monde ? Cet article représente la première tentative théorique de diviser l’humanité en  races .

Michel Foucault dans Il faut défendre la société. De plus, il oppose au sein de la nation française deux races, les Gallo-Romains et les Francs. Le terme de  race  était utilisé de manière métaphorique pour désigner telle ou telle population spécifique. Chez cette race nouvelle Où j’aurai quelque crédit Vous ne passerez pour belle Qu’autant que je l’aurai dit. Les différences visibles parmi les groupes humains entre types physiques ont produit, à l’âge de la science moderne — qui correspond à la découverte du  nouveau monde  où se découvrent d’autres populations — des tentatives visant à classifier l’espèce humaine en fonction de races, décrites généralement selon la couleur de la peau.

La science naturelle débute en établissant des classifications, aux fins de répertorier puis de comparer les êtres vivants. Buffon et Carl von Linné sont les principaux naturalistes. Avec Carl von Linné, apparaît pour la première fois, une classification à visée  scientifique . Carte ethnographique : Meyers Konversations-Lexikon, 4e édition, 1885-90, T11, p.

Lumières par les inventeurs de l’anthropologie, de l’anthropométrie et de la craniométrie. La vérité est qu’il n’y a pas de race pure et que faire reposer la politique sur l’analyse ethnographique, c’est la faire porter sur une chimère. Les plus nobles pays, l’Angleterre, la France, l’Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé. L’Allemagne fait-elle à cet égard une exception ?

Tout le Sud a été gaulois. Tout l’Est, à partir d’Elbe, est slave. Types principaux des différentes races humaines, dans les cinq parties du Monde , d’après Karl Ernst von Baer, 1862. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Unesco a publié quatre études rassemblant un grand nombre de savants et penseurs. Après-guerre, la notion de race est de moins en moins intégrée à la démarche anthropologique, dont l’objet repose essentiellement sur les productions sociologiques et psychologiques des cultures humaines. L’anthropologie, par ses observations et son mode de fonctionnement, s’avère incapable de déterminer la race. Les partisans du classement de l’espèce humaine en races cherchèrent un instrument de mesure susceptible de donner des critères de différenciation.