Les quatre montagnes de George Sand PDF

Représentation du massacre de Sand Creek par le Cheyenne Howling Wolf. Le colonel John Chivington et ses 700 cavaliers attaquèrent le camp amérindien qui comptait 500 personnes, guerriers mais aussi femmes, vieillards et enfants. Ils continuèrent de vivre et chasser sur les riches pâturages à bisons de l’Est du Colorado et de l’Ouest Kansas. Les Cheyennes opposés les quatre montagnes de George Sand PDF traité prétendaient qu’il avait été signé par une petite minorité de chefs sans le consentement ni l’approbation des autres tribus, que les signataires n’avaient pas compris ce qu’ils signaient, et qu’ils avaient été corrompus par une large distribution de cadeaux.


Pantalon de toile, casquette et blouse bleue, talons de bottes coupés, George Sand parcourt la montagne. En 1834, elle débarque à Chamonix avec « 350 lieues dans le postérieur et une quarantaine dans les jambes », rejoint ses amis Liszt et Marie d’Agoult à l’hôtel de l’Union. La petite troupe fume des cigares, boit du punch… « Des gens mystérieux, chevelus comme des sauvages où il n’est pas possible de reconnaître les hommes d’avec les femmes, les valets d’avec les maîtres ! » dit-on à l’hôtel où l’on recompte l’argenterie.

George Sand détonne. Femme libre, pionnière, elle adhérera au Club Alpin Français dès sa création en 1874, en un temps où l’on pense que les excursions ne sont pas faites pour le « sexe aimable ».

Cette passion, Colette Cosnier l’a pistée suivant une géographie singulière : les Pyrénées pour la jeunesse, les Alpes pour les années de violence et de passion, l’Auvergne pour la sagesse de l’âge mûr. Et une quatrième pour l’éternité…

Le déclenchement de la guerre de Sécession en 1861 conduisit à une réorganisation des forces militaires sur le territoire du Colorado. Le 16 mai 1864, un détachement commandé par le lieutenant George S. Eayre se rendant au Kansas rencontra des Cheyennes sur leur territoire de chasse aux bisons près de la Smoky Hill River. Après plusieurs années de conflit entre Blancs et Amérindiens dans le Colorado, une troupe d’environ 800 Cheyennes et leur chef Black Kettle se rendent à Fort Lyon afin de négocier un accord de paix. Portrait du colonel de l’armée américaine John Chivington. Chivington fut un prédicateur méthodiste et un opposant à l’esclavage. Le lendemain matin, Chivington ordonne à ses troupes d’attaquer.

Un officier, le capitaine Silas Soule, refuse de suivre les ordres et demande à ses hommes de ne pas ouvrir le feu. Les soldats de Chivington massacrent la plupart des Indiens présents, souvent désarmés. Les estimations des pertes amérindiennes sont de 150 à 200 morts, principalement des femmes et des enfants. Bon nombre des cadavres sont mutilés, et pour la plupart ce sont des femmes, des enfants et des vieillards.