Les reptiles et les batraciens PDF

Les amphibiens vivent dans une grande variété d’habitats mais la majorité des espèces affectionnent les écosystèmes terrestres, d’eau douce ou arboricoles. Il y a accouplement en général, mais sans fécondation interne, le mâle déversant son sperme sur les œufs au moment où la femelle pond. Le plus grand amphibien vivant mesure lui jusqu’à 1,8 m de long. Les amphibiens sont qualifiés à tort d’animaux  à sang froid  car ils sont poïkilothermes, c’est-à-les reptiles et les batraciens PDF qu’ils ne peuvent pas réguler la température de leur corps, et sont donc dépendants des conditions thermiques extérieures.


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Leur métabolisme de base est faible et, par conséquent, leurs besoins alimentaires et énergétiques sont peu importants. Au stade adulte, ils ont des conduits lacrymaux et les paupières mobiles, et la plupart des espèces ont des oreilles qui peuvent détecter des vibrations dans l’air ou du sol. Les trois grands groupes d’amphibiens vivant actuellement sont assez différents, tant par leur mode de vie que par leur apparence. On appelle communément grenouilles les membres de cet ordre qui ont la peau lisse, tandis que ceux avec une peau verruqueuse sont connus comme des crapauds. La différence entre grenouilles et crapauds n’est pas basée sur un caractère officiel taxonomique et il y a de nombreuses exceptions à cette règle. Bien que la plupart des espèces soient associées à des habitats humides, certaines se sont spécialisées pour vivre dans les arbres ou dans les déserts.

L’ordre des anoures est divisé en trois sous-ordres qui sont largement reconnus par la communauté scientifique, mais les relations entre certaines familles restent floues. Le sous-ordre des Neobatrachia est de loin le plus vaste et comprend les autres familles de grenouilles modernes, comprenant notamment les espèces les plus communes. Les salamandres n’ont pas de griffes, ont une peau dépourvue d’écailles, lisse ou recouverte de tubercules, et une queue aplatie verticalement. Les salamandres sont présentes dans tout la région Holarctique de l’hémisphère Nord. La plupart des salamandres mesurent moins de 15 cm de long. Elles peuvent être terrestres et aquatiques, et de nombreuses espèces alternent entre ces deux habitats au cours de l’année.

Le sous-ordre des Cryptobranchoidea comprend les salamandres primitives. Le mâle creuse le nid, incite la femelle à pondre ses œufs à l’intérieur, et les garde. Le sous-ordre des Salamandroidea est composé de salamandres plus évoluées. Elles diffèrent des cryptobranchides par leur os préarticulaire fusionné à la mâchoire inférieure, et par leur pratique de la fécondation interne. Le troisième sous-ordre, celui des Sirenoidea, compte quatre espèces dans son unique famille des Sirenidae.

Les membres de cet ordre sont des salamandres aquatiques ressemblant à des anguilles, dépourvues de membres postérieurs et aux membres antérieurs réduits. La fertilisation semble être externe car les mâles n’ont pas les glandes cloacales utilisées par les salamandrides pour produire les spermatophores et les femelles n’ont pas de spermathèques pour le stockage du sperme. Ce sont de longs animaux cylindriques dépourvus de pattes, ressemblant aux serpents et aux vers. La plupart des espèces pondent leurs œufs sous la terre, et dès que les larves éclosent elles se dirigent vers le point d’eau le plus proche. D’autres espèces portent les œufs, et la métamorphose a lieu avant qu’ils n’éclosent. Les couleurs vives de Hyperolius viridiflavus indiquent que c’est une espèce toxique.

La structure tégumentaire de la peau des amphibiens comporte certaines caractéristiques communes avec celle des autres vertébrés terrestres. Les cécilies diffèrent des autres amphibiens par leurs écailles dermiques intégrées dans le derme, entre les sillons de la peau. Ces écailles ont une vague ressemblance avec celles des poissons osseux. Pour éviter que leur peau fine et fragile ne se dessèche, les amphibiens ont développé des glandes à mucus, principalement localisées sur la tête, le dos et la queue. Les sécrétions produites par celles-ci les aident à garder la peau humide. En outre, la plupart des espèces d’amphibiens ont des glandes qui sécrètent des substances désagréables ou toxiques. Les principales glandes productrices de poison, les parotides, produisent une neurotoxine, la bufotoxine.

La couleur de la peau des amphibiens dépend de trois couches de cellules pigmentaires appelées chromatophores. Contrairement aux poissons osseux, il n’y a pas de contrôle direct du système nerveux sur les cellules pigmentaires, et cela se traduit par un changement de couleur plus lent que chez les poissons. Le squelette des amphibiens ressemble fortement à celui des autres tétrapodes. En effet ils ont tous quatre membres, sauf pour les cécilies et quelques espèces de salamandres aux membres réduits ou absents. Les os sont creux et légers.