Les tableaux hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles du Musée des Augustins PDF

Né dans la les tableaux hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles du Musée des Augustins PDF du Roussillon, Jacint Rigau, dont l’orthographe fut francisée en Hyacinthe Rigaud, est considéré comme l’un des plus célèbres portraitistes français de la période classique. Pour Jacques Thuillier, professeur au Collège de France :  Hyacinthe Rigaud fut l’un de ces peintres français qui sous l’Ancien Régime connurent comme portraitistes la plus haute célébrité. Rigaud doit sa célébrité à la fidélité de la dynastie des Bourbons, dont il peint les effigies sur quatre générations.


Il recrute l’essentiel de sa clientèle parmi les milieux les plus riches, parmi les bourgeois, financiers, nobles, industriels et ministres. Son œuvre livre une galerie de portraits quasi complète des dirigeants du royaume de France entre 1680 et 1740. Rigaud a côtoyé tous les grands ambassadeurs de son siècle et quelques monarques européens. Petit-fils de peintres-doreurs en Roussillon, formé dans l’atelier paternel de tailleur d’habits, Hyacinthe Rigaud se perfectionne auprès d’Antoine Ranc à Montpellier dans les années 1671, avant de gagner Lyon quatre ans plus tard. Arrivé à Paris en 1681, il obtient le prix de Rome en 1682, mais ne fait pas le voyage à Rome, sur les conseils de Charles Le Brun. Rigaud peuplent aujourd’hui les plus grands musées du monde. Né deux jours plus tôt, rue de la Porte-d’Assaut, Rigaud n’est pas encore Français puisque le Roussillon et la Cerdagne ne sont annexés au royaume de France que le 7 novembre suivant, grâce au traité des Pyrénées.

Vue de la ville de Perpignan en 1642, A. Saint-Jacques de Perpignan et anciennement au couvent des Minimes. Rigaud peintre et l’autre de damoiselle Rigaud avec leurs quadres dorés . Cette Vie fut composée afin de contenter le désir du grand-duc de Toscane Cosme III de Médicis qui souhaitait obtenir de chaque peintre, dont il possédait l’autoportrait, une biographie circonstanciée. Dans ce témoignage direct, non exempt d’approximations, aucune formation picturale n’est mentionnée avant le départ de Rigaud, dans les années 1675, pour Montpellier.

Avant cette date, le métier de son père forme probablement l’œil du jeune Hyacinthe à la science des drapés, des agencements et des couleurs. Article détaillé : Chronologie de la vie de Hyacinthe Rigaud. La plupart des témoignages anciens, y compris les biographies que l’on prête à Rigaud lui-même, parlent donc de l’envoi du jeune artiste à Montpellier dès 1671, à la suite du décès de son père. Verdier, peintres assez médiocres : quelques personnes assurent qu’il travailla aussi chez Ranc le pere, dont les portraits approchoient de ceux de Van Dyck.

Bien que le contrat d’apprentissage de Rigaud n’ait pas été retrouvé, il est probable que, mineur, il se trouve placé chez Paul Pezet, en accord avec les règles de l’époque en usage en Roussillon :   l’élève est logé et nourri chez le maître, bien que les frais de nourriture restent parfois aux frais de la famille. Si Pezet, dont on ne connaît à ce jour qu’une Pietà attestée à Mont-Louis, ne semble pas avoir développé de talents suffisants pour former le style du jeune apprenti, sa collection de tableaux de maîtres flamands initie probablement l’œil de Hyacinthe. Autoportrait de Sébastien Bourbon, complété par Hyacinthe Rigaud, 1733, Versailles, musée national du château – Inv. Autoportrait dit au  manteau bleu , 1696, château de Groussay. La sphère artistique montpelliéraine est alors très active.

Français  quoique originaire de Bruxelles et grand imitateur du style de Rubens et de Van Dyck, amena-t-il à Montpellier la connaissance des techniques picturales nordiques. Jean Ranc, futur gendre par alliance du catalan, fait ses premières armes auprès d’un Rigaud déjà bien établi à Paris. Au départ de Hyacinthe Rigaud pour Lyon, quatre ans après son arrivée à Montpellier, Ranc se serait écrié :  Jamais je ne saisirai comme vous la nature avec tant de précision, jamais je ne la développerai avec tant d’adresse. Portrait de Jean De Brunenc, gravure de Cornelis Martinus Vermeulen en 1689 d’après Rigaud. Malheureusement, peu d’éléments d’archives ont pu lever le voile sur l’activité de Rigaud à Lyon. Il achève de se laisser convaincre par Drevet qui, lui aussi, est attiré par les lumières parisiennes.

Charles Le Brun, 1730, détail du tableau figurant Le Brun et Mignard, Paris, musée du Louvre – Inv. Hyacinthe Rigaud vint à Paris en 1681, dans la vue de s’y perfectionner en voyant les ouvrages des excellents peintres qui composaient la célèbre Académie que le roi Louis XIV y avait établie au commencement de son règne. Rigaud vise rapidement l’Académie royale de peinture et de sculpture. Auparavant, Hyacinthe Rigaud se présente à l’obtention du prix de Rome qui permet de partir étudier à Rome les maîtres italiens et se former ainsi aux techniques les plus difficiles. Lafage revint en France, à Aix-en-Provence, où un futur modèle du Catalan, le conseiller au parlement de Provence Jean-Baptiste Boyer d’Éguilles, lui commande une série de douze dessins sur des sujets mythologiques. Rigaud pressent alors le succès et  se jette  sur un marché lucratif et qu’il va rapidement révolutionner.