Lettres choisies, 1940-1977 PDF

Né, dans une famille originaire de Haute-Provence, du typographe Louis Marrou et d’une mère brodeuse, Henri-Irénée Marrou fit de brillantes études au lycée Thiers de Marseille. Si son père était agnostique, sa mère, lettres choisies, 1940-1977 PDF pratiquante, avait veillé à ce qu’il reçût une éducation religieuse soignée.


De l’exil américain au triomphe international, ce livre invite à suivre, tout au long d’une vaste sélection de lettres, le cheminement de l’auteur de Lolita – itinéraire professionnel dans les échanges avec ses éditeurs ou des amis comme Edmund Wilson ou Katharine A. White, rédactrice du New Yorker, ou bien intime dans le courrier adressé aux divers membres de sa famille et en particulier à Véra, sa femme, et à Dmitri, son fils. […] Cette correspondance révèle la relation entre l’oeuvre et l’homme. L’entomologiste qui obtient un poste de chercheur au Museum of Comparative Zoology de Harvard en 1942 manie les mots comme les papillons, avec la même rigueur scientifique, la même curiosité et la même persévérance. Le professeur de littérature de Cornell University pose un regard original et créatif sur les auteurs qu’il enseigne, ce qui ne l’empêche jamais d’être critique, ni d’avouer une passion immodérée pour quelques grands maîtres, comme Tolstoï. Le succès venu, Nabokov s’installe en Suisse où il écrit les chefs-d’oeuvre que sont Feu pâle et le magistral Ada. Document exceptionnel, ces Lettres choisies résonnent des conceptions personnelles de Nabokov, partisan d’une littérature parodique, baroque, et forment un véritable autoportrait, riche, coloré comme les reflets diamantés de son art inimitable.

Admirateur de Teilhard de Chardin et de Charles Péguy, il rencontra Emmanuel Mounier, avec qui il collabora à la revue Esprit à partir de 1935. Il fut également le fondateur des Études augustiniennes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’engagea dans la Résistance. Il approuva vivement Vatican II, combattant à la fois les intégristes et les progressistes influencés par le marxisme. Ses livres sur la culture intellectuelle et religieuse de l’Antiquité tardive, ses travaux sur les Pères de l’Église, particulièrement sur saint Augustin, ses réflexions sur la  connaissance historique  et la  théologie de l’histoire , lui valurent une réputation internationale et lui attirèrent de nombreux disciples. Il fut un ami de Marcel Simon et d’Emile Goué. Sa fille, la slaviste Françoise Flamant, a publié en 2006 ses carnets posthumes.

Son épouse Jeanne est décédée en 1976 à l’âge de 70 ans. Membre de l’Académie royale néerlandaise des arts et des sciences. Membre de l’Académie bavaroise des sciences. Traité de la musique selon l’esprit de saint Augustin, Paris, Le Seuil, 1942.

Neuchâtel, Éditions de la Baconnière, coll. Philosophie critique de l’histoire et « sens de l’histoire » , dans L’homme et l’histoire. Actes du VIe congrès des sociétés de philosophie de langue française, Paris, PUF, 1952, p. Préface à Élisabeth de Miribel, Edith Stein par une moniale française, Paris, Le Seuil, 1954. Paris, Le Seuil, collection « Points Histoire », 1975. Saint Augustin et l’augustinisme, Paris, Le Seuil, collections Microcosme  Maîtres spirituels , 1955. Les troubadours, Paris, Le Seuil, 1961.

L’Église de l’Antiquité tardive 303-604, Paris, Le Seuil, collection « Points Histoire », 1985. Patristique et humanisme, Paris, Le Seuil, 1976. Chaire inaugurée et occupée par Charles Guignebert de 1919 à 1937. Bulletin de l’Association Guillaume Budé, vol.