Ma part du Monde : Vingt-cinq ans de liberté d’expression PDF

Les participants scandent des slogans tels que  police partout, justice nulle part ! Rapidement la loyauté de la procédure policière est l’objet d’interrogations. Le 12 avril 2018, Julien Ma part du Monde : Vingt-cinq ans de liberté d’expression PDF et Yldune Lévy sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris.


Quand on a eu le privilège d’y pratiquer le journalisme en toute impertinence pendant vingt-cinq ans, on ne quitte pas Le Monde de son plein gré sans des raisons douloureuses. Entré au Monde comme on entre dans une cathédrale, Alain Rollat révèle de l’intérieur les complots et intrigues ayant entraîné les changements qui valent aujourd’hui au  » quotidien de référence  » d’être critiqué par certains de ses confrères. Revendiquant une part personnelle de responsabilité dans les mutations qui menacent désormais, à ses yeux, l’indépendance du Monde, il s’en fait reproche à lui-même autant qu’à Jean-Marie Colombani dont il fut le second dévoué, le  » préposé au bonheur social  » puis le conseiller critique. Ce vétéran du sérail – tantôt souriant, tantôt amer, sur le ton de ses anciennes chroniques quotidiennes – apporte un éclairage cru sur la vie interne du plus illustre titre de la presse française. Il relate également son combat personnel pour l’indépendance des journalistes du Monde contre les  » puissances d’argent  » et répond enfin, sans complaisance, aux réactions de ses anciens collègues après les accusations portées contre eux dans l’ouvrage de Pierre Péan et Philippe Cohen.

Il s’oriente ensuite vers la sociologie politique et il devient doctorant à l’EHESS. 1999, Le Nouvel Esprit du capitalisme. Thierry Fragnoli est le juge antiterroriste chargé du dossier. Le quotidien Le Monde, dans son éditorial du 17 mars 2009, souligne qu’en l’absence de flagrant délit, d’aveux, et même d’indices,  la justice et les enquêteurs se doivent répondre rapidement. Il doit également acquitter une caution de 16 000 euros.

Ces propos entendent répondre aux critiques qui soulignent combien il est surprenant et inhabituel de remettre en liberté quelqu’un considéré comme le chef d’une cellule terroriste. En juin 2009, Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy décident de se marier. Ils remarquent que les traces de pneus relevées à proximité de la voie sabotée ne  sont pas compatibles  avec la voiture de Coupat. Les pneus de la Mercedes 250 ont une largeur de 200 mm et la distance entre les bords intérieurs des roues du train avant et du train arrière est de 1 300 mm. Le 26 novembre 2009, le juge Thierry Fragnoli se rend en Loire-Atlantique pour entendre comme témoin Jean-Hugues Bourgeois. Le matériel aurait été acheté dans un magasin de bricolage des Hauts-de-Seine un peu plus tôt dans la journée.

Tarnac et des environs, demandant la  libération immédiate  des détenus. Les huit autres mis en examen, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, s’adressant à la police et à la justice, déclarent après avoir expliqué leur position et exprimé leur solidarité avec Julien Coupat :  nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu’à ce que vous le libériez, jusqu’à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. Selon Mediapart, le témoin  sous X  de l’affaire des sabotages qui a accusé Julien Coupat sur procès-verbal, n’est pas crédible. Ce témoin serait en effet sous le coup d’une condamnation pour  dénonciation de délits imaginaires , ce qui se révélera faux. Malgré les dénégations de François Philippe, le site Mediapart sort son article, mais omet, après la révélation de l’identité du vrai témoin, de revenir sur cette information. Le témoin qui a fait l’objet également d’accusations d’incendies et de menaces sera bien mis en examen pour incendie volontaire le 24 juin 2009, soit 7 mois après l’article de Mediapart. Sa mise en examen sera annulée en février 2010.

Le Canard enchaîné a fustigé les conditions de détention d’Yildune Lévy à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis : la nuit, toutes les deux heures, la lampe s’allume dans sa cellule pour officiellement  la protéger d’elle-même , mais il s’agit selon l’hebdomadaire, qui cite les juges, d’ attendrir la viande  de cette  dangereuse terroriste . L’affaire est rendue publique par un communiqué de Michèle Alliot-Marie qui se félicite des arrestations effectuées à Tarnac. Les Verts sont les premiers politiques à réagir au niveau national en faveur des personnes mises en examen. Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris, répond publiquement à André Vallini sur RTL, ce qui est inhabituel :  Je pense que M.