Manuel Des Confesseurs PDF

Comme en héraldique, les couleurs représentent des catégories pures : ce sont des couleurs conceptuelles dont les nuances n’ont pas d’importance. La couleur fondamentale des vêtements liturgiques fut originellement le blanc, couleur des vêtements du Christ transfiguré et ressuscité, dont le symbolisme s’enracine dans les textes bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament. Orient et d’Occident n’utilisent manuel Des Confesseurs PDF le rouge et le blanc. Le blanc marque alors la pureté de l’Agneau sans tache, et le rouge son sacrifice.


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Le blanc sert aux solennités et aux jours ordinaires. On constate l’absence du violet, pourtant déjà attesté pour le dimanche de Laetare et la fête des saints Innocents. De la vigile de la Pentecôte jusqu’au samedi dans l’octave inclus. Saints Innocents : Rome, sauf le jour octave qui est en rouge. Rome suit encore pratiquement à la lettre cette disposition en fixant selon l’ordre ci-dessus l’usage de cinq couleurs : le blanc, le rouge, le vert, le violet et le noir, en précisant que celui-ci est équivalent au violet qui peut être utilisé à la place du noir. Rouge : les Églises de Paris, Lyon, Arras ou Cambrai utilisent le rouge à la fête de la Toussaint en raison du grand nombre de martyrs parmi les saints alors que Rome utilise le blanc, couleur de ceux qui sont auprès du trône de Dieu dans l’Apocalypse de saint Jean. Cendré : utilisé dans le rite lyonnais, aux féries de Carême.

Paris employait également des ornements de cette couleur pendant tout le carême. Enfin, les actes de la pratique attestent des variations notables par rapport à ces modèles qui n’ont pas encore valeur normative. Seul le dépouillement des testaments ecclésiastiques et de très nombreux inventaires de trésors liturgiques, pour la plupart inédits, permettent de se faire une idée des modalités réelles de mise en œuvre des couleurs liturgiques. Sur ce comme sur tant d’autres, les codifications liturgiques qui ont suivi le concile de Trente marquent une volonté d’uniformisation sans précédent des couleurs liturgiques. C’est un abus de l’utiliser ailleurs, notamment pour d’autres fêtes mariales. Le violet devient la couleur du deuil et des funérailles, l’usage du noir devenant facultatif.