Maxence Van der Meersch, héraut du peuple PDF

Maxence Van der Meersch en 1936. Son œuvre, empreinte d’humanisme est essentiellement tournée vers la description des gens modestes du Nord, sa région natale et repose sur trois grands axes, la documentation, le reportage et l’autobiographie. Son père monte une entreprise qui échoue et l’occupation allemande lors de la Première Guerre mondiale impose maxence Van der Meersch, héraut du peuple PDF épreuves terribles à toute la population.


Première thèse de littérature française consacrée à celui qui fut le Prix Goncourt 1936, « Maxence Van der Meersch, héraut du peuple » se propose d’examiner la place du romancier septentrional dans la littérature populaire, notamment en confrontant les choix esthétiques et les oeuvres romanesques de l’écrivain aux courants populiste et prolétarien, mais aussi en étudiant les rapports personnels que le romancier entretint avec le peuple. L’examen de ses idéologies sociales et politiques permet de mieux cerner un homme qui, fidèle à ses convictions, refusa d’intégrer un groupe qui ne le représentât pas intégralement et demeura ainsi inclassable tant sur le plan littéraire que politique. Les thèmes de prédilection du romancier sont passés en revue, femmes pécheresses, rachat par la souffrance, figures christiques, personnages d’hercules, etc. ; et l’analyse de ces différents poncifs et clichés, populaires ou non, conduit à une remise en questions des reproches de manichéisme et de simplification extrême souvent faits à l’écrivain.
Si son engagement et sa volonté de convaincre l’amenèrent parfois à des prises de position très tranchées, la principale cause qu’il voulut défendre fut celle du peuple, pour lequel son attachement ne se démentit jamais. L’étude s’appuie sur les romans publiés et inédits de l’auteur, ainsi que sur les nombreux et précieux documents présents au Fonds Maxence Van der Meersch de Wasquehal et dans les archives Albin Michel à l’IMEC. Elle est complétée par des annexes qui exhument des textes jusque là restés inédits.

Maxence Van der Meersch est né au domicile de ses parents. Il est un enfant de santé très fragile qui naît dans le milieu relativement aisé de la petite bourgeoisie de Roubaix, l’une des villes les plus prospères de France à l’époque grâce à son industrie textile. Cette dernière est issue d’une précédente relation de Marguerite Augustine Demarque. Le ménage de ses parents n’y résiste pas. Sa mère Marguerite sombre dans l’alcoolisme et son père Benjamin, avec qui Maxence va vivre, mène une vie jugée dissolue.

Gambetta de Tourcoing, Maxence montre un talent pour l’écriture qui le mène à des études de droit et de lettres. En juillet 1923, il effectue avec sa marraine Pauline Hilst un voyage de quelques jours à Bruges, cette portion de la Flandre belge épargnée par les combats de 1914-1918. Il est fort impressionné et y revint autant de fois qu’il le peut. Les finances paternelles vont mieux, offrant au fils une certaine liberté. En 1929, de cette union non officielle qu’il régularise le 5 février 1934, naît sa fille Sarah, prénommée ainsi en souvenir de sa sœur. Thérèze, qui continue de travailler en usine, sera l’unique amour de sa vie et est la clef essentielle à la compréhension de l’œuvre de Van der Meersch, qui fait de la stabilité du foyer familial le fondement du bonheur personnel et d’une société harmonieuse. Elle inspire le cycle romanesque La Fille pauvre.

Avocat de formation, il exerce très peu. Le buste de Maxence Van der Meersch, au milieu d’un parterre de fleurs, devant la mairie du Centre, Wasquehal. Il obtient sa revanche en 1936, avec L’Empreinte du dieu, récit du destin tragique d’une paysanne belge. Cette même année, décède sa seconde fille Benjamine.