Mithra et le Mithriacisme PDF

Mithra et le taureau, fresque de Marino. Mithra ou Mithras est originellement un dieu indo-iranien, fils mithra et le Mithriacisme PDF’Anahita. Plusieurs documents hittites attestent son existence dès le IIe millénaire av.


Dans le monde gréco-romain, Mithra n’est pas un dieu parmi les autres, ni comme les autres. Venu d’ailleurs avec un lointain héritage indo-européen, il n’est pas lié à tel ou tel sanctuaire topique. On l’honore partout où un groupe de fidèles renouvelle en son nom le repas jadis partagé avec le Soleil sur la peau du taureau mis à mort pour abreuver la création: un culte à fortes connotations cosmiques et que différencient le rituel très particulier de ses initiations en même temps qu’une doctrine vitaliste du sacrifice et du salut.

Ce livre, qui intègre les recherches et les découvertes les plus récentes, expose, avec clarté et rigueur, le dossier complexe et fascinant des Mithriaca.

Ancien élève de l’École Française de Rome, membre de l’Institut, Robert Turcan, professeur émérite à la Sorbonne, a publié, tant en France qu’à l’étranger, de nombreux ouvrages qui font autorité sur l’Antiquité romaine. On lui doit notamment Héliogabale et le sacre du soleil, Mithras Platonicus, Religion romaine, L’Art romain dans l’histoire et, aux Belles Lettres, Vivre à la cour des Césars et Les Cultes orientaux dans le monde romain.

Une révolution religieuse dont la date n’est pas connue a eu lieu en Iran et a transformé en démons certains dieux. 1 500 ans au christianisme primitif, mais qui connut son apogée à Rome au moment de la naissance de ce dernier. Mithra était particulièrement populaire dans les armées, essentiellement chez les soldats et les centurions, bien que quelques légats aient comptés parmi ses dévots. Beaucoup d’esclaves et d’affranchis faisaient également partie de ses fidèles. Celui-ci s’est principalement répandu en Italie, en Grande Bretagne et sur les rives du Rhin et du Danube. On possède peu d’éléments sur le contenu du mithraïsme et les valeurs qu’il véhiculait. Seules deux scènes de la geste de Mithra sont actuellement bien connues et identifiées : sa naissance et la tauroctonie.

Cette scène est représentée sur de nombreuses statues. La tauroctonie est sans conteste la scène la plus représentée dans les sanctuaires du dieu, qu’il s’agisse de sculptures, de bas-reliefs ou de fresques. Il semble qu’après avoir chassé le taureau, Mithra l’ait rattrapé et tué. Le sacrifice du taureau serait à l’origine de la vie, le sang de l’animal fertilisant la terre. Le mithraïsme est un culte à mystères.

Le fidèle devait subir une initiation pour être pleinement accepté parmi les plus fervents fidèles. Le sanctuaire dédié à Mithra porte actuellement le nom mithraeum ou de mithrée. Ces sanctuaires étaient parfois installés à l’intérieur de grottes naturelles. Cependant la plupart de ces temples étaient construits artificiellement et se contentaient de reproduire la forme d’une grotte : ils étaient généralement au moins partiellement souterrains.

Les plafonds de certains sanctuaires représentent le ciel étoilé. Rome, la Basilique Saint-Clément-du-Latran possède dans ses sous-sols des vestiges d’un temple mithraïque. En outre, des bronzes mithriaques ont été découverts à Angleur près de Liège par hasard à la fin de 1881 ou au début de 1882 par un ouvrier briquetier. Ces bronzes exceptionnels, presque uniques, appartenaient à la décoration d’un sanctuaire probablement proche mais encore non identifié. En Angleterre, le Mithraeum de Londres découvert en 1954 et restauré en 2017 ouvre ses portes au public en novembre 2017. 1993 et est encore visible dans un endroit aménagé sous un immeuble.

Clauss, The Roman cult of Mithras, New York, 2000, p. Jean Haudry, Les Indo-Européens, Paris, PUF,  Que sais-je ? Plutarque, Vie de Pompée, XXIV, 7. Noll, The mysteries of Mithras in the Roman Orient : the problem of origins, in Journal of Mithraic studies, t. John Scheid, « Religion, institutions et société de la Rome antique », p.

David, The exclusion of women in the Mithraic mysteries: ancient or modern? Clauss, Cultores Mithrae: die Anhängerschaft des Mithras-Kultes, Stuttgart, 1992, p. Burkert, Les cultes à mystères dans l’Antiquité, Paris, 1992, p. Price, Religions de Rome, Paris, 2006, p. Clauss, The Roman cult of Mithras, New York, 2000, pp.

Clauss, The Roman cult of Mithras, New York, 1992, p. Lavagne, Importance de la grotte dans le mithriacisme en Occident, in Études mithriaques : actes du 2e congrès international de Téhéran, du 1er au 8 septembre 1975, Téhéran-Liège, 1978, pp. Ulansey, The origins of the Mithraic mysteries, Oxford, 1989. Alvar, Romanising oriental gods: myth, salvation and ethics in the cults of Cybele, Isis and Mithras, Leyde, Brill, 2008, p. Clauss, Mithras und die Präzession, in Klio, t.

Marleen Martens, Guy de Boe, éd. Roman mithraism: the evidence of the small finds, Bruxelles, 2004, p. Olivier Latteur, Un sanctuaire de Mithra à Tirlemont, in Wavriensia-Racines, t. Jean-Luc Schütz, Les bronzes mithriaques d’Angleur.

Publication de l’Institut archéologique liégeois, 2011. Site internet en français dédié au dieu Mithra. Les Amis de Mithra, site monographique sur le mithraïsme. Salomon Reinach, La morale du mithraïsme, Cultes, mythes et religions, t.

La Basilique Saint-Clément à Rome, site de la Basilique à Rome possédant sous ses fondations des vestiges d’un temple mithriaque. Article  Mithra  dans le dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Daremberg et al. 1919, mis en ligne par l’université de Toulouse Le Mirail. Jaime Alvar, Romanising Oriental Gods: Myth, Salvation and Ethics in the Cults of Cybele, Isis and Mithras, Leyde-Boston, 2008.