Numismatique De L’Ancienne Afrique PDF

Journal officiel de la République française le lendemain, numismatique De L’Ancienne Afrique PDF décembre 1945. En Afrique, les zones franc constituent des espaces monétaires et économiques.


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La plupart des pays de ces zones ont mis en place des mécanismes de contrôle des changes afin d’éviter les fuites de devises. La règle du jeu monétaire est simple : dans tous les pays membres circuleront désormais des billets de nom et des graphismes différents mais de valeur respective fixe — la parité. Un franc CFA ou comorien vaudra donc partout et toujours 2 centimes français — 1 franc français vaut donc 50 francs CFA ou comoriens. Les initiales CFA désignent alors la  Communauté financière africaine  pour les sept États de l’Ouest et la  Coopération financière de l’Afrique centrale  pour les six autres pays. Cette  libre convertibilité  devient une arme à double tranchant, car imprimer du franc CFA équivaut à créer du franc français. La Banque de France aura donc pour tâche de surveiller au plus près les politiques monétaires des trois banques centrales africaines et comorienne. Cette prééminence passe par l’engagement de la Banque de France de fournir en cas de besoin des devises aux trois banques centrales si celles-ci épuisent leurs réserves — en fait elle s’engage à combler les trous.

Pendant longtemps, les soldes ont toujours été à peu près équilibrés, le système ne coûtait pas beaucoup de devises à la France, d’autant plus qu’elle n’intervenait qu’en dernier recours. Les banques centrales devaient d’abord inciter les pays endettés de la zone à négocier en priorité des délais de paiements supplémentaires à leurs créanciers étrangers avant de demander de bénéficier de la couverture du parapluie monétaire français. En 1958, le franc CFA devient  franc de la communauté française d’Afrique . Avec les indépendances, une première critique de nature  idéologique  traverse la zone franc. Selon ses détracteurs, le mécanisme du franc CFA pérennise des relations dépassées entre les pays nouvellement indépendants et l’ancienne métropole coloniale. Les États africains sont privés d’un réel pouvoir monétaire qui est un rouage d’une réelle indépendance. Un autre débat, tournait autour des conséquences des fluctuations du franc français, car la valeur du franc CFA dépendit longtemps des impératifs des relations économiques et financières entre la France et l’Allemagne plutôt que de la réalité et des besoins des pays membres de la zone franc.

Quand le franc français était dévalué, toutes les autres grandes monnaies devenaient plus chères, leurs produits plus onéreux et leurs dettes en dollars toujours plus lourdes. En 1985, la Guinée équatoriale intègre le système et en 1997 la Guinée-Bissau l’intègre à son tour. En septembre 1993, la  libre convertibilité  est abolie. En 2015, Kako Nubukpo, le ministre togolais chargé de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques, sème la discorde en critiquant ouvertement la BCEAO. Il y a aujourd’hui le FCFA qui est garanti par le trésor français. Mais cette monnaie, elle est africaine.

Il faut maintenant que réellement dans les faits cette monnaie soit la nôtre pour que nous puissions, le moment venu, faire de cette monnaie une monnaie convertible et une monnaie qui permet à tous ces pays qui utilisent encore le FCFA de se développer. Le nombre de pays et territoires utilisant le franc CFA a changé dans le temps comme certains pays ont introduit leurs propres monnaies. Le franc CFA confère aux pays qui l’ont adopté, grâce à son lien fort avec l’euro, une crédibilité internationale que n’ont pas de nombreux autres pays. Cependant, si ce sont toujours les mêmes pays qui sont créditeurs, la tentation peut s’avérer forte, pour ces pays, de quitter le système. La maîtrise de la création monétaire a comme corollaire l’obligation de maîtriser la dépense publique. Il ne s’agit donc pas d’une zone monétaire commune mais de deux zones juxtaposées.