Nutrition minérale des ruminants PDF

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Cet ouvrage propose une synthèse actualisée et objective de la nutrition et de l’alimentation minérale des ruminants domestiques. Un chapitre est consacré aux rôles des éléments minéraux dans l’optimisation des fermentations dans le rumen. Pour chacun des éléments d’intérêt nutritionnel, macro- et oligoéléments, sont successivement abordés les fonctions au sein de l’organisme, les conséquences d’un apport alimentaire insuffisant ou excessif, les apports journaliers recommandés et ceux réalisés par les principales catégories d’aliments. Les éléments « nouveaux » potentiellement indispensables ou toxiques sont ensuite évoqués. Quelques considérations d’ordre pratique sur la stratégie de complémentation minérale des rations sont également abordées.

400 et 1 100 kg selon les races. Cet herbivore a une espérance de vie moyenne de 25 ans. Le chameau de Bactriane et le dromadaire appartiennent au même genre biologique. Il y a 2 à 3 millions d’années, l’ancêtre du dromadaire aurait pénétré en Afrique.

La relation entre l’homme et le dromadaire remonte au IIe millénaire av. Des restes de dromadaire domestiqué ont été trouvés à Qasr Ibrim et datent du Ier millénaire av. Le squelette du crâne, comparable à celui du cheval par sa taille, présente une crête occipitale fort proéminente, à laquelle se rattache un puissant ligament cervical de nature à soutenir une tête lourde sur un cou long. Les sinus sont amples et profonds et procèdent de l’adaptabilité du dromadaire à la vie désertique.

En effet, le dromadaire présente un sac sinusal aveugle latéral qui n’est observé chez aucune autre espèce. Cette anatomie permet au dromadaire de récupérer une part importante de l’eau lors de l’expiration par les voies nasales. La partie osseuse du voile du palais est étroite, ce qui facilite l’extériorisation de sa partie molle chez le mâle en période de rut, appelée doula par les Arabes. Le maxillaire inférieur, long, présente une constriction centrale marquée, ce qui le fragilise et conduit à des fractures fréquentes lors des combats occasionnels entre mâles. Comme tous les mammifères, et en dépit de la longueur de son cou, le dromadaire possède sept vertèbres cervicales et son anatomie squelettique ne le distingue que peu des autres herbivores domestiques.

Les apophyses épineuses des vertèbres thoraciques et lombaires, bien que supportant la bosse, n’en sont pas plus longues pour autant. Chez l’animal adulte, la formule dentaire permanente comprend 34 dents avec l’ajout de molaires. Le système lymphatique se caractérise par un faible nombre de ganglions et des emplacements inhabituels tels que le ganglion thoracique externe ou le ganglion cervical inférieur. La veine jugulaire est large et facilement visible près de la tête, dans la partie distale du cou, lieu privilégié pour le prélèvement de sang.

D’autre part, la perte d’eau s’accompagne chez beaucoup d’animaux d’une augmentation de la viscosité du sang, qui se traduit à son tour par une augmentation de la température. La peau, contrairement aux autres herbivores, est peu mobile ce qui désavantage considérablement l’espèce dans les zones à fortes densités d’insectes piqueurs ou simplement volants, d’autant plus que l’animal est muni d’une queue courte, inefficace pour chasser les importuns. L’un des éléments anatomiques qui distingue nettement le dromadaire des autres ruminants est la nature du pied. Dépourvu de sabots, ce qui le range dans le groupe des digitigrades et non des onguligrades, le dromadaire a un pied large et élastique, bien adapté à la marche sur des sols sableux.

La bosse n’est qu’un tissu adipeux, blanc et de consistance douce, susceptible de varier en volume en vertu de l’état nutritionnel de l’animal. La plupart des mammifères vivant dans les zones désertiques se protègent de la chaleur et de la sécheresse en s’enfouissant dans le sol pendant les heures chaudes. Il est bien évident qu’un animal de la taille du dromadaire ne saurait satisfaire à une telle exigence. Aussi l’animal possède-t-il d’autres caractéristiques physiologiques pour s’adapter à ces conditions. Dans un environnement désertique avance une file d’une vingtaine de dromadaires, dont quelques jeunes. Groupe de dromadaires dans la vallée du Jourdain.