Oeuvres de Hippocrate PDF

Le serment d’Hippocrate est un serment traditionnellement prêté par les médecins en Occident avant de commencer à exercer. Collection hippocratique, traditionnellement attribués au médecin grec Hippocrate. Dans sa forme historique, ce serment n’a pas de valeur juridique, les médecins étant soumis à des codes nationaux régulièrement actualisés. Dans oeuvres de Hippocrate PDF formes modernes, la prestation d’un serment médical a gardé sa valeur symbolique.


5 Oeuvres de Hippocrate

Ce livre numérique présente une collection des oeuvres majeures de Hippocrate éditées en texte intégral. Une table des matières dynamique permet d’accéder directement aux différentes oeuvres.

Liste des oeuvres:

– De l’art
– Des airs, des eaux et des lieux
– La Loi
– Le Pronostic
– Serment d’Hippocrate

Traduction de Charles Victor Daremberg (1817-1872)

Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté. Dans quelque maison que j’entre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves. Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l’exercice de ma profession, je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. En 1839, parait à Paris, chez l’éditeur J-B. Baillière, le premier tome des Œuvres complètes d’Hippocrate, édition critique en français, avec le texte grec en regard, traduction d’Emile Littré. Ce dernier a placé dans ce premier tome, les textes éthiques, et en premier de ces textes, celui intitulé Le Serment.

Article détaillé : Médecine en Grèce antique. On sait peu de choses sur la datation exacte du Serment, ni pourquoi, ni dans quel but il a été rédigé, ni même qui étaient précisément les prestataires de ce serment. En Grèce antique, l’exercice de la médecine n’était pas règlementé comme aujourd’hui. L’art de soigner était entièrement libre, depuis les prêtres-guérisseurs des temples et sanctuaires, jusqu’aux exorcistes et rebouteux. De ce vaste ensemble émergent des communautés familiales spécialisées dans l’art médical. Les Asclépiades se seraient séparés des prêtres-guérisseurs, pour envisager les maladies comme un phénomène naturel et logique, et non pas comme une colère divine. Ce ne sont pas des athées : la nature est bien d’origine divine, mais la nature elle-même est soumise à des règles autonomes, accessibles à la raison humaine.

Ces médecins sont itinérants, pratiquant la médecine de cités en cités, la plupart des cités grecques de cette époque ne dépassant guère quelques milliers d’habitants. Venant de l’extérieur, le médecin doit inspirer la confiance en offrant des marques de respect. Debru, presque chaque mot du Serment a fait l’objet de controverses et de nouvelles hypothèses. Ce serment commence par une invocation aux Dieux, puis il se compose de deux parties bien distinctes et sans transition.

La deuxième concerne les devoirs envers les malades, avec des obligations et des interdits, cette partie a l’allure d’un code ou d’une table de commandements. L’invocation aux Dieux se comprend aisément. Hygie, déesse de la santé, et Panacée, déesse des soins. La première partie montre la force de la relation maître-élève en médecine, elle équivaut à la relation père-fils.

Le respect du maître relève de la piété filiale. C’est une vieille idée de l’antiquité qui a longtemps persisté : dans certains métiers, on ne peut être bon que de père en fils, car seul l’apprentissage dès l’enfance permet d’acquérir les dispositions nécessaires. Le nouveau-venu ou le tard-venu dans le domaine médical souffrait d’un préjugé défavorable. Cette partie du serment se présente comme un contrat associatif entre maître et élève, c’est l’expression d’une libre volonté entre individus privés. Ce n’est pas une loi, ou un règlement imposé, de la Cité qui s’appliquerait à des citoyens.

Ce type d’engagement est différemment interprété par les historiens. Grèce antique : le rituel d’initiation des Pythagoriciens qui, eux aussi ont une relation maître-élève analogue. C’est un des arguments qui font dire à Edelstein que le Serment d’Hippocrate serait imprégné de pythagorisme. Le bien du malade, au physique et au moral, est la priorité du médecin. Celui-ci doit faire ce qui est utile et avantageux pour le malade. Selon la doctrine hippocratique, un régime approprié peut corriger le déséquilibre des humeurs.

Selon Edelstein, les Pythagoriciens définissent les appétits du corps comme des conséquences des tendances de l’âme. Le médecin doit aider le malade à lutter contre des désirs malsains et incontrôlés d’une nourriture qui ne lui convient pas. L’interdiction du poison a fait l’objet d’un débat. Les commentateurs modernes considèrent qu’il s’agit bien de l’interdiction de faciliter le suicide assisté. Le médecin ainsi consulté sait parfaitement qu’il s’agit de suicide.

Le candidat discute avec sa famille et ses amis. Il prend sa décision, les réunit, fait un dernier sermon sur les valeurs de sa vie, et avale une coupe de poison, fournie par son médecin. Edelstein passe en revue toutes les écoles philosophiques grecques et leur positionnement sur le suicide. Une seule pose un interdit absolu, sans aucune exception : celle des Pythagoriciens. Il explique ainsi pourquoi ce passage du serment ne correspond pas avec ce qu’on sait de son cadre social.