Paillettes et sequins PDF

Auguste Bouquet, Le Repas de Paillettes et sequins PDF : Jean-Gaspard Deburau en Pierrot gourmand, vers 1830. Deburau au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Sa plus célèbre création est Pierrot, un personnage qui est l’ancêtre de tous les pierrots romantiques, décadents, symbolistes et du début du modernisme.


Autrefois réservées aux soirées habillées, les paillettes descendent aujourd’hui dans la rue et ornent au grand jour une étole chic aussi bien qu’un jean. Parsemées avec mesure, elles habillent et rehaussent toutes les pièces de votre garde-robe d’une touche de lumière. 29 modèles chatoyants et tendance décorés de paillettes classiques ou originales, translucides ou multicolores. Cousus, collés, fixés à l’aide d’épingles ou de rubans, paillettes et sequins renouvellent une veste, deviennent de superbes bijoux ou décorent un rideau ou un abat-jour.

Avant 1814, date où il apparut à Paris, Philippe était devenu acrobate et avait commencé à se produire à la tête d’une troupe itinérante probablement formée en partie de ses propres enfants. Il y commença probablement comme machiniste. Jules Janin publia en 1832 un livre de louanges titré Deburau, histoire du Théâtre à Quatre Sous et dès le milieu des années 1830 Deburau était connu du  tout Paris . Il semble avoir été presque universellement aimé par son public, qui était socialement varié, comprenant aussi bien les poètes romantiques du jour que les membres des classes laborieuses installés aux places les moins chères, les  enfants du paradis . Il s’agissait d’une représentation de bienfaisance, avec des acteurs des Funambules, mais aussi du théâtre du Gymnase, de l’Opéra de Paris et de la Comédie-Française.

Mais une partie de ce public, bien qu’admiratif, le confondait avec son personnage, et un jour de 1836, alors qu’il se promenait en famille, un gamin des rues qui importunait sa femme le traita de  Pierrot  avec de graves conséquences : Deburau le tua d’un coup de sa lourde canne. Et Rémy conclut :  Quand il poudrait son visage, sa nature, en fait, prenait le dessus. De là, on peut tracer une ligne jusqu’au Bip de Marcel Marceau. Pierrot n’était pas la seule création de Baptiste.

Deburau finit par mettre au point. Paresseux et asexué, il préfère largement se remplir la panse aux passe-temps amoureux d’Arlequin. Le Pierrot de Deburau ne subit jamais une telle dégradation. Cela peut avoir été en rapport avec ce que T.

Deburau avait instinctivement créé un rôle avec une présence scénique importante. Ses très larges blouse et pantalon de coton le libérèrent des contraintes de la robe de laine de ses prédécesseurs, et l’abandon de son col à jabot et de son chapeau mirent mieux en valeur les expressions de son visage. Une calotte noire était son austère unique ornement. Mais les véritables innovations de Deburau se produisirent dans la pantomime elle-même. Ses biographes et les chroniqueurs des Funambules soutiennent que ses pantomimes se ressemblaient toutes. La mélo-pantomime : Inspirés des mélodrames populaires du boulevard et sans rapport avec la commedia dell’arte, ces scénarios présentent Pierrot, non pas en héros, mais comme un subalterne — souvent un soldat, parfois un extra travaillant à la place du héros de la pièce.