Palais d’été des Tsars à Saint Pétersbourg PDF

Saint-Pétersbourg, en Russie, était, de 1732 à 1917, la résidence officielle des monarques russes. La prise d’assaut du palais en 1917, telle que représentée dans les peintures soviétiques et le film d’Eisenstein en 1927, sont devenus un symbole de la révolution russe. Le palais a été construit sur palais d’été des Tsars à Saint Pétersbourg PDF échelle monumentale qui était destinée à refléter la puissance et le pouvoir de la Russie impériale. Il a été conçu par de nombreux architectes, notamment Bartolomeo Rastrelli, dans ce qui est connu sous le nom du style baroque élisabéthain.


La restauration des palais d’été des tsars de Russie, commencée immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, connaît depuis plus de quinze ans un regain d’activité rendant possible aujourd’hui de nouvelles prises de vue qui en traduisent le luxe et l’élégance. A sa manière, chacun de ses palais peut être pris comme l’arrière-plan d’épisodes marquants de l’histoire russe, celui d’anecdotes liées aux membres de la famille impériale et à leurs passions, ou tout simplement comme le décor unique d’un art de vivre révolu, particulièrement raffiné. L’ouvrage envisage les cinq plus importantes résidences d’été impériales dans les environs de Saint-Pétersbourg (Peterhof, Oranienbaum, Tsarkoie Selo, Pavlovsk et Gatchina) avec à l’intérieur de chacun des chapitres un déroulement chronologique axé sur les souverains successifs de la Russie, de Pierre le Grand à Nicolas II. La plus grande partie des illustrations de l’ouvrage sont constituée par les photographies de Marc Walter. Récemment réalisées, elles font découvrir au lecteur certains pavillons et intérieurs tout juste restaurés et jamais montrés en Europe, ou des mises en scène d’objets personnels des tsars qui restituent l’atmosphère ancienne de ces résidences autant que le caractère de leurs différents propriétaires. On retrouve, en outre, des aquarelles d’intérieur ou d’extérieur du XIXe siècle commandées par les tsars et des clichés d’avant la révolution de 1917 permettant de voir la dynastie des Romanov dans sa vie quotidienne. La Russie impériale conserve dans l’imaginaire collectif un pouvoir évocateur qui ne diminue pas avec le temps.

Largement achevé en 1710, Versailles, avec sa taille et sa splendeur, exacerbe la rivalité entre les souverains d’Europe. Pierre le Grand, désireux de promouvoir tous les concepts occidentaux, souhaite avoir un palais moderne comme ses frères souverains. Cependant, contrairement à certains de ses successeurs, il n’aspire jamais à rivaliser avec Versailles. Le Palais d’Hiver vu depuis la Neva. Après le dégagement du site, le tsar s’engage alors dans la construction d’une maison plus grande entre 1711 et 1712.

Il semble que Pierre se lasse bientôt du premier palais, car en 1721, la deuxième version du Palais d’Hiver est construite sous la direction de l’architecte Georg Mattarnovi. C’est ici que Pierre le Grand meurt en 1725. Mais ces derniers n’aimait pas le site car Saint-Pétersbourg avait été fondée sur un marais, avec peu de lumière du soleil, et il était dit que seuls les choux et les navets y poussaient. Il était interdit d’abattre des arbres pour se chauffer de sorte que l’eau chaude n’était autorisée qu’une fois par semaine. Empire, l’édification de la ville progresse rapidement. Certains de ces nouveaux palais dans le style baroque flamand bien-aimé de Pierre, tels que les palais Kikine et Menchikov, sont toujours debout.

Pierre le Grand en 1725, la ville de Saint-Pétersbourg était encore loin d’être le centre de la culture et de la civilisation occidentale qu’il avait imaginé. Beaucoup d’aristocrates qui avaient été contraints par le tsar à habiter Saint-Pétersbourg partirent. Pierre Ier fut remplacé par sa veuve, Catherine Ire, qui régna jusqu’à sa mort en 1727. Le troisième palais, comme le second, était dans le style baroque pétrovien. En 1728, peu après l’achèvement du troisième palais, la cour impériale quitta Saint-Pétersbourg pour Moscou et le Palais d’Hiver perdit son statut de principale résidence impériale. Moscou avait de nouveau été désignée capitale, statut qui avait été accordé à Saint-Pétersbourg en 1713.