Penser et faire la géographie sociale: Contribution à une épistémologie de la géographie sociale PDF

Ce mémoire a été refusé en Mai 2008. Un second mémoire a été présenté en Septembre 2008. Il a été soutenu et validé. Il s’agit de penser notre penser et faire la géographie sociale: Contribution à une épistémologie de la géographie sociale PDF à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation.


Comment la géographie sociale est-elle perçue par ceux qui la font ou par ceux qui, sans y adhérer pleinement, lui reconnaissent des spécificités dans le champ de la géographie ? Comment peut-elle contribuer à positionner la géographie dans les sciences sociales? Vingt-cinq auteurs de différentes générations donnent leur point de vue dans le premier d’une série de trois ouvrages issus du colloque Espaces et sociétés aujourd’hui qui s’est tenu à Rennes en octobre 2004. Ces contributions qui portent sur les enjeux scientifiques et méthodologiques actuels révèlent la vita-lité et les capacités de renouvellement de cette orientation de la géographie qui s’est affirmée au début des années 1980. La géographie sociale a évolué dans ses paradigmes, ses questionnements, ses méthodes. Comme l’anthropologie, la socio-logie, l’histoire…, elle est passée des grandes théories explicatives à l’action et l’acteur; elle a renoué avec l’immatériel, l’idéel, le symbolique. Ouverte aux échanges avec d’autres géographies, pleinement investie dans les sciences sociales, la géographie sociale n’en continue pas moins à faire entendre un point de vue original sur le monde et sur la société. La plupart des auteurs réaffirment la nécessité ou le choix de l’implication et de l’engagement du chercheur, renouant ainsi avec des principes affichés par les pionniers de la géographie sociale. En se donnant pour objet la relation à l’autre, telle qu’elle se construit dans l’espace, plutôt que les configurations spatiales (le quartier, la ville, la région…), ces chercheurs sont en mesure d’expliciter des enjeux de pouvoir et des rapports de domination. C’est dans cette démarche d’approfondissement théorique et épistémologique que les auteurs envisagent des enjeux sociétaux (le vivre ensemble, la démocratie…), se positionnent par rapport à d’autres sciences sociales (géopolitique, sociolinguistique) et au sein de différents champs de recherche (médias, sport, santé, ville, risques). Il en ressort l’image d’une géographie sociale à la fois diverse et cohérente dans sa manière d’appréhender la dimension spatiale des sociétés.

En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue. C’est une période qui vient après la modernité. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité.

Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité. La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture. Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe. Pour lui, il n’y a pas de nature humaine, mais une ou plutôt des conditions humaines. Un se divise en deux : la société est une unité qui contient au moins deux classes : la bourgeoisie et le prolétariat.