Penser la socialisation en psychologie PDF

Pour les enfants : Une vie de chien ? Pendant neuf mois, penser la socialisation en psychologie PDF’enfant dans le ventre de sa mère s’habitue au goût du liquide amniotique, vit son rythme, est pensé par elle, se familiarise avec les voix parentales, est touché, caressé à travers la paroi abdominale.


Les auteurs, en référence aux enseignements de Philippe Malrieu (1912-2005), auteur majeur de la psychologie du xxe siècle trop peu connu, prolongent sa réflexion, la renouvellent, en resituant ses visées et ses exigences à la fois scientifique et citoyenne. En écho ou en contrepoint aux nombreux travaux de sociologie qui font des structures sociales le déterminant premier, voire unique, des conduites humaines, en débat avec les travaux de psychologie qui minimisent le rôle des structures et des normes sociales dans la construction du sujet humain, l’ouvrage montre comment Malrieu, ainsi que les chercheurs et les praticiens en psychologie qui adoptent, discutent et prolongent son modèle de la socialisation en psychologie, mettent au cœur de la construction de la personne, la délibération et les choix actifs concertés des individus, vis-à-vis des interactions plus ou moins conflictuelles qu’ils développent tout au long de leur vie avec la pluralité hétérogène de leurs environnements sociaux.

Mais, si le bébé naît avec une série de sensations familières, il est complètement dépendant de son milieu. L’articulation des différentes séquences entre elles s’organisera autour du point initial du nourrissage, premier besoin à satisfaire. Ensuite, à quelques semaines de vie, l’enfant se calmera en entendant sa mère ou son père approcher car il aura pu faire suffisamment souvent l’expérience que la suite du programme consiste à être pris à bras et nourri, bercé, abreuvé de paroles portées par une voix connue C’est la répétition et la constance des séquences et de l’ambiance sensorielle qui peu à peu offrent au bébé des points de repère qui établiront les bases de son sentiment de sécurité. Apparaîtra alors une insécurité liée à son vécu de discontinuité. Très tôt, le bébé tisse plusieurs liens d’attachement avec son entourage, mais une figure privilégiée se détache cependant et lui assure un sentiment de sécurité plus fort. La permanence de cette personne lui sera indispensable au cours des premiers mois, principalement en état de détresse. De cette première expérience relationnelle, se forge la consistance des liens qu’il pourra tisser avec son entourage et sa capacité à découvrir le monde.

Si les modèles familiaux et parentaux évoluent, la mère reste aujourd’hui souvent cette première figure d’attachement. Mais quand elle est absente ou n’est pas en capacité par exemple du fait de ses conditions de vie, des ses engagements professionnels, de sa santé mentale, le père prendra cette fonction auprès de l’enfant. Quoi qu’il en soit, du père ou de la mère, pour l’enfant c’est la permanence de cette figure préférentielle qui importe. Son expérience de continuité est donc très rapidement mise à mal. Autour de 8 mois, l’enfant va fixer non plus seulement des souvenirs de sensations mais – à petite dose – des images des visages familiers. Moment sensible où toute séparation le plonge dans des angoisses effrayantes, où toute confrontation à des visages nouveaux agite en lui des peurs.