Petites Ignorances de la conversation PDF

Son nom est plus fréquemment connu pour l’petites Ignorances de la conversation PDF de pensée dite du paradoxe de l’âne de Buridan. Ballade des dames du temps jadis de François Villon, l’associe à tort à l’affaire de la tour de Nesle.


Dans nos conversations, nous utilisons des expressions populaires sans en connaître, l’origine, le sens profond : « Calendes grecques », « Parler français comme une vache espagnole », « Je m’en lave les mains , etc. Plus de 300 expressions sont ainsi analysées clairement dans leur étymologie, leur évolution historique et littéraire. C’est à la fois savant, précis, enlevé, écrit dans une langue limpide par un historien des mots, pionnier de la linguistique, Charles Rozan (1824-1905).

Né probablement à Béthune, il étudia à l’université de Paris sous la direction du philosophe scolastique Guillaume d’Ockham et fut un ardent nominaliste. Il enseigna la philosophie à Paris et fut élu deux fois recteur de l’Université de cette ville en 1328 et 1340. Comme philosophe, Buridan a enseigné un nominalisme radical et s’est confiné dans les études philosophiques. Contrairement au cursus ordinaire pour une carrière en philosophie, il choisit d’étudier les arts libéraux plutôt que la théologie. Il maintient d’autant plus son indépendance en demeurant un clerc séculier plutôt qu’en rejoignant un ordre religieux. 1340, il s’oppose à son mentor Guillaume d’Ockham.

Persécuté par les réalistes, il se retira en Allemagne, où il fonda une école, et enseigna à Vienne. Une campagne posthume par des Occamistes réussit à faire placer les écrits de Buridan sur l’Index librorum prohibitorum de 1474 à 1481. Buridan a aussi énoncé une théorie sur la répartition des terres et des océans sur le globe qui a rompu avec les conceptions théologiques de son époque. Albert de Saxe est parmi les plus célèbres de ses disciples, reconnu comme un logicien.

L’acteur Bocage dans le rôle de Buridan dans la pièce de théâtre La Tour de Nesle, 1832. De nombreuses histoires apocryphes à propos de ses aventures amoureuses montrent qu’il avait la réputation d’être une figure brillante et mystérieuse à Paris. Il avait aussi un charisme inhabituel pour attirer des subventions académiques. Le paradoxe de l’âne de Buridan n’apparaît dans aucune des œuvres connues de Jean Buridan, bien qu’il soit tout à fait cohérent avec sa conception de la liberté et de l’animal.

Benoît Patar, Dictionnaire des philosophes médiévaux, 2006, p. Aristote se demande comment un homme qui doit choisir entre deux nourritures également attirantes choisit entre elles. Celui qui, affligé d’une faim et d’une soif très vives, mais également intenses, se trouve à égale distance des aliments et des boissons : lui aussi demeurera nécessairement immobile ! De même, Aristote se demande avec perplexité ce qui arriverait en cas de tension excessive d’une corde parfaitement homogène et  ne sachant donc pas  en quel point se rompre.

Appendice contenant les  Pensées métaphysiques , trad. On peut objecter que, si l’homme n’opère pas par la liberté de la volonté, qu’arrivera-t-il donc s’il est en équilibre, comme l’ânesse de Buridan ? Mourra-t-il de faim et de soif ? Spinoza procède à une généralisation que Buridan aurait refusée. Selon Buridan, en effet, l’âne mourrait de faim et de soif, mais un homme placé dans la même situation serait capable de choisir arbitrairement : c’est la  liberté d’indifférence . D’un certain âne illustre dans l’école?

Mourut de faim, de peur de faire un choix. Voltaire, La Pucelle d’Orléans, œuvre en 21 chants, chant XII, vers 16 et sq. Citation de Jean Buridan :  Voici donc, ce me semble, ce que l’on peut dire : tandis que le moteur meut le mobile, il lui imprime un certain impetus, une certaine puissance capable de mouvoir le mobile dans la direction même où le moteur meut le mobile, que ce soit vers le haut, ou vers le bas, ou de côté, ou circulairement. L’impetus, notion floue, qualitative, née avant la notion de vitesse, évoque des notions modernes comme celles de quantité de mouvement et d’énergie cinétique.

Expositio et Quaestiones in Aristotelis ‘De Caelo’ , édi. Zoubov, Mediaeval and Renaissance Studies, V, 1961, p. Le Commentaire et les Questions sur le Traité de l’âme, trad. Benoît Patar, Longueuil, Presses philosophiques, 2004.

Benoît Patar, Longueuil, Presses philosophiques 2009. Suivies du Traité des prédicables et du Traité des prédicaments, Longueil, Les presses philosophiques, 2006. Le Traité des conséquences, suivi du Traité sur les propositions, trad. Benoît Patar, Longueuil, Presses philosophiques, 2002. Benoît Patar, Ioannis Buridani Expositio et Quaestiones in Aristotelis ‘De Caelo’ , Louvain, Peeters, 1996, p.

Gilson, La philosophie au Moyen Âge, Payot, 1976, p. Gyula Klima, John Buridan, New York, Oxford University Press, 2008. Un contributo allo studio della scienza nel Medio Evo. Contribution à l’étude de la science au Moyen Âge. Le ciel et le monde de Jean Buridan et une comparaison avec certaines positions de saint Thomas d’Aquin.

Commentaire et Questions sur le Traité de l’âme. Introduction et notes, Longueil, Les presses philosophiques, 2004, 870 p. Ou Ioannis Buridani Expositio et Quaestiones in Aristotelis De Caelo. Sur la fausse paternité de « l’âne de Buridan ».