Poètes du vin, poètes divins (Littérature française) PDF

Il achète vers 1569 sur la paroisse de Neuvy-le-Roi un fief consistant en un moulin et une petite ferme du nom de Racan. Sa mère meurt en 1602, il a 13 ans, il est poètes du vin, poètes divins (Littérature française) PDF par sa cousine Anne de Bueil, épouse de Roger de Saint-Lary, duc de Bellegarde qui deviendra la tuteur de Racan. Il est placé comme Page de la chambre du roi.


Voici une ballade lyrique et éthylique dans le long fleuve de la poésie bachique. S’il prend sa source à Rome et dans les quatrains du persan Omar Khayyam (xie siècle), c’est bien sûr en France qu’il abreuve trouvères et poètes, du « Sermon de saint Raisin » d’Eustache Deschamps (xive siècle) à la « Ballade à boire » de Jean Richepin (1894) et à la « Nuit rhénane » d’Apollinaire.
Villon, Ronsard, Rabelais, Marot, Scarron, La Fontaine et Saint-Amant n’ont pas manqué d’entrechoquer leurs vers à la santé de la dive bouteille. Mais c’est au xixe siècle, à Paris, que l’âme du vin chante au fond des recueils de Rimbaud (« L’Orgie parisienne »), Verlaine, Baudelaire (« Le vin des amants »), Lamartine, Nerval, Gautier, Banville (« La chanson du vin »)… Sans oublier Hugo, qui implore les riches de donner aux pauvres, leur promettant en échange que « leurs vignes auront toujours un doux fruit »…
Cette anthologie spiritueuse a également pour vocation de faire redécouvrir les vers enivrés de poètes inattendus moins connus tels que Claude Luillier (xviie siècle), Brillat-Savarin ou Émile Goudeau (xixe siècle).

Maître Mathurin Jamin, conseiller au siège royal de Château-du-Loir, fut nommé son curateur. Mathurin Jamin qui était le curateur du jeune orphelin depuis la fin de 1597 environ, avait rendu à celui-ci son compte de tutelle. Tallemant des Réaux dans ses historiettes le décrit comme un rêveur et cite maintes exemples ou Racan s’est illustré :  Une après-disnée, il fut extresmement mouillé. Mme de Bellegarde et Mme des Loges, qui estoient chacune au coing du feu. En 1628, à 39 ans, il épouse Madeleine du Bois, fille de Pierre du Bois et de Françoise Olivier, elle a 15 ans. En 1631, il hérite 400 000 livres au décès de Mme de Bellegarde, mais à la suite d’interminables procès du comte de Sancerre, il ne touchera que 20 000 livres. Françoise Anne de la Rivière, née le 20 aout 1661 à Couesmes,, épouse le 21 avril 1700 à Versailles Notre-Dame, Jean de Surmay, écuyer et officier de bouche du Roi.

Buste de Racan par le sculpteur François Sicard, à Tours. Il entreprend ses premiers essais poétiques peu après et rencontre Malherbe en 1605. Ce dernier demeure son ami et son maître. 1619, épris cette fois de Catherine de Thermes, alias Arthénice, il compose sa pastorale dramatique Arthénice ou les Bergeries, où transparaît l’influence italienne, qui le rend célèbre.

Racan, Œuvres complètes, Édition critique par Stéphane Macé, Éditions Honoré Champion, 2009. Pierre Robert, Racan en son pays, Chambray-Lès-Tours, C. Valéry Larbaud, Note sur Racan, Maestricht, A. Kilien Stengel, Poètes du vin, poètes divins, préface de Jean-Robert Pitte, Paris, collection Écriture, Éditions de l’Archipel 2012, 280p. Il ne fut point marquis de Racan. L’Académie française, semble-t-il faute de vérification, s’est trompée dans son dictionnaire.

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 4 novembre 2018 à 14:23. Frontispice de la première édition des Fleurs du mal annotée par Baudelaire. Publié le 25 juin 1857, le livre scandalise aussitôt la société contemporaine, conformiste et soucieuse de respectabilité. C’est une œuvre majeure de la poésie moderne. Ses 163 pièces rompent avec le style convenu, en usage jusqu’alors.

Elle rajeunit la structure du vers par l’usage régulier d’enjambements, de rejets et de contre-rejets. Elle diffère d’un recueil classique, où souvent le seul hasard réunit des poèmes généralement disparates. Nourrie de sensations physiques que la mémoire restitue avec acuité, elle exprime une nouvelle esthétique où l’art poétique juxtapose la palette mouvante des sentiments humains et la vision lucide d’une réalité parfois triviale à la plus ineffable beauté. Charles Baudelaire par Émile Deroy – 1844.