Propos sur l’éducation suivis de Pédagogie enfantine PDF

Please forward this error screen to cloud1. Please forward this error screen propos sur l’éducation suivis de Pédagogie enfantine PDF cloud1. Avant la création des IUFM les maîtres du premier degré étaient formés dans les Écoles normales. 1847 pour la création, par Salvandy, de l’École normale des Salles d’asile.


Deux volumes ont été regroupés dans cette édition Quadrige publiée pour la première fois en 1986. Les Propos sur l’éducation sont des réflexions générales et théoriques, parfois lapidaires, publiées en un volume en 1932. La Pédagogie enfantine correspond à une série de trente et une leçons ( octobre 1924-juin 1952) rédigées à la demande de la directrice du Collège Sévigné qui souhaitait un cours destiné à ses élèves, futures  » jardinière d’enfants « .  » Ce texte assurera une meilleure intelligence des Propos, dans la mesure où il en explicite la cohérence doctrinale et l’assise philosophique  » note Robert Bourgne dans un Avertissement.

En janvier 1884, l’École normale d’institutrices fut chargée d’assurer le recrutement du personnel enseignant « non seulement pour l’école primaire mais encore pour les écoles maternelles et les classes enfantines ». Pour permettre aux écoles normales de former les institutrices d’écoles maternelles, le décret de janvier 1887 y établit une école maternelle annexe. A la même date, des instructions précises étaient données concernant les locaux, le mobilier et le matériel d’enseignement. Un décret de juillet 1921 modifie le statut des institutrices des écoles maternelles et des classes enfantines. Leur temps de service et de congé étaient désormais alignés sur ceux de leurs collègues de l’école élémentaire.

L’État a imposé aux départements d’avoir une École normale de garçons et une de filles. Ces écoles ont été les « séminaires de la laïcité », les écoles des « hussards noirs de la République ». On ne s’étonnera pas que l’État français constitué autour de Philippe Pétain reprenne à son compte les craintes du comte de Falloux, et décrète la fermeture de ces établissements de formation marqués par leur esprit de libre arbitre. Pourtant des aménagements ont eu lieu : quatre années de scolarité et préparation du baccalauréat pendant les années d’École normale, accès à des bacheliers pour bénéficier de deux années de formation professionnelle, puis plus tard, mixité et disparition de l’internat. Le régime de recrutement à plusieurs vitesses trouvera une extension dans l’accueil opéré çà et là d’instituteurs dits « suppléants » ou « remplaçants » recrutés pour les besoins du moment. En 1985 naîtra le recrutement post-DEUG avec une formation professionnelle en deux ans, toujours dispensés dans les Écoles normales.

Les IUFM sont chargés dès la rentrée 1990, de former l’ensemble des personnels enseignants des premier et deuxième degrés, tous recrutés après la licence. Ils ont été créés par la loi d’orientation du 10 juillet 1989 qui posait la règle d’un recrutement au même niveau d’études pour les enseignants du primaire et du secondaire. 91 à Grenoble, Lille et Reims. A la rentrée 1991 la formule a été généralisée. Les professeurs des écoles et les instituteurs sont des fonctionnaires au service de l’État.

Du temps des Écoles normales, le concours avait lieu avant l’entrée en première année. Il comprenait huit épreuves obligatoires dont quatre d’admissibilité et quatre d’admission. Chacune d’entre elles, affectée d’un coefficient, était notée entre 0 et 20, toute note inférieure ou égale à 5 sur 20 étant éliminatoire. Lettres et langue française, se rapportant à deux œuvres littéraires définies et comportant des questions d’analyse littéraire, des questions d’analyse grammaticale et de compréhension française.

Histoire-géographie, de même, le candidat choisissait de composer soit en histoire, soit en géographie. Une épreuve facultative était possible en cas d’admissibilité. La formation en IUFM ne plaçait plus le concours à l’entrée, mais à l’issue de la première année. En première année les futurs enseignants avaient le statut d’étudiants, ils préparaient le concours de recrutement de fonctionnaires stagiaires. Le concours comprenait six épreuves obligatoires dont deux d’admissibilité et quatre d’admission. Les épreuves permettaient d’apprécier les compétences à la fois scientifiques et professionnelles des candidats. L’admissibilité reposait sur la maîtrise du français et des mathématiques.

Il répondait à une question de grammaire ou de vocabulaire. Confronté à des documents pédagogiques, il faisait preuve d’une connaissance des objectifs et des programmes de la petite section au CM2. Analyse de situations et résolution de problèmes. L’admission reposait sur quatre épreuves successives dont deux à options. 20 minutes suivi d’un entretien de 25 minutes avec le jury.

Première option : l’étudiant pouvait choisir de composer à l’écrit en biologie et géologie ou en histoire et géographie ou en sciences physiques et technologiques. Un parcours de natation de 50 mètres avec recherche d’un objet lesté. Une séquence d’une activité physique et sportive choisie sur une liste de 6 disciplines. Un entretien avec le jury allant dans le même sens que pour les épreuves d’admission. La formation des élèves-instituteurs était organisée dans les Écoles normales.

Elle durait deux ans et constituait une formation professionnelle supérieure. Cette formation faisait l’objet d’une évaluation relevant pour moitié d’un contrôle continu, pour un quart de l’évaluation du stage final en responsabilité et pour un quart, d’un contrôle terminal écrit et oral. La titularisation intervenait au moment de la prise effective du premier poste. En seconde année, les lauréats du concours avaient le statut de professeurs stagiaires et étaient rémunérés.