Ressources Naturelles et Peuplement PDF

Cette vue dans une forêt du massif du Harz, en Allemagne, illustre différents effets de la sylviculture : plusieurs stades de développement des peuplements forestiers, des bois exploités, un ressources Naturelles et Peuplement PDF de chasse. En français québécois, le terme de foresterie est plus volontiers employé.


Le développement de l’humanité a reposé sur l’exploitation toujours croissante de ressources naturelles, dont la consommation atteint aujourd’hui un niveau extraordinaire. Mais comme la géographie du peuplement ne coïncide toutefois pas avec celle des ressources contemporaines, l’accès aux réserves est au centre des enjeux géopolitiques. L’importance des prélèvements fait en effet déjà apparaître le spectre de l’épuisement, tandis que les conditions d’exploitation soulèvent aussi des problèmes environnementaux de dimension planétaire, au point qu’on doit s’interroger sur les limites éventuelles au développement. N’a-t-on pas déjà franchi localement des seuils irréversibles qui pourraient compromettre la croissance? Plus globalement, un monde aux ressources limitées pourra-t-il accueillir une population en constante augmentation? L’ouvrage s’attache à la question cruciale de la relation entre ressources naturelles et peuplement, en montrant les grands enjeux actuels, les risques, mais aussi les potentialités qui existent pour assurer le développement durable de toute l’humanité.

Il englobe cependant l’ensemble des activités liées à la forêt. Historiquement, la sylviculture a ses racines dans des pratiques souvent anciennes. Concrètement, les forestiers interviennent sur les peuplements d’arbres de manière additive, en plantant ou en stimulant la régénération naturelle, et de manière soustractive, en récoltant le bois ou les autres produits, également en réduisant de manière sélective une partie de la végétation pour concentrer le développement des arbres et des divers végétaux qui sont maintenus. La sylviculture a des racines probables dans la Préhistoire et la Chine, qui l’a développée tout en déboisant rapidement une grande partie du territoire dès 8000 ans avant nos jours. La sylviculture était une science suffisamment reconnue pour qu’en 221 av.

Sur tous les continents, des secrets et des savoirs ouverts se transmettaient sur les manières de planter, sélectionner, ou tailler les arbres. La Révolution française confisque les forêts, propriétés essentiellement royales, seigneuriales et du clergé et en fait des biens nationaux qu’elle revend progressivement aux bourgeois afin de rembourser les emprunts contractés par l’État. Un inventaire national des différentes essences présentes en France est réalisé à intervalles réguliers. Dans le contexte actuel de la foresterie, la sylviculture vise également à attribuer d’autres valeurs non marchandes au milieu forestier telles que la stabilité des sols pour limiter les risques d’érosion, le maintien des populations indigènes d’organismes vivants et l’amélioration de leurs habitats, la production de la nourriture pour la faune, l’amélioration des qualités visuelles du paysage, la création des espaces récréatifs, etc. La sylviculture s’appuie sur l’observation et la connaissance des processus naturels pour les reproduire dans la gestion des forêts. L’intervention raisonnée de l’homme doit viser à corriger par petites touches successives l’évolution naturelle des peuplements qui serait contraire aux objectifs de la gestion. Elles peuvent aussi inclure des restrictions imposées par la nature du terrain.

L’état de l’écosystème forestier : il est lié notamment aux essences, aux structures, aux densités des peuplements en présence, peut apporter de fortes contraintes au sylviculteur. Les objectifs fixés : pour le moyen et le long terme, ils contribuent d’une manière décisive aux choix sylvicoles. Des objectifs multiples sont généralement associés : la gestion est dite  intégrée  ou  multifonctionnelle . La caractérisation des milieux par la typologie des stations forestières est l’un des préalables à une gestion forestière raisonnée. L’évapotranspiration herbacée est maximale au début du printemps quand l’eau ne manque pas encore.

Si un drainage est nécessaire pour limiter l’engorgement peu propice au débardage, l’eau peut parfois être conservée à proximité. Pour des raisons économiques, la sylviculture cherche à ajuster son offre de bois à la demande, ce qui est particulièrement difficile étant donné la lenteur relative de croissance des arbres et parce que la demande peut varier dans le temps. Un choc pétrolier peut faire grimper le prix du bois, qui peut chuter 10 ans après. La croissance des importations de bois tropicaux a fait perdre leur rentabilité à certains bois locaux. Une tempête, des incendies et les modifications climatiques sont des aléas mal anticipés affectant la production. Tous ces facteurs font qu’il est difficile d’assurer un volume constant à un certain prix année après année, autrement dit un revenu fixe. Pour tenter de contrer ces périodes de difficultés économiques, l’idéal est de trouver d’autres sources de profits que la matière ligneuse dans le peuplement, tel que les activités récréatives, les droits de chasses et la récolte de produits non-ligneux.

La forêt naturelle ou peu anthropisée joue un rôle de conservation génétique d’espèces animales et végétales et, si son étendue est suffisante, des processus d’évolution. Sur un plan social ou socioculturel, certaines formes de sylvicultures permettent de façonner, restaurer ou maintenir certains paysages, créant des conditions d’accueil et d’ambiance appréciées du public. Certains sylviculteurs cherchent ainsi à limiter l’impact visuel des coupes à blanc, par exemple en diminuant leur taille ou en conservant une bande boisée. Europe la richesse des espèces animales et végétales a tendance à être moindre dans les forêts exploitées que dans celles non exploitées, mais que les résultats diffèrent selon les espèces. L’étude montre également qu’une partie de la biodiversité forestière se reconstitue avec le temps. Le problème est que la recolonisation peut être difficile, voire impossible à échelle humaine de temps, sans une politique de gestion restauratoire à long terme et sans la création d’un réseau de « forêts anciennes » incluant  » des réserves intégrales à l’échelle européenne ». C’est le premier critère de description d’une sylviculture.

Il porte sur l’origine des arbres. En régime de futaie, les graines peuvent provenir d’arbres semenciers préexistant sur place, avoir été apportées naturellement par le vent ou les animaux, avoir été semées volontairement par les forestiers ou avoir été germées en pépinière afin que ce soient de jeunes plants qui soient installés en forêt. La futaie peut produire des arbres qui donneront un maximum de bois d’œuvre. C’est le second critère de description d’une sylviculture. Il s’attache à la répartition des classes d’âge. Si les arbres sont tous sensiblement du même âge, le traitement est dit  régulier . Pour la futaie, il existe donc des futaies régulières et des futaies irrégulières.

Pour le taillis, le traitement est en principe régulier car tous les arbres ont été coupés puis ont repoussé en même temps : c’est le taillis simple. Un système sylvicole est l’ensemble des traitements sylvicoles, caractérisés par leurs modalités de coupe, mais aussi de  régénération  et leur séquence temporelle dans un peuplement. Traditionnellement, la valeur d’un système se rapportait uniquement à la production de la matière ligneuse commercialisable. Le sylviculteur manipule les peuplements et pour ce faire, il est souvent amené à couper les arbres. La coupe contribue à payer les frais des opérations et à fournir un revenu au propriétaire. Il existe quatre méthodes principales d’exploitation forestière, appelées  systèmes d’exploitation sylvicole . Dépendamment des caractéristiques du peuplement et des moyens du propriétaire, le forestier choisira une ou l’autre des méthodes.

La coupe rase : on coupe l’ensemble du peuplement, puis on replante ou on laisse pousser les semis naturels. C’est une solution simple et économique car on peut faire de l’abattage mécanique, avec une extraction facile tout ayant le meilleur rendement par rapport aux coûts. Anciennement, la coupe à blanc consistait à la récolte de tous les arbres matures sur pied présents sur la surface à couper en une seule opération. Cette ancienne perception entraînait des dommages sévères sur le sol laissé à nu, à savoir le lessivage, l’érosion, impact visuel, etc. Les forestiers peuvent masquer les effets de la coupe à blanc en laissant sur pied des groupements d’arbres, des bandes ou des arbres individuels pendant au moins une rotation de coupe.